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ACTUALITÉS

Vous trouverez ici des articles à propos de la vie de la bibliothèque.

Comi-Thé Lectures du vendredi 7 juin 2024

Pour ce dernier comithé lectures de la saison, les participants ont partagé de nombreux coups de coeur. N'hésitez pas à les emprunter ou demander à vos bibliothécaires de vous les envoyer au format "livre numérique". Les voici donc ci-dessous:

- Quand on eu mangé le dernier chien. Justine Niogret.

Il n’existait pas de mots pour en parler, puisque les mots étaient une façon de communiquer entre les Hommes et que le Sud était par essence totalement inhumain. Il s’agissait d’une vie étrangère, une vie de glaces, de minéraux et de vents. C’était un voyage au bout duquel il n’y avait rien. On ne pouvait se risquer dans cet espace que pour un court instant et on savait que l’on marchait non pas dans la mort, car la mort est une action, un fait, mais plus exactement dans un endroit où il était impossible de vivre.

- Le bureau d'éclaircissement des destins. gaëlle Nohant.

Au cœur de l'Allemagne, l'International Tracing Service est le plus grand centre de documentation sur les persécutions nazies. Irène s'y découvre une vocation pour le travail d'investigation. Méticuleuse, obsessionnelle, elle se laisse happer par ses dossiers. En 2016, elle se voit confier une mission inédite : restituer les milliers d'objets dont le centre a hérité à la libération des camps. Un pierrot de tissu terni, un médaillon, un mouchoir brodé... Chaque objet, même modeste, renferme ses secrets. Au fil des enquêtes, Irène se heurte aux mystères du centre et à son propre passé. Cherchant les disparus, elle se laisse guider par des rencontres bouleversantes, de Varsovie à Paris et Berlin, en passant par Thessalonique ou l'Argentine. Au bout du chemin, comment les héritiers recevront-ils ces objets hantés ?

- Dans les forêts de Sibérie. Sylvain Tesson

«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

- L'odyssée du sacré. Frédéric Lenoir

Depuis son apparition, Homo sapiens ressent effroi et admiration devant la puissance de la Nature et s’interroge sur l’énigme de son existence. De ce sentiment du sacré sont nés tous les grands courants spirituels et religieux du monde. Pourquoi sapiens est-il aussi un Homo spiritus : le seul animal qui cherche à donner du sens à sa vie, pratique des rituels funéraires, invente de grands récits collectifs et croit bien souvent en des forces invisibles ?

Frédéric Lenoir tente de répondre à ces questions essentielles et montre, au fil de ce voyage dans le temps, la corrélation entre les grandes révolutions spirituelles et les bouleversements des sociétés humaines : de la sédentarisation au monde connecté, en passant par la naissance des cités, des civilisations, des empires et de la modernité.

- Chevreuse. Patrick Modiano

« Pour la première fois depuis quinze ans, le nom de cette femme lui occupait l'esprit, et ce nom entraînerait à sa suite, certainement, le souvenir d'autres personnes qu'il avait vues autour d'elle, dans la maison de la rue du Docteur-Kurzenne. Jusque-là, sa mémoire concernant ces personnes avait traversé une longue période d'hibernation, mais voilà, c'était fini, les fantômes ne craignaient pas de réapparaître au grand jour. Qui sait ? Dans les années suivantes, ils se rappelleraient encore à son bon souvenir, à la manière des maîtres chanteurs. Et, ne pouvant revivre le passé pour le corriger, le meilleur moyen de les rendre définitivement inoffensifs et de les tenir à distance, ce serait de les métamorphoser en personnages de roman.  » 

- Ton absence n'est que ténèbres. Jon Kalman Stefansson

"Même en plein soleil nous abritons en nous des vallées de ténèbres. Est-ce le prix à payer pour être humain ?" Égaré dans les fjords loin de Reykjavík, un homme a perdu la mémoire. Dans le village où il s'est arrêté, tous semblent pourtant le connaître. Petit à petit, les récits qui lui sont faits le plongent dans la grande histoire d'une famille. Du XIXᵉ siècle à aujourd'hui, chaque destin est comme une tentative d'échapper à l'immuabilité de la vie islandaise. Un pasteur bouleversé par les lettres d'une inconnue, un fermier qui veut quitter sa terre pour faire des études, des amoureux qui ne peuvent vivre leur passion au grand jour... À travers ce puzzle romanesque extraordinaire, l'homme poursuit sa quête : qui est-il ? Et qui sommes-nous ? Comment aimer, comment mourir ?

- Urushi. Aki Shimazaki

Après le décès de sa mère Kyôko, Suzuko Niré a grandi dans une famille recomposée mais unie, entourée de sa tante Anzu, de son père, et de son frère adoptif Tôru. Aujourd’hui âgée de quinze ans, l’adolescente porte à ce dernier un amour dévorant et ne souhaite qu’une chose : retrouver celui qui est parti de la maison trop tôt, pour vivre à ses côtés. Son absence provoque chez elle une immense tristesse.
Un soir, en rentrant de l’école, Suzuko recueille un moineau blessé. Et découvre en cet oisillon qui ne pourra plus jamais voler une incarnation de ses propres fragilités.

- Mes pas dans leurs ombres. Lionel Duroy

Journaliste, Adèle Codreanu ne s'est jamais intéressée aux pays que ses parents ont fuis avant sa naissance. Au hasard d'un reportage à Bucarest, elle découvre que les Roumains ont exterminé 400000 Juifs pendant la guerre. Pourquoi ses parents n'ont-ils jamais rien dit ? Elle veut savoir. Éblouie par la lecture des livres d'Appelfeld et de Hilsenrath, elle se lance sur leurs traces. Village après village, camp après camp, elle va découvrir pas à pas le martyre qu'ont enduré des dizaines de milliers de familles. Partout, malgré les indices qui subsistent, les témoignages qu'elle rassemble, elle se heurte à l'incrédulité des Roumains. Pour eux, cet holocauste n'a jamais existé. Et pourtant si ! Le pire a été commis. Et probablement par des membres de sa propre famille. Pourquoi tout le monde s'obstine à le nier ? C'est impossible. C'est inacceptable. Elle va l'écrire. Elle va le crier.

- Nos armes. marion Brunet

1997. Mano et Axelle, aussi passionnées que révoltées, évoluent dans le milieu engagé et militant d'une ville étudiante. Exaltées par leurs idéaux, entourées par un groupe soudé, elles rêvent d'un autre ordre social tout en laissant naître entre elles un amour fou. Jusqu'au jour où elles participent à un braquage qui tourne mal : l'une tue un policier et écope d'une lourde peine de prison, l'autre parvient à s'échapper. Vingt-cinq ans plus tard, dans la campagne où elle a posé sa caravane, Mano attend, bouleversée, car une femme la cherche. Est-ce la possibilité de retrouvailles si longtemps rêvées ou le moment de solder les comptes ?

- La justice des hommes. Santiago Amigorena

Peut-on se quitter en s'aimant ? Peut-on s'aimer en se quittant ? Alice et Aurélien forment un jeune couple qui, comme tant de couples, ne trouve pas de réponses aux questions qu'il se pose. Une séparation dramatique les entraînera devant la justice des hommes. Mais le problème avec la justice des hommes est simple : trop souvent, elle n'est pas humaine.

- Où la vie nous conduira. Cathy Bonidan.

Tout le monde connaît Bruno Lamy. Tous les matins, le célèbre animateur télé réveille des millions de Français. Quand il décide de monter un concept inédit : inviter sept inconnus à endosser le rôle de chroniqueurs d’un jour lors d’un grand direct – les trajectoires de Louise et Roger, retraités, vont croiser celles d’Alix, mère de famille en questionnement, de Romain et de Justine, l’étudiant et la professeur, mais aussi celles de Gérald, le cuisinier, et Jeff, sans domicile fixe depuis plusieurs années. Sept vies qui se rencontrent, comme une évidence. Au point de recomposer une nouvelle famille ?
Avec justesse et sensibilité, Cathy Bonidan compose un roman lumineux et rempli d’espoir, où l’amitié et l’amour pansent toutes les plaies.

- La Louisiane. Julia Mayle

Paris, 1720. La Supérieure de la Salpêtrière, est mandatée pour sélectionner une centaine de femmes « volontaires » qui seront envoyées en Louisiane afin d’y épouser les colons français.
Parmi elles, trois amies improbables : Charlotte, une orpheline de douze ans à la langue bien pendue ; Pétronille, une jeune aristocrate désargentée et Geneviève, une faiseuse d’anges. Comme leurs compagnes à bord de La Baleine, elles ignorent tout de ce qui les attend au-delà des mers.
Ces étrangères réunies par le destin devront braver l’adversité et traverser une vie faite de chagrins d’amour, de naissances et de deuils, de cruauté et de plaisirs inattendus. Et d’une amitié forgée dans le feu.

- Papillons. Barcella

Rêveur déchu du XXIe siècle, Alexandrin a perdu ses papillons.
Vous savez, ceux qui virevoltent au creux de nos ventres endormis lorsqu'on tombe amoureux. Ceux dont le doux bruissement nous émerveille.
Au détour d'un hasard, la jeune Marie croisera sa route et l'aidera à renaître.
Mais Marie porte en elle un silencieux fardeau avec lequel il devra composer avant de réentendre ce doux murmure.
Contraints de se cacher, bravant les interdits, nos amoureux se dessineront un monde à part. Jusqu'à ce que...

Bonnes lectures !

Ce vendredi, le comithé lectures s'est déroulé dans une ambiance conviviale autour d'un bon thé. Voici ci-dessous les titres qui ont été partagés, les participants les ayant beaucoup appréciés.

-Série "Au coeur du Yamato". Aki Shimazaki

- La maison de papier. Françoise Mallet Joris

- Mon nom dans le noir. Jocelyn Nicole Johnson

- L'origine des larmes. Jean-Paul Dubois

- Les aiguilles d'or. Michael Mac Dowell

- Un lundi parfum matcha. Mishiko Aoyama.

- Paroles. jacques Prévert

- Les mangeurs de nuit. Marie Charrel

- Fabriquer une femme. Marie Darrieusecq

- La prophétie de Dali. Balla Fofana

- Les contemplées. Pauline Hillier

 

Comme tous les premiers vendredis de chaque mois, le comithé lectures s'est déroulé dans une bonne ambiance et chacun a partagé plusieurs coups de coeur littéraires. Les voici donc:

- Niré. Aki Shimazaki

- De ruines et de gloire. Akli Tadjer

- Les misères des enfants trouvés. Eugène Sue

- La colère et l'envie. Alice Renard.

- 10, Villa Gaglardini. Marie Sizun

- Francia. Nancy Huston

- Si j'avais un franc. Abdelkrim Saifi 

- Les contemplées. Pauline Hillier

- Les disparus de Blackmore. Henri Loevenbruck

- Anatole, fils de personne. Gérard Georges

- Tu seras mon père. Metin Arditi

- Le soleil des morts. Bernard Clavel

- Les filles d'Egalie. Gerd Brantenberg

Comithé lectures du vendredi 1er mars

Ce vendredi 1er mars, le comithé lectures s'est déroulé dans une joyeuse ambiance autour d'un bon thé. Voici ci-dessous les coups de coeur évoqués lors de ce thé lectures.

- Pur sang. Franck Bouysse

Sous un ciel de crépon, ils pénétrèrent dans la forêt. Une forêt qui était toutes les forêts à la fois ; là où le sacrifice n' était pas un vain mot et où la mort était féconde. Elias a grandi à Eden Creek dans le Montana. Elevé par un couple d'Indiens descendant de la tribu des Rêveurs, il croit son destin lié à ce monde. Mais avant de mourir, pour s'alléger d'un poids trop lourd, Mama Tulssa lui fait une révélation qui va bouleverser le cours de son existence. Elias s'envole alors pour la France où l'attend une terrible vérité, le secret de ses origines.

- Les désorientés. Amin Maalouf

"Dans Les Désorientés, je m'inspire très librement de ma propre jeunesse. Je l'ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n'est entièrement imaginaire. J'ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs. Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s'étaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de l'un d'eux. Les uns n'ont jamais voulu quitter leur pays natal, d'autres ont émigré vers les États-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu'ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses."

- Mes pas dans leurs ombres. Lionel Duroy

Journaliste, Adèle Codreanu ne s'est jamais intéressée aux pays que ses parents ont fuis avant sa naissance. Au hasard d'un reportage à Bucarest, elle découvre que les Roumains ont exterminé 400000 Juifs pendant la guerre. Pourquoi ses parents n'ont-ils jamais rien dit ? Elle veut savoir. Éblouie par la lecture des livres d'Appelfeld et de Hilsenrath, elle se lance sur leurs traces. Village après village, camp après camp, elle va découvrir pas à pas le martyre qu'ont enduré des dizaines de milliers de familles. Partout, malgré les indices qui subsistent, les témoignages qu'elle rassemble, elle se heurte à l'incrédulité des Roumains. Pour eux, cet holocauste n'a jamais existé. Et pourtant si ! Le pire a été commis. Et probablement par des membres de sa propre famille. Pourquoi tout le monde s'obstine à le nier ? C'est impossible. C'est inacceptable. Elle va l'écrire. Elle va le crier.

- Passeport. Alexis Michalik

Issa, un jeune Érythréen, est laissé pour mort au camp de Calais, dans la "jungle".

Survivant miraculeusement à ses blessures et à ses traumatismes, mais ayant totalement perdu la mémoire, il ne peut se fier qu'à son passeport, seul vestige de son passé. Aidé de deux compagnons d'infortune, Arun et Ali, il devra affronter la machine administrative et ouvrir une à une les portes qui le mèneront vers un titre de séjour.

De l'autre côté de la barrière, Lucas, jeune gendarme d'origine comorienne, adopté par un couple de calaisiens, croise la route d'une jeune journaliste qui bousculera la personne qu'il croyait être. De rencontre en rencontre, nos héros entameront un voyage vers leur identité.

- L'homme qui peignait les âmes. Metin Arditi

Acre, quartier juif, 1078. Avner, quatorze ans, pêche avec son père. À l’occasion d’une livraison à un monastère, son regard tombe sur une icône. C’est l’éblouissement. Bien qu’il n’ait pas la foi, le jeune homme se fait baptiser, quitte les siens, et deviendra l’un des plus grands iconographes de Palestine.
Peu à peu, Avner s’affranchit des canons rigides de l’Église et reproduit des visages de gens ordinaires, cherchant dans chaque être sa part de divin. C’est un triomphe, c’est un scandale. Il est chassé, son œuvre est brûlée. Quel sera le destin d’un homme qui a osé défier l’ordre établi ?

- La langue des choses cachées. Cécile Coulon

À la tombée du jour, un jeune guérisseur se rend dans un village reculé. Sa mère lui a toujours dit : " Ne laisse jamais de traces de ton passage. " Il obéit toujours à sa mère. Sauf cette nuit-là.

- La manche. Max de Paz

"Je le sais, moi, que l'aumône est un tunnel infini, un cycle infernal où la manche d'aujourd'hui cultive celle de demain. Je sais que les pièces achètent notre calme, qu'il n'y a pas de plus grande gamelle à chien docile qu'un petit pot rempli de pièces. Mais il se trouve que je crève la dalle. J'ai faim, j'ai froid, je suis seul ; trio de malheur qui, depuis l'éternité, emporte violemment les sans-abri du monde dans le piège de ce cérémonial, le jeu de la petite monnaie glissant chaque jour de mains propres en mains sales, et lie fatalement le destin de mon cul à celui du trottoir. La manche m'attache au sol, m'installe et me ligote." Dans le cinquième arrondissement de Paris, un jeune homme nous parle. À seulement vingt ans, il vit à la rue. Sa famille s'est désintégrée après une série de malheurs et, depuis, il tente de survivre avec une bande de compagnons hauts en couleur. Ensemble, ils affrontent le regard des passants : ceux qui font semblant de ne pas les voir, qui ont mauvaise conscience ou témoignent du mépris. Un soir, le narrateur rencontre Élise, une SDF poète à ses heures. Les mots et les poèmes d'Élise éveillent chez lui le besoin de lutter. Il pressent, et il sait, que son monde doit changer.

 

Comithé lectures du Vendredi 2 février

Vendredi 2 février, le comithé lecture a rassemblé ses participants pour discuter des derniers coups de cœur littéraires. Voici donc les titres qui ont été évoqués à cette occasion.

- Mon tour de manège. Gilles LEGARDINIER

C’est bien connu, on ne choisit pas sa famille. On ne choisit pas non plus les lettres que l’on reçoit. Amandine va en recevoir une, une seule, qui va l’obliger à se demander qui elle est, ce qu’elle attend de la vie, ce qu’elle tient de ses parents, ce qu’elle espère des hommes, ce qu’elle doit à ses amies, si la couleur citrouille lui va bien, où vivent réellement les écureuils, si elle croit aux fantômes, combien de temps elle peut tenir dans l’eau glacée, ce que l’on gagne lorsqu’on passe la barre des 100 contraventions, quel est le vrai goût des croquettes pour chat, et surtout ce qu’elle est prête à endurer pour avoir une chance de se construire une vie qui lui ressemble vraiment. Une seule lettre pour choisir son destin, car elle le devine, il n’y aura pas de deuxième tour de manège.

- Plus folle que ça tu meurs. Denise BOMBARDIER

Elles ont tout réussi. Ou presque. Car leur vie amoureuse, bien que trépidante, vire au désastre.

Cinq amies. Franches, directes, indépendantes, décomplexées.

Partagées entre la peur de vieillir et le désir de savourer à fond

les belles années qu'il leur reste, elles ont choisi de se dire

- avec humour et liberté - que la vie et la sexualité ne s'arrêtaient

pas à 60 ans. Et si, au contraire, elles commençaient maintenant ?

Dans ce roman truculent, tendre et drôle, où les héroïnes parlent

du sexe sans tabous et avec une franchise réjouissante, Denise

Bombardier montre une nouvelle fois qu'elle sait toucher le coeur

des femmes.

- Tu seras mon père. Metin ARDITI

Vérone, 1978. Renato, sept ans, entretient avec son père une relation merveilleuse, que bouleverse l’enlèvement de l’homme d’affaires par un commando des Brigades rouges. Peu après cette épreuve, il met fin à ses jours. Renato et sa mère s’exilent en Suisse. Dix ans passent. Au cours de sa scolarité, Renato croise le professeur Paolo Mantegazza, un Italien, responsable des activités théâtrales, comme lui passionné de haute montagne. Une amitié elle aussi merveilleuse s’établit entre les deux, faite d’admiration réciproque et de grande estime. Renato voit en lui un père de substitution. Mais derrière le maître se cache celui-là même qui avait machiné l’enlèvement du père de Renato. Le pardon sera-t-il possible ?

- Les enfants sont rois. Delphine DE VIGAN

À travers l'histoire de deux femmes aux destins contraires, Les enfants sont rois explore les dérives d'une époque où l'on ne vit que pour être vu. Des années Loft aux années 2030, marquées par le sacre des réseaux sociaux, Delphine de Vigan offre une plongée glaçante dans un monde où tout s'expose et se vend, jusqu'au bonheur familial.

- L'homme qui m'aimait tout bas. Eric Fottorino

Mon père s'est tué d'une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m'a donné son nom, m'a transmis sa joie de vivre, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. Kinésithérapeute, il travaillait "à l'ancienne", ne s'exprimait qu'avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l'instant ultime où s'affirma sa liberté, sans explication. "Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil", écrivit un jour Montherlant. Mon père m'a laissé mes mots et la force d'écrire ces pages pour lui dire mon attachement.

Vendredi 5 janvier, le comithé lectures a eu lieu comme tous les premiers vendredis de chaque mois. Ce fut un bon moment d'échanges et de partage. Voici ci-dessous les livres coup de coeur des participants.


- Par la force des arbres [BD]. Edouard Cortès.
Comment retrouver de l'air quand le quotidien et son rythme infernal nous étouffe ? Edouard Cortès a choisi, pour se libérer du « monde d'en bas », d'aller vers celui « du haut » : au bord du gouffre, il va quitter femme et enfants pendant plusieurs mois pour vivre dans une cabane de sa propre construction, nichée dans un arbre en pleine forêt. Loin des réseaux sociaux et du tumulte de la société, il trouve une échappatoire dans le silence et la contemplation solitaire, et redécouvre des sensations essentielles au bien-être de chacun. Après avoir retranscrit son histoire en roman, il laisse à Dominique Mermoux le soin d'adapter avec justesse et sensibilité cet étonnant récit de vie.

- La panthère des neiges. Sylvain Tesson.
"'- Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans', dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène.
- Qui est-ce ?
- La panthère des neiges. Une ombre magique !
- Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je.
- C'est ce qu'elle fait croire.'"

- L'autre moitié du monde. Laurine Roux.
"Elle ouvre grand ses yeux ; le corps du jeune homme se déploie en delta, terre et mer, gigantesque, tandis que ses mains courent sur les pages, ruisseaux vifs, et de cette première rencontre avec la poésie, elle ne retiendra que l'odeur de foudre après l'orage." Espagne, delta de l'Èbre. Toya, gamine ensauvagée, grandit parmi les hérons et les roseaux. Grâce à l'arrivée d'un instituteur, la jeune fille s'éveille peu à peu à un monde de littérature et de sensualité. Elle entrevoit alors un autre destin que celui promis à tous les habitants de son village, qui s'épuisent dans les rizières détenues par l'impitoyable Marquise. Le pays gronde, partout la lutte pour l'émancipation sociale fait rage. Jusqu'à gagner ce bout de terre que la guerre civile s'apprête à faire basculer...

- L'arrière-saison. Philippe Besson.
" Je voulais parler de gens qui se sont aimés et qui se retrouvent par hasard, dans un café désert, un dimanche, quand l'été s'en va. D'un homme maladroit qui, jadis, a fait le mauvais choix. D'une femme quittée qui a juré de ne plus souffrir. Du passé qui resurgit. Du bonheur qui n'est peut-être pas qu'un souvenir. De l'espoirqui renaît. Parce que c'est infatigable, l'espoir. Parce que ça peut redistribuer les cartes. "

- Le crépuscule des abeilles. Célestin Robaglia.
Pour Elsa et Alice, deux soeurs jumelles très complices, l'âge de la majorité arrive et, avec lui, l'heure des choix d'avenir... L'avenir justement, elles le voient plutôt sombre. Elles font partie de cette génération qui a grandi sur fond d'alarme écologique stridente et de sixième extinction du vivant. Alors comment l'envisager ? S'y projeter ? Dans quel.s rôle.s ? Si Elsa suit les traces paternelles en entamant des études d'avocate, elle se spécialise dans la défense de l'environnement. Quant à Alice, elle se lance le défi de récupérer la maison de sa grand-mère en Dordogne, de cultiver un grand potager mais surtout...d'y accueillir des abeilles et devenir apicultrice ! Leurs vies jusqu'alors paisibles vont prendre un chemin sinueux, plein de rencontres et de joies, mais aussi de terribles épreuves. Car se battre pour le respect du vivant n'est pas sans danger... Deux trajectoires inspirantes déroulées avec brio, émotion, subtilité. Un roman coup de poing remarquablement documenté, qui nous plonge au coeur des enjeux de notre temps.

- Les insolents. Ann Scott
Alex, Margot et Jacques sont inséparables. Pourtant, Alex, compositrice de musique de films, a décidé de quitter Paris. À quarante-cinq ans, installée au milieu de nulle part, elle va devoir se réinventer. Qu’importe, elle réalise enfin son rêve de vivre ailleurs et seule.
Après La Grâce et les Ténèbres, Ann Scott livre un roman très intime. Son écriture précise et ses personnages d’une étonnante acuité nous entraînent dans une subtile réflexion sur nos rêves déçus, la solitude et l’absurdité de notre société contemporaine.

- Panorama. Lilia Hassaine.
Hélène, ex-commissaire de police, reprend du service pour retrouver un couple et leur petit garçon, Milo. Elle rencontre les dernières personnes à avoir été en contact avec eux. Depuis que la France a basculé dans l’ère de la Transparence, ces hommes et ces femmes vivent dans un monde harmonieux, libéré du mal, où chacun évolue sous le regard protecteur de ses voisins. Mais au cours de son enquête, Hélène va dévoiler une vérité aussi surprenante que terrifiante.

À travers cette contre-utopie, c’est le monde d’aujourd’hui que l’autrice interroge. Ce roman haletant montre des êtres en proie à leurs pulsions et à leurs fêlures derrière leur apparente perfection.

- Une année étrangère. Brigitte Giraud
"Je suis Laura, jeune fille au pair, dans ma patrie provisoire pour six mois. Je commets probablement une erreur en venant vivre ici. Je ne le sais pas encore, mais je ne peux rien éviter de ce qui va arriver."Partie en Allemagne, Laura, dix-sept ans, s'éloigne volontairement des siens, bouleversés par la mort de son plus jeune frère, et tente de se réinventer dans une langue étrangère. Peu à peu, les vides et les silences de son adolescence se confrontent au mystère de la famille allemande dont elle partage la vie...

Bonnes lectures!

Ce vendredi 1er décembre, s'est déroulé dans une ambiance chaleureuse et conviviale le comithé-lecture, où chacun a pu partager son coup de coeur littéraire du moment. Voici donc, ci-dessous, les titres qui ont été évoqués.

- La nuit est mon jour préféré. Cécile Ladjali.

Tom, psychiatre israélien à l’hôpital de Hod Hasharon près de Tel Aviv, soigne plusieurs patients, parmi lesquels Hephraïm Steiner, musicien octogénaire, et Roshan, jeune Palestinienne enceinte mais enfermée dans le déni de sa grossesse. Deux cas passionnants pour ce médecin dont les recherches portent sur l’inaudible, sur la communication intra-utérine – et qu’obsède ce qu’il a vécu et croit avoir entendu, le 11 septembre 1995, depuis le ventre de sa mère, alors que se jouait dans l’espace un drame : Soyouz ne répondait plus.

- Veuf. Jean-Louis Fournier.

Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre. C'est bien triste. Cette année, on n'ira pas faire les soldes ensemble. Elle est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant. […] J’ai eu beaucoup de chance de la rencontrer, elle m’a porté à bout de bras, toujours avec le sourire. C’était la rencontre entre une optimiste et un pessimiste, une altruiste et un égoïste. On était complémentaires, j’avais les défauts, elle avait les qualités. […] Elle n’aimait pas parler d’elle, encore moins qu’on en dise du bien. Je vais en profiter, maintenant qu’elle est partie.

- Bourdieu, une enquête algérienne [BD]. Pascal Génot

Jeune agrégé de philo, Pierre Bourdieu est appelé pour son service militaire dans les premières années de la guerre d'Algérie.

Démobilisé deux ans plus tard, il tirera parti de cette épreuve malheureuse, restant à Alger malgré la guerre pour y enseigner la sociologie. Pris d'amour pour un pays qui lui rappelle ses propres origines rurales, il étudie les transformations brutales de cette société, découvrant la sociologie tout en apprenant à mieux se connaître lui-même.

Comment cette expérience a-t-elle fait du jeune Bourdieu un sociologue porteur d'un regard à la fois empathique et critique, attentif à toutes les formes de domination ? Comment peut-elle nous aider à mieux comprendre une Algérie aussi familière que méconnue ?

Aujourd'hui, nous partons sur ses traces, à la recherche de la genèse de cet intellectuel majeur, qui a révolutionné la sociologie.

- La petite fille au tambour. John Le Carré.

Dans les années 70, le Mossad traque les cellules palestiniennes soupçonnées de vouloir fomenter des attentats en Europe contre des Juifs. Martin Kurtz pilote ce travail de renseignement. Parmi ses cibles, il y a un certain Khalil qu’il espère capturer grâce à une jeune recrue, Charlie, une petite actrice anglaise embarquée dans un rôle de véritable espionne… Ce classique du roman d’espionnage a été adapté en série TV par le cinéaste coréen Park Chan-Wook.

- L'ivresse du vent. Véronique Chauvy

1905 : la sixième édition de la coupe Gordon Bennett, du nom du célèbre homme de presse américain, se prépare. L'Automobile Club de France a choisi pour cadre Clermont-Ferrand et son «circuit de la mort». Début juillet, dix-huit pilotes, de six nationalités différentes, s'affronteront le long des 549 km du circuit. Alors que se dévoile en filigrane une rivalité franco-allemande à travers coureurs (Léon Théry vs Camille Jenatzy ) et constructeurs (Richard-Brasier vs Mercedes), l'enthousiasme et la curiosité suscités par l'événement prévalent. Ainsi, hommes, femmes et enfants se pressent pour assister à la course et admirer les bolides. Il faut dire qu'à l'époque, rares sont les privilégiés à posséder une automobile. Gabrielle, jeune femme audacieuse et émancipée, a cette chance et compte bien faire sa place parmi les hommes. Autour d'elle, d'autres femmes de tous âges et d'horizons divers, sont bien décidées à s'affirmer elles aussi, en cette période de progrès et d'évolution.

- Aux douceurs du temps. Véronique Chauvy

Clermont-Ferrand, 1892. Quand Juliette apprend qu'elle est l'héritière d'une confiserie léguée par un oncle dont elle n'a jamais entendu parler, elle comprend que cette nouvelle va changer son destin. Happée par la curiosité, elle accepte de visiter cette boutique si bien nommée Aux douceurs du temps... Saura-t-elle égaler les plus grands artisans de la ville ? Malgré l'opposition de son père et les manigances de ceux pour qui elle représente une future concurrente - une femme qui plus est ! -, sa décision est prise : elle sera "confiseuse", envers et contre tous !

- La dernière amazone. Elisabeth Jaeger Wolff

Jeune fille de la haute bourgeoisie parisienne, mère avant d’être épouse, veuve prématurée, héritière richissime, Camille est une pionnière. Elle innove en tout au long de sa vie, de la Troisième République à la seconde Guerre mondiale. Le barron de Turckeim, industriel visionnaire en matière automobile, l’engage comme pilote sur une De Dietrich en 1903. Elle établira à son bord des records tant sportifs qu’humains. Gordo Bennett la qualifie de plus grande sportswoman de tous les temps.

- Oc Garou. Jacques Figeac

Vendredi 3 novembre, s'est tenu, comme chaque premier vendredi de chaque mois le comithé-lectures, toujours dans une ambiance bienveillante. Voici ci-dessous les titres qui ont été évoqués:

- Le monument. Claude Duneton

Comme toutes les communes de France, Lagleygeolle (Corrèze), terre natale de Claude Duneton, a perdu nombre de ses fils lors de la grande tuerie de 14-18. Sur le monument aux morts du village, vingt-sept noms sont gravés dont bien peu de gens se souviennent aujourd'hui. Claude Duneton a choisi de retrouver et de faire revivre, un à un, ces garçons perdus dont les traces sur la stèle l'accompagnent depuis son enfance. Paysans - certains ne parlaient que le patois de la paroisse -, ils étaient partis sans finir les moissons, dans l'espoir de revenir assez tôt pour les vendanges. Il en fut autrement. Duneton s'est laissé guider par eux, autant que par son propre père, un survivant plein d'amertume, jusqu'au fond des tranchées boueuses, au cœur (les orages d'acier qui les ont broyés. Un fabuleux roman vrai qui tisse la vie quotidienne d'un monde écartelé entre le village et le champ de bataille, nourri de faits avérés et de cette intuition romanesque qui nous montre, une fois encore, que la littérature est toujours corroborée par les faits.

- L'île haute. Valentine Goby.

Un jour d’hiver, le jeune Vadim, petit Parisien de douze ans, gamin des Batignolles, inquiet et asthmatique, est conduit par le train vers un air plus pur. Il ignore tout des gens qui vont l’héberger, quelque part dans un repli des hautes montagnes. Il est transi de fatigue quand, au sortir du wagon, puis d’un tunnel – l’avalanche a bloqué la voie –, il foule la neige épaisse et pesante, met ses pas dans ceux d’un inconnu. Avance vers un endroit dont il ne sait rien. Ouvre bientôt les yeux sur un décor qui le sidère, archipel de sommets entre brume et nuages, hameau blotti sur un replat. Immensité enivrante qui le rend minuscule. Là, tout va commencer, il faudra apprendre : surmonter la séparation, passer de la stupeur à l’apprivoisement, de l’éblouissement à la connais­sance. Con­fier sa vie à d’autres, à ceux qui l’accueillent et qui savent ce qui doit advenir.

L’île haute est le récit initiatique d’une absolue première fois, d’une découverte impensable : somptueux roman-paysage qui emplit le regard jusqu’à l’irradier d’hu­­­milité et d’humanité. Images et perceptions qui nous traversent comme autant d’émotions, nous élèvent vers ces ailleurs bouleversants, ces montagnes dont la démesure change et libère les hommes – et sauve un enfant.

- Les huit montagnes. Paolo Cognetti

Pietro est un enfant de la ville. L’été de ses onze ans, ses parents louent une maison à Grana, au cœur du val d’Aoste. Là-bas, il se lie d’amitié avec Bruno, un vacher de son âge. Tous deux parcourent inlassablement les alpages, forêts et chemins escarpés. Dans cette nature sauvage, le garçon découvre également une autre facette de son père qui, d’habitude taciturne et colérique, devient attentionné et se révèle un montagnard passionné.

Vingt ans plus tard, le jeune homme reviendra à Grana pour y trouver refuge et tenter de se réconcilier avec son passé.

Hymne à l’amitié, histoire familiale, ce texte splendide nous fait aussi et surtout ressentir la force de la montagne, personnage à part entière, capable de bousculer des existences et de transformer des êtres.

- Veiller sur elle. Jean-Baptiste Andréa.

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains. Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d'une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l'ombre d'un palais génois. Mais elle a trop d'ambition pour se résigner à la place qu'on lui assigne.

Ces deux-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l'autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s'il doit perdre Viola ?

- Les conditions idéales. Mokhtar Amoudi

"En quelques trimestres j'avais tourné casaque. Les Français m'évitaient, avertis par leurs parents des risques de mauvaise influence qu'ils couraient à me fréquenter. Pire, mes bulletins scolaires, ombre bien obscure, me qualifiaient de décadent et d'insolent. Devenu inapte à représenter ma classe, je laissai les professeurs m'achever lors du dernier conseil de l'année. On comparait mon apogée scolaire à la Renaissance ; un bon souvenir qui ne reviendrait jamais." Placé à l'Aide sociale à l'enfance dès son plus jeune âge, Skander est un garçon curieux de tout, passionné par la lecture. Mais son destin bascule lorsqu'il atterrit à Courseine, en banlieue parisienne, chez la redoutable Madame Khadija. Au collège, il est entraîné malgré lui par les jeunes du Grand Quartier, qui abolissent sa boussole morale. La rue devient son royaume, et l'éloigne chaque jour davantage de ses rêves d'enfant... Avec Les conditions idéales, Mokhtar Amoudi signe un roman d'apprentissage au charme irrésistible.

N'hésitez pas à venir emprunter ces livres!

Création de livres d'artistes

Samedi 14 octobre, l'atelier de création de livres d'artistes s'est déroulé dans une ambiance bienveillante et chaleureuse. Toutes les participantes ont été très inspirées. Elles ont réussi à allier avec brio le texte choisi et les matières et objets proposés, et ceci en une seule après-midi ! Toutes sont reparties avec leur livre d'artiste, très fière de leur création (et il y avait de quoi !). Livre qu'elles vont garder précieusement en souvenir de cette belle après-midi ou qu'elles vont offrir à un être cher.

Titres du thé-lectures du 13 octobre 2023

Le comithé lectures s'est déroulé dans une bonne ambiance autour d'un thé. Les participants ont partagé leur coup de cœur littéraire, dont voici la liste ci-dessous:

- Tu, mio. Erri De Luca

- Nedjma. Kateb Yacine

- Psychopompe. Amélie Nothomb

- La danseuse. Patrick Modiano

- Louve musulmane. Amale El Atrassi

- Le grand feu. Léonor de Recondo

- L'oiseau bariolé. Jerzy Kosinski

- Mamie Lüger. Benoit Philippon

- Déserter. Mathias Enard

C'est la rentrée aussi pour le thé-lecture! Comme chaque fois, le thé-lecture s'est déroulé dans une ambiance conviviale, et les participants ont chacun évoqué leur coup de coeur. Les voici ci-dessous:

- Le défi de Jérusalem. Eric-Emmanuel Schmitt

Après La Nuit de feu, où Éric-Emmanuel Schmitt décrivait son expérience mystique dans le désert du Hoggar, il revient aux sources avec ce récit de voyage en Terre sainte, territoire aux mille empreintes. Bethléem, Nazareth, Césarée, lieux intenses et cosmopolites qu'il saisit sur le vif tout en approfondissant son expérience spirituelle, ses interrogations, réflexions, sensations, étonnements jusqu'à la surprise finale, à Jérusalem, d'une rencontre inouïe avec ce qu'il nomme « L'incompréhensible ».

-Les quatre fleuves. Fred Vargas

Un roman graphique signé Fred Vargas et Edmond Baudoin qui offrent aux lecteurs une enquête inédite du commissaire Adamsberg.
Toujours campé sur ses rollers, le jeune Grégoire Braban et son ami Vincent s'adonnent avec plus ou moins de bonheur au vol à la tire. Ce jour-là, à Saint-Michel, ils arrachent la sacoche d'un vieux. Trente mille balles. Le gros lot. Mais la sacoche est lourde de bien autre chose.
Autre chose d'assez dégueulasse. Le sac du vieux, Grégoire, c'est la boîte de Pandore. Il y a tous les péchés du monde là-dedans.
Au soir, Vincent est assassiné, la cuisse lacérée de quatre coups de lame. Le commissaire Adamsberg (L'Homme aux cercles bleus, L'Homme à l'envers) s'inquiète de cet étrange dessin. Le tueur à la serpe, celui que la rumeur a surnommé Le Bélier vient-il de signer son quatrième meurtre ?

- Le maître a de plus en plus d'humour. Mo Yan

Lorsque Lao Ding, à l'âge de soixante ans, est licencié de l'usine Étoile rouge pour cause de faillite, c'est un monde qui s'effondre. Mais une nouvelle Chine est en train de naître, fondée sur l'initiative privée, où se déploient tout ensemble l'ingéniosité du petit peuple, la corruption des cadres, la solidarité des générations et le chacun-pour-soi... Maître Ding retrouve l'enthousiasme et la vigueur grâce à une idée géniale, bien audacieuse, et à l'infaillible soutien de son fidèle apprenti devenu conducteur de tricycle. Il ne sait pas qu'au début de l'hiver, une nuit de terreur l'attend...

- La fille surexposée. Valentine Goby

De 1900 à 1950 se multiplièrent les cartes postales coloniales : femmes-objets « couleur locale » ou costumées selon les standards aguicheurs du moment. Aujourd’hui l’artiste marocain Miloudi Nouiga balafre de peinture ces photos dans un geste doublement provoquant dénonçant à la fois le colonialisme d’hier et la censure présente des intégristes musulmans. Valentine Goby s’inspire de cette révolte. Elle raconte le voyage d’une carte postale. L’image passe successivement du photographe qui prend le cliché dans les années 1920 à la prostituée marocaine qui pose, au soldat français qui achète la carte dans une boutique de Casablanca, années 1940 puis enfin à la petite fille française du militaire qui la retrouve aujourd’hui dans les papiers d’un héritage. Que voit-on vraiment ? De quoi, de qui parle-t-on ? Valentine Goby poursuit ainsi sa quête romanesque où le corps tient une place primordiale. La carte postale représentant la « fille surexposée » s’est projetée dans une peinture de Miloudi. Elle figure en couverture de ce livre et dans le musée imaginaire des révoltes de Valentine. On retrouve dans ce texte envoûtant la passion de celle-ci pour « les multiples mensonges de l’image » depuis sa construction voici cent ans jusqu’à sa reconstruction aujourd’hui en passant par toutes les métamorphoses de l’histoire.

- Essai de successologie. Lydie Salvayre

Comment se faire un nom ?
Comment émerger de la masse ?
Comment s’arracher à son insignifiance ?
Comment s’acheter une notoriété ?
Comment intriguer, abuser, écraser, challenger ?
Comment mentir sans le paraître ? Comment obtenir la faveur des puissants et leur passer discrètement de la pommade ? Comment évincer les rivaux, embobiner les foules, enfumer les naïfs, amadouer les rogues, écraser les méchants et rabattre leur morgue ? Comment se servir, mine de rien, de ses meilleurs amis ? Par quels savants stratagèmes, par quelles souplesses d’anguille, par quelles supercheries et quels roucoulements gagner la renommée et devenir objet d’adulation ?

- Prends ma main. Dolen Perkins-Valdez

1973, Alabama. Civil Townsend est une jeune infirmière afro-américaine, fraîchement diplômée et embauchée dans un planning familial à Montgomery. Convaincue de l'utilité de son travail, elle est toute dévouée à ses patientes et assure les suivis de grossesse, mais aussi les prescriptions de contraceptifs aux jeunes filles à sa charge.
Lorsqu'elle rencontre Erica et India Williams, treize et onze ans, la vie de Civil va radicalement changer. Car, très vite, elle s'interroge : pourquoi doit-elle leur imposer une contraception alors qu'elles sont si jeunes ? Est-ce que la famille a donné son accord ? Prise de doutes, Civil commence à enquêter sur les pratiques en place dans le milieu médical de son époque. Au risque de perdre son emploi, elle mettra tout en œuvre pour dévoiler une des politiques les plus innommables des États-Unis.

- Panorama. Lilia Hassaine

C'était il y a tout juste un an. Une famille a disparu, là où personne ne disparaissait jamais. On m'a chargée de l'enquête, et ce que j'ai découvert au fil des semaines a ébranlé toutes mes certitudes. Il ne s'agissait pas d'un simple fait-divers, mais d'un drame attendu, d'un mal qui irradiait tout un quartier, toute une ville, tout un pays, l'expression soudaine d'une violence qu'on croyait endormie." Hélène, ex-commissaire de police, reprend du service pour retrouver un couple et leur petit garçon, Milo. Elle rencontre les dernières personnes à avoir été en contact avec eux. Depuis que la France a basculé dans l'ère de la Transparence, ces hommes et ces femmes vivent dans un monde harmonieux, libéré du mal, où chacun évolue sous le regard protecteur de ses voisins. Mais au cours de son enquête, Hélène va dévoiler une vérité aussi surprenante que terrifiante. À travers cette contre-utopie, c'est le monde d'aujourd'hui que l'auteur interroge. Ce roman haletant montre des êtres en proie à leurs pulsions et à leurs fêlures derrière leur apparente perfection.

- Les silences des pères. Rachid Benzine

Un fils apprend au téléphone le décès de son père. Ils s’étaient éloignés : un malentendu, des drames puis des non-dits, et la distance désormais infranchissable.
Maintenant que l’absence a remplacé le silence, le fils revient à Trappes, le quartier de son enfance, pour veiller avec ses soeurs la dépouille du défunt et trier ses affaires. Tandis qu’il débarrasse l’appartement, il découvre une enveloppe épaisse contenant quantité de cassettes audio, chacune datée et portant un nom de lieu. Il en écoute une et entend la voix de son père qui s’adresse à son propre père resté au Maroc. Il y raconte sa vie en France, année après année. Notre narrateur décide alors de partir sur les traces de ce taiseux dont la voix semble comme resurgir du passé. Le nord de la France, les mines de charbon des Trente Glorieuses, les usines d’Aubervilliers et de Besançon, les maraîchages et les camps de harkis en Camargue : le fils entend l’histoire de son père et le sens de ses silences. 

Le Comi-thé Lectures de vendredi a rencontré un vif succès ! Nous vous livrons ci-après tous les livres présentés afin qu'ils enrichissent vos lectures estivales :

- "Or" Audur Ava Olafsdottir.

- "Les choses à se dire" magnifique album de Pei-Chun Shih dans lequel on peut s'identifier à une intrépide et vive abeille ou alors à un escargot qui prend son temps...

- "La muraille de Chine" de Takeshi Kaïko qui plonge le lecteur à l'époque de cette immense construction

- "Cristal 417", une bande dessinée de Mark Eacersall, où l'on suit les débuts d'une jeune policière à la célèbre Crim de Paris

- "L'honneur perdu de Katarina Blum" de Heinrich Böll

-"Continuer" de Laurent Mauvignier que vous pouvez également voir à la médiathèque en DVD

- "L'île des femmes de la mer" Lisa See

-"Sidérations" Richard Powers, un roman d'anticipation

-"Le guide" de Peter Heller qui nous fait découvrir la pêche

-"Concerto pour main gauche" une bande dessinée de Yann Damezin dans laquelle le lecteur voyage au cœur de la psyché du pianiste Paul Wittgenstein, amputé du bras droit durant la Première Guerre Mondiale

-"L'encre du passé", une bande dessinée de Maël et Antoine Bauza qui nous font découvrir le Japon et la calligraphie

-"Battues", un roman local d'Antoni Varenne

-"Les mangeurs de nuit" de Marie Charrel

-"Fille en colère sur un banc de pierre", histoire de famille écrite par Véronique Ovaldé

-"Le prieuré de l'oranger", roman jeunesse de Samantha Shannon qui nous plonge dans des mondes fantastiques

- "Niré" de Aki Shimazaki qui va vous immerger grâce à la délicatesse de son écriture dans un Japon calme et hors du temps.

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