Coup de coeur

Une toute petite minute

Notre avis :

Nous avions découvert Laurence Peyrin avec son roman "Les jours brûlants" et avions été séduites par la description des personnages, de l'atmosphère, le style... Alors, nous n'avons pas pu résister face à son dernier roman, "Une toute petite minute", appréhendant le fait que celui-ci ne serait peut-être pas aussi bon que le précédent. Et bien non ! Nous n'avons absolument pas été déçues et vous conseillons vivement sa lecture !

Il a suffi d’une toute petite minute, et la vie de Madeline a basculé.

C’était une nuit de 1995, elle avait 17 ans et fêtait la nouvelle année. Que s’est-il passé dans cette salle de bains où elle s’était enfermée avec sa meilleure amie ? Vingt ans après, Madeline sort de prison. Personne n’a jamais su la vérité sur le drame de cette fameuse nuit. Elle a effectué sa peine jusqu’au dernier jour.

Comment reprendre le cours de cette vie interrompue ?
Parler à des gens qui ne savent pas de quoi on est coupable ?
Renouer avec une petite sœur qu’on n’a pas vue devenir adulte ?
Vivre et y trouver un sens ?

Mad va chercher le bon chemin, pas après pas, dans les dunes des Hamptons, dans les jardins des belles maisons qui l’embauchent, dans les précieux gestes d’entraide. Et grâce à sa mère, au-delà de ses mystères, grâce aussi à Ezra, le cuisinier qui ressemble à un pirate, peut-être Madeline acceptera-t-elle un jour qu’on puisse l’aimer quand même…

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Avant l'été

Notre avis :

Le nouveau roman de Claudie Gallay est arrivé et il illuminera assurément votre été par son style frais, simple et direct.

Un bon moment de détente en perspective !

Jess a vingt-trois ans et quatre amies de toujours. Pour la fête du Printemps, les cinq filles décident de présenter un défilé de mode : elles vont chiner, coudre et créer des tenues, mais surtout elles vont oser monter sur scène, entrer dans la lumière. Envisager cette audace, c'est déjà changer, or Jess va changer bien plus encore, en quelques mois, au risque de perdre une amie, au risque de se découvrir, au risque de s'envoler.

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De la vie des poissons en eaux profondes

Notre avis :

Les récits discordants des deux soeurs, Mae et Edirh, venues vivre avec leur père qui les a abandonnées dix ans plus tôt, après que leur mère ait été internée, s'entremêlent aux récits de leurs proches et témoignent d'une vision si différente des évènements que l'on en vient à douter. Qui croire parmi les divers acteurs du drame qui guette à mesure que chacun, enfermé dans ses propres convictions, plonge dans les eaux troubles de la mémoire familiale ?

Un livre poignant dans lequel deux adolescentes vont devoir grandir plus vite qu'elles n'auraient dû...

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Betty

Notre avis :

"Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne."

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Un livre dur parfois mais emprunt d'une grande poésie...à lire absolument !

 

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Là où chantent les écrevissent

Notre avis :

C’est d’abord sa mère qui est partie. Chancelant sur ses plus beaux escarpins en faux croco, celle-ci a quitté une vie qu’elle n’avait pas choisie et un mari menteur, perpétuellement ivre à la main leste. Puis ses frères et sœurs, les uns après les autres, ont déserté ce foyer qui n’en était plus un depuis longtemps. Ils s’en sont allés sans se retourner, et sans se demander comment leur cadette, Kya, allait survivre seule avec son père. Puis finalement lui aussi s’est évaporé dans la nature. Ce n’était pas plus mal, mais se retrouver seule à dix ans, sans un sou, dans une masure au milieu des marécages, c’est plus effrayant que des histoires d’ogres et de sorcières. Alors cette solitude, Kya a fini par l’apprivoiser. Ces marécages étaient son terrain de jeu, elle vendait des moules contre de quoi s’acheter tout juste à manger. Et heureusement, elle a fait de belles rencontres : Tate qui lui a appris à lire et à écrire ; Jumping, propriétaire d’un petit magasin qui, dans la mesure de ses moyens, lui fournissait de quoi se ravitailler et s’habiller. « La fille des marais » comme l’avaient surnommée les habitants de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord, était pour eux une créature bizarre, peut-être maléfique, mais personne n’eut jamais l’idée de lever le petit doigt pour aider cette enfant abandonnée. Et l’inévitable drame survint… Ce livre, dans lequel la nature est omniprésente, est l’œuvre de Delia Owens, diplômée en zoologie et en biologie.

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Manhattan Sunset

Notre avis :

Un New York sombre et violent, avec des rues comme des canyons dans lesquels la vie se perd et la mort s’engouffre. Avec fracas parfois, comme lorsqu’elle vient saisir une petite fille, retrouvée assassinée, le corps mutilé, au milieu d’un amas d’épaves de voitures.
En équilibre précaire, accroupi tout en haut d’une pile de carrosseries déglinguées, Pfiffelmann interroge son partenaire, l’inspecteur Donnelli : « Alors, tu en dis quoi ? » Un début d’enquête somme toute normal. sauf que « Pfiff » est un fantôme, qui exige lui aussi la vérité sur les circonstances de sa mort. Comme si Donnelli n’avait pas déjà tout son soûl de crimes, d’obsessions et de vengeances. Comme si la ville ne lui avait pas déjà arraché un lourd tribut. Pourtant, une fois par an, New York lui offre aussi un instant magique, lorsque le soleil couchant symétrique et flamboyant du Manhattanhenge prend la 42e rue en parfaite enfilade. Une illumination divine, comme la révélation d’un indice éclaire un crime d’une lumière nouvelle. avant que tout, la ville comme la vie de Donnelli, ne sombre à nouveau dans la nuit.

 

 

« Un polar noir et puissant, dans une ville que l’on croit connaître mais dont Roy Braverman offre un portrait inédit, aussi tragique et attachant que ses autres personnages, aussi à l’aise dans l’humour que dans le suspense, et porté par une écriture remarquable. »
 

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La chair de sa chair

Notre avis :

Moira est une jeune femme qui veut plaire, mère à 16 ans, issue d'un milieu fracturé. Elle se remarie, reconstruit une famille en donnant naissance à un garçon et une fille gravement malade. Mais sa vie ne connaît que des drames plus atroces les uns que les autres et qui vont bouleverser sa vie familiale et envoyer un de ses fils à l'hôpital psychiatrique.

Ses relations avec son fils aîné sont très complices et font de lui un adulte avant l'âge qui décide de protéger sa mère malgré elle. Il règne sur son monde éloignant toutes les relations amoureuses qu'elle pourrait avoir.

Seul le psychiatre qui soigne l'enfant meurtrier et renié par sa mère mène l'enquête pour comprendre et sauver son patient, en s'immisçant dans la vie de Moira et de son fils.

Mais tout explose et conduit à un procès qui fait froid dans le dos.


Un roman rythmé, violent. Comment cette mère de famille peut-elle être aveugle à ce point ? L'amour filial peut-il tout permettre ? 

Un roman sombre à quatre voix, diabolique et machiavélique. Chair de poule garantie après lecture.

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La brodeuse de Winchester

Notre avis :

Le nouveau roman de Tracy Chevalier transporte le lecteur dans un monde particulier, dans lequel on se sent bien. Le personnage de Violet est tout simplement extraordinaire ! Et l'écriture est digne des autres romans de l'autrice (La jeune-fille à la perle, La dernière fugitive...), fine, précise et poétique. Un petit résumé pour finir de vous convaincre de lire ce roman...

Tu n'auras jamais de mari avec tes genoux écorchés, tes cheveux en bataille et ta folie des livres», déclarait-elle. Elle ne soupçonnait pas que, la guerre venue, il y aurait pires obstacles que les livres et les écorchures pour empêcher Violet de trouver un mari. » 1932. Violet Speedwell est l'une de ces millions de femmes anglaises restées célibataires depuis que la Première Guerre mondiale a décimé toute une génération de fiancés potentiels. Méprisées dans les journaux, tolérées par les familles malgré une condescendance exaspérée, elles vivent à une époque où les attentes de la société quant à l'avenir des femmes sont des plus rigides. Des attentes que Violet est sur le point de faire voler en éclats. En quittant Southampton et sa mère acariâtre pour s'installer à Winchester, où elle continue de travailler comme dactylo pour une compagnie d'assurances, elle espérait trouver de nouveaux amis, une nouvelle vie. En s'arrêtant dans la cathédrale un jour qu'elle est partie acheter un ruban de machine à écrire, elle découvre un cercle de brodeuses occupées à confectionner des coussins et agenouilloirs. Violet, qui n'était pas particulièrement douée pour la couture, y trouvera l'amitié, le soutien et la créativité capables de rivaliser avec le dédain et les préjugés. En toile de fond, la montée du fascisme sur le continent : Hitler arrive au pouvoir en Allemagne... Dans ce monde encore hostile aux femmes, Violet n'a d'autre choix que de s'affirmer. Son histoire s'inspire de celle de Louisa Pesel, la fondatrice du cercle des Brodeuses de la cathédrale de Winchester.

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Cicatrices

Notre avis :

Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.

En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car, si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu'elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.

Mais, alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.

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Les jours brûlants

Notre avis :


À 37 ans, Joanne mène une vie sereine à Modesto, jolie ville de Californie, en cette fin des années 1970. Elle a deux enfants, un mari attentionné, et veille sur eux avec affection.
Et puis… alors qu’elle rentre de la bibliothèque, Joanne est agressée. Un homme surgit, la fait tomber, l’insulte, la frappe pour lui voler son sac. Joanne s’en tire avec des contusions, mais à l’intérieur d’elle-même, tout a volé en éclats. Elle n’arrive pas à reprendre le cours de sa vie. Son mari, ses enfants, ne la reconnaissent plus. Du fond de son désarroi, Joanne comprend qu’elle leur fait peur.
Alors elle s’en va. Laissant tout derrière elle, elle monte dans sa Ford Pinto beige et prend la Golden State Highway. Direction Las Vegas.
C’est là, dans la Cité du Péché, qu’une main va se tendre vers elle. Et lui offrir un refuge inattendu. Cela suffira-t-il à lui redonner le goût de l’innocence heureuse ?

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