COMITHÉ LECTURES DU VENDREDI 9 JANVIER
Le 1er comithé lecture de l'année a réuni ses participants et habituels et continue de recevoir de nouvelles personnes. Dans une ambiance toujours conviviale et autour d'un bon thé, voici donc la liste des coups de coeur littéraires des participants et participantes du comithé lecture:
- Tant que le café est encore chaud. Toshikazu KAWAGUCHI
Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.
- Les vivants au prix des morts. René FREGNI
Chaque midi, sur les quais du Vieux-Port, les poissonnières se mettent à crier : "Les vivants au prix des morts !" Et l'on se demande s'il s'agit du poisson ou de tous ces hommes abattus sur un trottoir, sous l'aveuglante lumière de Marseille... René préfère à l'agitation de la ville la quiétude de l'arrière-pays et la douceur d'Isabelle. Mais Kader, un détenu qu'il a rencontré lorsqu'il animait des ateliers d'écriture à la prison des Baumettes, s'est évadé. Kader, un encombrant revenant, belle gueule de voyou, braqueur multirécidiviste, spécialiste de l'évasion, traqué par toutes les polices, est en quête d'une planque.
- Les aiguilles d'or. Michael MacDowell
Dans le New York de la fin du XIXe siècle coexistent deux mondes que tout oppose. D’un côté, l’opulence et le faste. De l’autre, le vice monnayé et l’alcool frelaté. C’est à leur frontière, au coeur de l’infâme Triangle Noir, qu’une famille fortunée va chercher à asseoir sa notoriété en faisant mine de débarrasser la ville de sa corruption. Les Stallworth, dirigés d’une main de fer par leur patriarche, l’influent et implacable juge James Stallworth, assisté de son fils Edward, pasteur aux sermons incendiaires, et de son gendre Duncan Phair, jeune avocat à la carrière prometteuse, ont un plan impeccable : déraciner le mal en éradiquant une lignée corrompue de criminelles : les Shanks.
- L'amulette. Michael MacDowell
Alabama, 1960. Alors que Dean Howell fait ses classes avant d'être envoyé au Vietnam, un accident le laisse dans un état végétatif. Sa femme Sarah voit alors sa morne vie devenir un enfer : après de longues journées à l'usine, elle doit s'occuper de son mari léthargique, tout en supportant son odieuse belle-mère, Jo, qui accuse la ville entière du sort de son fils. Lorsque celle-ci offre une étrange amulette à l'homme qu'elle tient pour responsable, se met en branle une implacable danse macabre. Et tandis que meurtres inexplicables et morts accidentelles s'enchainent, Sarah doit faire face à l'impossible réalité : cette amulette joue peut-être un rôle dans cette hécatombe et elle doit a tout prix mettre la main dessus.
- Je suis ma liberté. Nasser Abu SRUR
Incarcéré à perpétuité dans les geôles israéliennes, Nasser a dit adieu au monde. Au fil des années, un lien particulier s'est noué entre ce Palestinien et le mur qui lui fait face : celui-ci s'anime, répond et change d'apparence selon que l'espoir ou le renoncement domine. Surtout, il lui inspire ce texte. Depuis sa cellule, Nasser raconte son histoire et celle de son peuple comme s'il les extirpait du mur, faisant surgir par ses mots le monde qu'il a quitté. Lorsque Nanna, une jeune avocate qui rend visite aux prisonniers, s'éprend de cette âme libre, le monologue du condamné devient dialogue ardent. Mais l'amour peut-il patienter ? Tels les Bédouins puisant dans un lexique infini pour décrire le désert, Nasser Abu Srour fait de sa prison un univers en expansion. Entre réalité et onirisme, Je suis ma liberté est un hommage visionnaire au pouvoir émancipateur de la littérature.
- James. Percival EVERETT
« Ces gamins blancs, Huck et Tom, m’observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j’étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [...] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu’ils veulent. » Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable. James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.
- Les deux morts de Charity Quinn. Katerina AUTET
Bienvenue à Georgetown, quartier huppé de Washington. C'est ici que réside Charity Quinn, une avocate de renom. À l'approche de Noël, Charity est victime d'un accident qui la laisse défigurée. Ou serait-ce une tentative de meurtre ? Celle qui a passé sa vie à parler pour les autres se mure dans le silence. À croire qu'elle espère que le coupable s'en sorte...
Dans cette enquête menée par deux détectives débutants, une seule certitude : le bien comme le mal sont une question de point de vue.
- Le lac de nulle part. pete Fromm
Un huis clos à ciel ouvert, qui mêle drame familial et amour des grands espaces. Un succès porté par les libraires. Trig et Al, frère et soeur jumeaux, n'ont plus de contact avec leur père depuis des années. Et voilà qu'il réapparaît en réclamant « une dernière aventure » ensemble : un mois à sillonner en canoë un dédale de lacs du Canada. À la fois excités de retrouver la complicité de leur enfance et intrigués par ces retrouvailles soudaines, les jumeaux acceptent le défi. Mais dès le départ, un malaise s'installe : leur père a étrangement mal préparé l'expédition, qui s'annonce pourtant périlleuse. Alors qu'ils s'enfoncent dans la nature sauvage, le comportement de leur père les étonne de plus en plus.
- Les lionnes persanes. Marjane KAMALI
Téhéran, 1950. L'année de ses sept ans, Ellie a tout perdu : son père, son confort, et l'insouciance de son enfance dorée. Dans les ruelles modestes de son nouveau quartier, elle trouve refuge dans l'amitié lumineuse de Homa, une fillette courageuse et indomptable. Ensemble, elles apprennent à cuisiner, explorent les allées bigarrées du grand bazar et rêvent de devenir aussi fortes et libres que des lionnes. Mais lorsqu'Ellie retrouve le luxe et l'élitisme d'une vie bourgeoise, leurs chemins se séparent. Leurs retrouvailles, des années plus tard, viennent de nouveau bouleverser leur existence et réveiller leurs ambitions communes. Jusqu'à ce qu'un jour, la politique instable d'un Iran en pleine tourmente les pousse à une trahison lourde de conséquences.
- L'immeuble Yacoubian. Alaa AL-ASWANY
Construit en plein cœur du Caire dans les an nées 1930, vestige d’une splendeur révolue, l’immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l’Égypte du XXIe siècle. Dans son escalier se croisent ou s’ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l’affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d’un patron…
Témoin d’une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous dans le même piège, celui d’une société dominée par la corruption politique, la montée de l’islamisme, les inégalités sociales, l’absence de liberté sexuelle et la nostalgie du passé.