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LES TITRES DU COMI-THÉ LECTURES DU 03 FÉVRIER 2023

Ce vendredi s'est déroulé le comi-thé lectures dans une ambiance conviviale autour d'un thé et de petits gâteaux. Voici, ci-dessous les livres qui ont été présentés:

- La ligne de couleur. Igaba SCEGO.

1887. La peintre noire américaine Lafanu Brown est prise pour cible lors d'une émeute dans les rues de Rome. Sauvée in extremis par un anarchiste, elle commence à tisser des liens avec ce dernier qui la demande bientôt en mariage. En préambule à sa réponse, Lafanu décide de lui raconter sa vie. Celle d'une jeune fille née aux Etats-Unis de père Haïtien et de mère indienne. Encore enfant, elle devient la protégée d'une femme fortunée qui entend faire d'elle une icône du mouvement abolitionniste alors que frémissent les tensions qui conduiront à la guerre de Sécession. Mais pour Lafanu, du village dans lequel elle grandit aux rues de Rome en passant par les ports négriers ou les salons de l'aristocratie londonienne, une seule quête importe. Celle que ses pinceaux tentent d'imprimer sur la toile, celle des couleurs qui diront avec justesse son identité et lui permettront de gagner son indépendance. Dans cette fresque foisonnante, la romancière italo-somalienne Igiaba Scego nous livre le portrait d'une artiste affirmant sa liberté dans la tourmente de l'Histoire. Tissant habilement les liens entre passé et présent, La Ligne de couleur raconte les combats des femmes pour l'indépendance, la création et la liberté.

- La revanche des orages. Sébastian SPITZER.

Voici l'histoire vraie du jeune pilote Claude Eatherly qui, le 6 août 1945, a participé au bombardement d'Hiroshima. Démobilisé, il est accueilli en héros mais s'enferme dans le mutisme. Une étrange voix le hante. Qui est-elle ? Que veut-elle ? Et si c'était la voix de sa conscience ? Tandis que les autorités le font passer pour fou, Eatherly entraîne sa femme et ses enfants dans une chute inexorable. La Revanche des orages est un roman sur la gloire et le remords, ou le portrait profondément humain d'un héros malgré lui. On retrouve le souffle romanesque de l'auteur de Ces rêves qu'on piétine, prix Stanislas, prix Roblès, traduit en plusieurs langues, et du Coeur battant du monde, finaliste du Goncourt des Lycéens.

- Sang trouble. Robert GALBRAITH

Cormoran Strike rend visite à sa famille en Cornouailles quand une inconnue l’approche pour lui demander de l’aide. Elle aimerait retrouver sa mère, Margot Bamborough, disparue en 1974 dans des circonstances non élucidées. Strike n’a encore jamais traité une affaire classée, mais, intrigué, il accepte, malgré les chances plutôt minces de résoudre une affaire vieille de quarante ans. Le dossier s’ajoute donc aux nombreux cas sur lesquels Strike et son associée Robin travaillent déjà, au moment où cette dernière est empêtrée dans un divorce inextricable. Les sentiments qu’elle éprouve pour Strike ne facilitent pas non plus l’enquête.

- Maïmaï. Aki SHIMAZAKI

C’est par un texto de sa grand-mère que Tarô apprend le décès subit de sa mère. Celle-ci, séduisante et indépendante, tenait une librairie spécialisée dans les ouvrages rares. Tarô, vingt-six ans, sourd-muet et métis, a grandi entre ces deux femmes. Aujourd’hui artiste, il vit seul et ne se sent pas très épris de sa petite amie. Une jeune fille qui vient à la librairie lui présenter ses condoléances suscite en lui un trouble profond, comme un amour naissant, comme un précieux souvenir.

- Les trois lumières. Clare KEEGAN

Dans la campagne irlandaise, une fillette est confiée pour quelque temps à un couple sans enfants. Livrée à elle-même, l'enfant pénètre jour après jour un monde étranger, où elle découvre l'innocence et la tendresse de l'été. Peu à peu, des liens se tissent, chacun apprivoise l'autre et les ombres secrètes de sa lumière. Pourtant, certains détails intriguent la fillette...

- Marcher vers son essentiel. Pauline WALD

À l'aube de ses 30 ans, Pauline quitte sa vie parisienne et son travail de cadre dans le secteur bancaire. Elle se met à marcher seule, sac sur le dos, depuis sa maison natale en Alsace en direction de Saint-Jacques-de-Compostelle, avec l'envie de ralentir, de se connecter davantage à la nature, aux autres et à elle-même. Dans ce carnet de voyage, Pauline partage avec nous son cheminement intérieur : comment elle fait face à la fatigue, à la solitude, au flot incessant d'angoisses sur son avenir et de questionnements sur le sens de cette marche, mais aussi comment elle retrouve peu à peu le chemin vers son coeur et sa joie.

- A la folie. Joy SORMAN

"Ce jour-là j'ai compris ce qui me troublait. Peut-être moins le spectacle de la douleur, de la déraison, du dénuement, que cette lutte qui ne s'éteint jamais, au bout d'un an comme de vingt, en dépit des traitements qui érodent la volonté et du sens de la défaite, ça ne meurt jamais, c'est la vie qui insiste, dont on ne vient jamais à bout malgré la chambre d'isolement et les injections à haute dose."Durant toute une année, Joy Sorman s'est rendue au pavillon 4B d'un hôpital psychiatrique et y a recueilli les paroles de ceux que l'on dit fous et de leurs soignants. Franck, Maria, Catherine, Youcef, Barnabé et Robert sont les inoubliables personnages d'À la folie, le roman de leur vie enfermée.

- L'invention du diable. Hubert HADDAD

Papillon de Lasphrise s’est retiré dans sa tour d’ivoire angevine. Après une existence dédiée à l’amour et à la guerre, le voilà tout entier habité par le démon de l’écriture. Au soir de sa vie, il pactise avec le diable : tant que ses Poésies n’auront pas accédé à la postérité, il ne connaîtra pas le repos éternel. L’immortalité sera sa malédiction. Emporté dans une aventure aux multiples péripéties, Papillon traverse les époques, se fourvoie chez les Précieuses ridicules, est embastillé avec le Marquis de Sade, croise Napoléon au pied de sa propre statue, survit à la Commune, et échappe de peu à la Gestapo. Voyant disparaître l’une après l’autre ses compagnes comme autant de feux follets, il se découvre amoureux d’une seule et même femme, idéale, avec l’espoir toujours de la retrouver.

- Le journal d'un manoeuvre. Thierry METZ

"C'est que vivre a quelque chose de terriblement élémentaire. Chaque matin l'âme se réveille toute nue, et le travail, la douleur, les gens, l'absence sont debout, bras croisés, à l'attendre avec un dur regard d'exterminateur. Mais chaque soir, quand la fatigue ne l'a pas anesthésié, Thierry Metz note la part respirable des heures qu'il a traversées. Ce que nous pouvions prendre pour un univers de médiocrité banale se trouve être une merveille. Elle ne nous retient pas par la manche comme font les vendeurs forains. Elle parle à mi-voix et l'entende qui veut. Elle dit Qui que tu sois, tes instants ne contiennent rien d'autre, mais ils sont des miracles. " Jean Grosjean.

- La raconteuse de films. Hernan Rivera Letelier

« A la maison, comme l'argent courait toujours plus vite que nous, quand un film arrivait à la Compagnie et que mon père le trouvait à son goût - juste d'après le nom de l'actrice ou de l'acteur principal - on réunissait une à une les pièces de monnaie pour atteindre le prix du billet et on m'envoyait le voir. Ensuite, en revenant du cinéma, je devais le raconter à la famille, réunie au grand complet au milieu de la salle à manger. »

- Certaines n'avaient jamais vu la mer. Julie Otsuka

"Nous voilà en Amérique, nous dirions-nous, il n'y a pas à s'inquiéter. Et nous aurions tort." Au début du XXᵉ siècle, des Japonaises font route vers les États-Unis pour y épouser des hommes qu'elles n'ont vus qu'en photo. Les difficultés du voyage en bateau sont effacées par l'excitation de la nouvelle vie qui les attend. Mais une fois à San Francisco, les désillusions s'enchaînent. Avec force et poésie, les voix de ces femmes se mêlent pour raconter leurs vies d'exilées : la nuit de noces, le travail éreintant, les enfants, la honte et les joies malgré tout. Puis la guerre, et le silence.S'inspirant d'une vérité historique oubliée, Julie Otsuka signe une plongée dans le destin tragique et bouleversant de ces Japonaises en quête du rêve américain.

- L'anarchiste qui s'appelait comme moi. Pablo Martin SANCHEZ

Un jour de désoeuvrement, Pablo Martín Sánchez tape son nom dans un moteur de recherche. Par le plus grand des hasards, il se découvre un homonyme au passé héroïque : un anarchiste, condamné à mort en 1924. Férocement intrigué, il se pique au jeu de l'investigation et cherche à savoir qui était... Pablo Martín Sánchez le révolutionnaire. Happé, l'auteur se fond dans cette destinée tourbillonnante et picaresque, alternant le récit d'une épopée révolutionnaire dans le Paris des années 1920 où les faubourgs de Belleville abritent d'ardents imprimeurs typographes, et celui d'une jeunesse aventureuse en Espagne jusqu'à les faire converger en un dénouement... tragique.

- Gaïa. Valérie CLO

Epidémies, tempêtes, tsunamis, canicules... La nature, devenue incontrôlable, réduit l'homme à l'impuissance. Pour mieux appréhender les dérèglements climatiques, une journaliste scientifique enquête sur les tempêtes en cascade qui ont sévi une cinquantaine d'années plus tôt dans le pays. En pleine nature, dans les ruines d'un petit village autrefois avant-gardiste, elle découvre, conservés dans une maison abandonnée, le journal et les lettres de deux soeurs. Mel, enceinte, qui s'est réfugiée là avec sa famille juste avant la catastrophe. Et Laura, médecin, qui a fait le choix de rester en ville pour soigner les malades de l'hôpital. Face à l'adversité : deux tempéraments, deux points de vue. 
Un voyage initiatique au coeur de la folie climatique.

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