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ACTUALITÉS

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Comithé lecture du vendredi 15 mai

Ce vendredi, de nombreux partcipants étaient réunis à la médiathèque autour d'un bon thé et petits gâteaux pour partager leurs coups de coeur littéraires, ou tout simplement pour venir écouter, et piocher ainsi des idées de lectures. Voici, ci-dessous le compte-rendu des livres évoqués:

- La sorcière à la jambe d'os. Zelmir Peris  [Non disponible à la médiathèque / ni à la BDP]

Tant par sa forme que par les thèmes abordés, Jambe d'os est un livre hors normes : roman picaresque post-moderne, il dépeint une époque où le rationalisme s'impose peu à peu, où les idées d'identité et de justice sociale prennent leur essor. Fresque mosaïque et réflexion sur la condition féminine, la parentalité, la différence, La Sorcière à la jambe d'os est un magnifique portrait de femme. Alors que les lumières et la rationalité commencent progressivement à toucher la Croatie, la révolte couve chez les différents peuples, et l'empire austro-hongrois cherche à reprendre la main sur ses confins. La sorcière Gila se retrouve alors prise dans un jeu de pouvoir qui la dépasse : l'archiduc, soucieux de maintenir son emprise sur la cour et sur le roi faible d'esprit, veut faire avorter l'impératrice contre son gré. Il fait appel à la sorcière, elle aussi enceinte sans que personne ne le sache. Révoltée, celle-ci s'enfuit avec la malheureuse afin de sauver le bébé impérial. Mais l'impératrice, traumatisée, fait une fausse couche. Gila reprend alors sa cavale, et l'enfant qu'elle met au monde, nul n'ayant assisté à sa grossesse, sera par tous considéré comme l'héritier au trône des Habsbourg.
S'ensuivent de longues années d'errance pour échapper aux poursuites de la garde impériale, à la recherche de l'héritier susceptible de détrôner François-Joseph. Après moult péripéties, elle finit par être rattrapée et jugée pour sorcellerie. Elle échappe à la mort, mais son fils lui est arraché pour être élevé comme un Habsbourg. Amère mais toujours puissante, Gila refait surface, des années plus tard, sous les traits d'Alica, sorcière slave qui offre aux bourgeois de spectaculaires séances de spiritisme dans les faubourgs de Vienne. Le fil directeur de La Sorcière à la jambe d'os ne se dévoile que progressivement : dans une construction kaléidoscopique, l'auteur dispose petit à petit les pièces du puzzle. Cet aspect ludique se retrouve dans l'écriture : l'auteur, non sans ironie, joue avec gourmandise avec les formes et les styles littéraires. Les chapitres peuvent ainsi se présenter comme un rapport d'inquisition ou de police, une pastorale, des observations ethnologiques, une scène de pièce de théâtre, une recette de cuisine, une critique musicale, un livre dont vous êtes le héros...

- La colline. Mathilde Beaussault [disponible à la médiathèque]

Un roman choral et viscéral qui mêle brutalité et grâce, par la lauréate du Grand Prix de littérature policière 2025. Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang. Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé. Monroe s’affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s’interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d’une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu’il a perdu – ou sauvé – de son humanité. 

- Précipices. Céline Denjean {disponible à la médiathèque}

Une enquête sur la face sombre de l'adolescence. 2022, Sarrouilles, petit village des Pyrénées. Valériane Ducuing reprend connaissance chez elle. Bâillonnée, immobilisée par un savant entrelacs de sangles, elle repose au fond de sa baignoire. Un instant plus tard, elle réalise que le robinet coule et que l'eau monte lentement. À son oreille, une voix murmure : " Tu vas mourir, Valériane. " Alors que, terrorisée et impuissante, elle assiste à sa noyade imminente, la jeune femme est sauvée in extremis par l'irruption inespérée d'un tiers. Avant de prendre la fuite, son agresseur tague trois lettres sur le carrelage : MPC. Louise Caumont, major à la brigade de recherche de Tarbes, est dépêchée sur les lieux. Au regard de la mise en scène retorse, du mode opératoire ayant nécessité une grande préparation et du graffiti qui a tout d'une signature, Louise redoute le début d'une série de crimes. Ses craintes se confirment quand le tueur récidive. Alors que les meurtres s'enchaînent, un point commun apparaît : les victimes ont fréquenté le même lycée d'élite, durant l'année 2001-2002. Sont-elles liées par un évènement caché ? Les meurtres du présent ont-ils quelque chose à voir avec des éléments vieux de vingt ans ? Que signifie le sigle MPC et, surtout, qui se cache derrière ? Pressée par le temps, accompagnée de collègues qui ne partagent pas son approche, Louise va devoir jouer des coudes pour faire la lumière sur une affaire enracinée dans le passé.

- Les chemins de Joseph. Guglielmetti, Anne [non disponible à la médiathèque / ni à la BDP]

2019. Département de l'Orne. Un village comme bien d'autres. Trois voix. Celle de Constance, 25 ans, revenue chez sa mère, après des années de silence. Constance qui a autrefois quitté brusquement ce trou provincial pour la capitale où elle n'a pas réussi à faire sa place. La voix de Wassim, médecin venu d'ailleurs, recruté pour pallier un "désert médical". Il est, dans ce paysage, une figure de l'étranger. Sa solitude est celle de tout exilé qui a dû fuir son pays et vit le deuil d'une partie de son existence. Joseph, lui, est l'enfant d'une campagne dont il connaît et chérit le moindre recoin. S'il n'y avait qu'elle (faune, flore...), tout irait bien. Mais il y a les autres. Sa solitude est peuplée des rêves et appels secrets de l'enfance. Pour Anne Guglielmetti, l'écriture commence toujours par la rencontre avec un lieu. Les Chemins de Joseph ne fait pas exception à la règle. Avec, entre ciel et terre, des femmes et des hommes en quête de leur vérité.

- Les trois mousquetaires. Alexandre Dumas [disponible à la médiathèque]

"Les trois mousquetaires" est un roman d’aventures d’Alexandre Dumas paru en 1844. Il relate l’histoire de d'Artagnan, un jeune homme désargenté de 18 ans, venu à Paris pour faire fortune et intégrer le corps des mousquetaires. Dès son arrivée à la capitale, il rencontre trois gentilshommes et mousquetaires du roi Louis XIII : Athos, Porthos et Aramis. Un quatuor se forme. Ensemble, ils devront affronter le cardinal de Richelieu et déjouer les pièges tendus par ses agents afin de sauver l’honneur de la royale et belle Anne d'Autriche.

- Terrasses. Laurent Gaudé [Disponible à la médiathèque]

Vendredi 13 novembre 2015, il fait exceptionnellement doux à Paris – on rêve alors à cette soirée qui pourrait avoir des airs de fête. Deux amoureuses savourent l’impatience de se retrouver ; des jumelles s’apprêtent à célébrer leur anniversaire ; une mère s’autorise à sortir sans sa fille ni son mari pour quelques heures de musique. Partout on va bavarder, rire, boire, danser, laisser le temps au temps. Rien n’annonce encore l’horreur imminente.
Laurent Gaudé signe, avec “Terrasses”, un chant polyphonique qui réinvente les gestes, restitue les regards échangés, les quelques mots partagés, essentiels – écrit l’humanité qui éclot au cœur d’une nuit déchirée par l’impensable. Et offre à tous un refuge, face à un impossible oubli.

- La part du démon. Mathieu Lecerf

Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'aurait jamais dû arriver. Qui voudrait tuer un ange? Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'arrive jamais. Pourtant, c'est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion. Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange. Qui voudrait tuer un ange ? Mais un mystère plane autour d'elle. À l'orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés... Certains prétendent même subir d'horrifiantes expériences. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ? Bientôt, Esperanza sse retrouve seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait...

- Les morts ne chantent pas. Jussi Adler Olsen

Combien de temps peut-on être tenu pour responsable de ses actes ? Carl Mørck a depuis peu quitté le Département V pour prendre sa retraite que déjà le crime se rappelle à lui. Un enregistrement audio, la voix d'une femme agressée, un silence brutal. Une vieille affaire - un drame conjugal suivi d'un suicide - qui avait pourtant été classée. Or, la bande sonore ne laisse aucun doute : il s'agit d'un meurtre. À la demande de Carl, le Département V, en piètre état depuis son départ, reprend l'affaire, et lève le voile sur des faits qui se seraient déroulés à la fin des années 1980, dans une prestigieuse école réputée pour son choeur de jeunes garçons. Dans ce thriller intense qui nous parle de rêves brisés, d'innocence et de cruauté, le géant du polar danois Jussi Adler-Olsen s'allie aux journalistes et romancières Line Holm et Stine Bolther pour une nouvelle enquête du Département V. Trois plumes pour un même frisson.

- Garcia Lorca et le poète birman. Nour Malowé [Disponible à la médiathèque]

– Apportez-moi un livre interdit.
– Un livre interdit ?
– García Lorca, "Noces de sang". Ce livre détient la réponse à l'énigme de ma vie.
Depuis des décennies, la Birmanie vit sous le joug d'une junte militaire impitoyable. Là-bas, les mots sont plus redoutés que les armes : lire est un crime, et la littérature, un acte de résistance. C'est à Naypyidaw, capitale démesurée et presque vide, que se croisent Arun, fils d'un général, poète bâillonné par le totalitarisme, et Jack, écrivain français en exil, à bout de souffle. Ils ont la littérature en commun : l'un mourrait pour elle, l'autre n'attend qu'elle pour revivre.
Jack est celui qu'Arun espérait, celui qui le mènera au livre interdit. Au-delà du récit d'aventure et de la fable politique, García Lorca et le poète birman est une ode à la littérature comme ultime refuge contre la barbarie. À travers la destinée tragique d'Arun, Nour Malowé signe un roman incandescent sur le pouvoir des mots, la beauté, l'amour et la liberté – ces armes silencieuses qui défient l'obscurantisme.

- L'étrange odyssée de la famille Monsieur. Benoit Philippon. [Disponible à la médiathèque]

Monsieur Monsieur, pop star internationale, a émis un dernier souhait avant de mourir : que ses cendres soient disséminées au nord de l'Islande, sous une aurore boréale. Voici donc son excentrique famille réunie à bord d'un yacht pour une traversée aussi émouvante que déjantée. Mais l'ancre à peine levée, sonne l'heure des règlements de compte. Non-dits et reproches s'expriment soudain, au point de faire exploser la cocotte-minute familiale ! Cerise sur le gâteau : un jeu de piste en forme de chasse au trésor, mis au point par le feu monsieur Monsieur. À la clef : son héritage. Que le meilleur gagne !

- La passion selon Juette. Clara Dupont Monod [réservé à la BDP]

Juette naît en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. Mariée à treize ans, elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Elle n’a qu’un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre. À quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l’Église n’aime pas les âmes fortes... De ce Moyen Âge traversé de courants mystiques et d’anges guerriers, qui voit naître les premières hérésies cathares, Clara Dupont-Monoda gardé ici une figure singulière de sainte laïque.

- La proie. Yrsa Sigurdardottir [Disponible à la médiathèque]

Après une soirée arrosée à Reykjavík, un groupe d’amis part en randonnée dans la réserve naturelle de Lónsöræfi. En plein hiver, au cœur des vents glacials, ils s’évanouissent. Quand les secours atteignent enfin leur campement déserté, une seule certitude s’impose : quelque chose les a poussés à fuir dans la panique, presque nus, vers la blancheur hostile. Au même moment, la station radar isolée de Stokksnes devient le théâtre d’évènements troublants. Le technicien de garde croit devenir fou – l’interphone, qui n’est plus raccordé depuis des années, sonne subitement dans la nuit. À l’autre bout, une voix d’enfant. Mais en allant inspecter, il n’y a personne. Et la neige immaculée ne ment pas… Paysages qui dévorent, et présences que l’on ne sait nommer, "La Proie" est un thriller glaçant redoutable où l’Islande, magnifique et farouche, révèle ce que la nuit emporte… et ce qu’elle rend.

- Le prieur de Béthléem. Yasmina Khadra {disponible à la médiathèque}

Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un manuscrit qu'il a refusé. L'auteur, un moine palestinien éprouvé par la violence, tient à ce que son récit soit connu de tous et, à travers lui, la tragédie d'une terre en larmes et en sang. Avec un talent remarquable, Yasmina Khadra déploie un texte d'une force impressionnante et empreint d'une poésie très évocatrice sur le naufrage de l'humanité d'aujourd'hui.

- Dans la jungle. Adeline Dieudonné {disponible à la médiathèque }

Une jolie villa dans le Brabant wallon, l'été à la mer, l'hiver au ski, deux enfants : Aurélie et Arnaud se sont construit une vie qui leur ressemble. Pourtant, un soir d'été, Arnaud prend une arme et assassine les siens avant de se suicider.
Adeline Dieudonné rembobine le film de l'histoire de ce couple, du premier regard à la mise en place d'un quotidien bourgeois. À chaque étape, la mécanique prend forme sous nos yeux, insidieuse, inéluctable.
Chronique d'une mise à mort annoncée, ce roman haletant nous entraîne au cœur de la bourgeoisie belge, où il est courant de tutoyer son banquier et où la violence se dissimule derrière les façades de briques blanches.

- La honte. Arttu Tuominen {disponible à la médiathèque}

Sur Internet, personne n'est vraiment qui il prétend être... Dans les rues de la petite ville finlandaise de Pori, Laura, treize ans, disparaît sans laisser de traces. Pour Linda Toivonen, inspectrice à la brigade criminelle et mère célibataire, l'enquête ravive de douloureux souvenirs. Très vite, elle découvre que l'adolescente échangeait avec des hommes plus âgés sur un réseau en ligne aussi opaque qu'inquiétant. Quand Linda s'aperçoit que d'autres jeunes filles ont disparu dans des circonstances similaires, toutes les pistes convergent vers une figure sinistre : Peter Pan, un prédateur qui refuse de grandir. À mesure que l'enquête progresse, une angoisse obsédante s'empare de Linda : et si sa fille était la prochaine sur la liste ? Dans La Honte, Arttu Tuominen explore les zones d'ombres du monde numérique et tisse une toile complexe où se mêlent enquête policière et drame familial.

- Le blues du chat. Sophie Chabanel {disponible sur réservation à la BDP}

Un chat dépressif, des crevettes roses, une cérémonie qui tourne au drame, des fours solaires et un curé bien trop séduisant : autant d’ingrédients pour une enquête-cocktail menée par l’étonnante commissaire Romano et son fidèle adjoint Tellier. Duo aussi improbable qu’efficace. Qui a tué l’ancien banquier véreux en pleine remise de Légion d’honneur ? Ce ne sont pas les suspects qui manquent, mais il s’agira quand même de mettre la main sur le bon. Avec beaucoup de malice et d’humour, Sophie Chabanel tresse avec Le Blues du chat une affaire réjouissante qui vaut son pesant de croquettes ! 

Bonne lecture à tous !

 

 

 

Compte rendu du comithé lectures du vendredi 3 avril 2026

Ce vendredi 3 avril de 15h30 à 17h30, la médiathèque a accueilli son comithé  lecture mensuel dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Lecteurs et lectrices habitués des lieux se sont réunis aux côtés de participants extérieurs, tous animés par une même envie : partager leurs découvertes littéraires et échanger autour de leurs coups de cœur. Au fil des discussions, romans, essais et récits en tout genre ont été présentés avec enthousiasme. Chaque intervention a donné lieu à des échanges riches, parfois passionnés, où les impressions se croisent et les points de vue s’enrichissent. Ce mélange de regards, entre habitués de la médiathèque et nouveaux venus, a contribué à créer une dynamique particulièrement vivante et ouverte. Installés confortablement autour d’un bon thé et accompagnés de petits gâteaux, les participants ont pu prendre le temps de discuter, de recommander des ouvrages et de noter de futures lectures. Ce cadre convivial a favorisé la spontanéité des échanges et renforcé le plaisir de partager. Ce comité de lecture s’inscrit pleinement dans la volonté de la médiathèque de faire du livre un vecteur de rencontre et de dialogue. Une belle réussite pour cette édition, qui donne sans aucun doute envie de renouveler l’expérience très prochainement ! Voici ci-dessous les livres évoqués lors de comithé lectures:

- Kolkhoze. Emmanuel Carrère. Disponible à la médiathèque

Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de notre mère, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze." Kolkhoze est le roman vrai d'une famille sur quatre générations, qui couvre plus d'un siècle d'histoire, russe et française, jusqu'à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s'en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Denis Podalydès nous emporte avec un talent immense dans cette saisissante fresque familiale, où l'intime se mêle brillamment à l'universel.

- On l'appelait Bennie Diamond. Michel Dichter. Disponible à la médiathèque [Appartient à la BDP]

Anvers, années 70. Le jeune Bennie Goodman sait que son père Moshé aimerait mieux le voir à la synagogue qu’à fureter dans les ruelles du quartier des diamantaires. Mais c’est plus fort que lui : la prière l’ennuie, le diamant le fascine. Après tout, c’est dans ce secteur que son grand-père Yéhuda a fait fortune, et quoique le patriarche ait coupé les ponts avec son fils et son petit-fils, ce dernier ne peut réprimer sa fascination.Des ateliers de taille aux vastes salles de négoce de la Bourse, Bennie ne renoncera devant rien pour se faire sa place et un nom. Son ascension, pourtant, n’est pas vue d’un bon œil par les puissants de la ville – pour qui se prend-il, ce gamin sans pedigree, qui vient leur voler ce qui leur revient de droit ? Michaël Dichter signe un ambitieux roman d’apprentissage au cœur de la communauté des diamantaires, porté par le plus flamboyant des héros.

- Sorcières : la puissance invaincue des femmes. Mona Chollet. Disponible à la médiathèque

Tremblez, les sorcières reviennent ! disait un slogan féministe des années 1970. Image repoussoir, représentation misogyne héritée des procès et des bûchers des grandes chasses de la Renaissance, la sorcière peut pourtant, affirme Mona Chollet, servir pour les femmes d'aujourd'hui de figure d'une puissance positive, affranchie de toutes les dominations. Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ? Ce livre en explore trois et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante –; puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant –; puisque l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d'horreur. Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

- La collision. Paul Gasnier. Disponible à la médiathèque

En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain à 80km/h. Dix ans plus tard, son fils, qui n'a cessé d'être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il observe la façon dont ce genre de catastrophe est utilisé quotidiennement pour fracturer la société et dresser une partie de l'opinion contre l'autre. Il décide de se replonger dans la complexité de cet accident, et de se lancer sur les traces du motard pour comprendre d'où il vient, quel a été son parcours et comment un tel événement a été rendu possible. En décortiquant ce drame familial, Paul Gasnier révèle deux destins qui s'écrivent en parallèle, dans la même ville, et qui s'ignorent jusqu'au jour où ils entrent violemment en collision. C'est aussi l'histoire de deux familles qui racontent chacune l'évolution du pays. Un récit en forme d'enquête littéraire qui explore la force de nos convictions quand le réel les met à mal, et les manquements collectifs qui créent l'irrémédiable.

- Et la joie de vivre. Gisèle Pélicot. Disponible à la médiathèque

"Cette histoire ne m'appartient plus totalement. Elle a réveillé une douleur muette et profonde, montée de la nuit des temps. Elle a suscité la sidération. Comment comprendre ce qui m'est arrivé, ce que mon calvaire a ensuite déclenché ? Il m'a fallu marcher le long d'une faille, la mienne. Comme le funambule sur la corde raide, je dois avancer. Je voudrais par ce livre mettre des mots sur ce que j'ai traversé. Dire que je n'ai plus peur d'être seule, que j'ai retrouvé la joie de vivre. Dire que je suis vivante." Ce récit bouleversant, écrit avec la romancière Judith Perrignon, raconte l'histoire exceptionnelle de Gisèle Pelicot et celle de sa courageuse décision de rendre public le procès de ses agresseurs, encourageant par son geste toutes les victimes à ne plus jamais avoir honte.

- Je suis ma liberté. Nasser Abu Srour. Disponible à la médiathèque

Incarcéré à perpétuité dans les geôles israéliennes, Nasser a dit adieu au monde. Au fil des années, un lien particulier s'est noué entre ce Palestinien et le mur qui lui fait face : celui-ci s'anime, répond et change d'apparence selon que l'espoir ou le renoncement domine. Surtout, il lui inspire ce texte. Depuis sa cellule, Nasser raconte son histoire et celle de son peuple comme s'il les extirpait du mur, faisant surgir par ses mots le monde qu'il a quitté. Lorsque Nanna, une jeune avocate qui rend visite aux prisonniers, s'éprend de cette âme libre, le monologue du condamné devient dialogue ardent. Mais l'amour peut-il patienter ? Tels les Bédouins puisant dans un lexique infini pour décrire le désert, Nasser Abu Srour fait de sa prison un univers en expansion. Entre réalité et onirisme, Je suis ma liberté est un hommage visionnaire au pouvoir émancipateur de la littérature.

- La tresse. Laetitia Colombani. Disponible à la médiathèque

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

- La maison des silences. Donato Carrisi. Disponible à la médiathèque

ON PEUT FUIR LA RÉALITÉ. PAS NOS CAUCHEMARS. Toutes les nuits, Matias, neuf ans, affirme que ses rêves sont hantés par une dame silencieuse vêtue de noir, au point que le petit développe une phobie du sommeil. Désespérés, ses parents se tournent alors vers Pietro Gerber, l’illustre hypnotiseur d’enfants, afin de le soigner. Au fil des séances, Gerber comprend que l’histoire racontée par Matias révèle des indices sur un crime irrésolu depuis des années. Et que le sort d’une inconnue pourrait bien dépendre de cette enquête où le réel et le surnaturel se confondent. Afin de sauver les innocents d’une menace hors norme, Pietro Gerber devra défier les lois de la raison et affronter les démons de son passé.


- L'éducation des papillons. Donato Carrisi. Disponible à la médiathèque

Serena est une redoutable femme d’affaires, qui vit de manière opulente à Milan. Mais, lorsqu’elle tombe accidentellement enceinte d’Aurora, elle doit endosser la toute nouvelle responsabilité de mère. Six ans plus tard, dans une colonie de vacances nichée au cœur des montagnes suisses, un incendie ravageur menace la vie des douze jeunes pensionnaires. Les équipes de secours croient les avoir toutes retrouvées, or il manque Aurora. Aucune trace de son corps n’est repérée dans les décombres. Cependant, le deuil de Serena n’est que de courte durée : une personne anonyme la contacte, affirmant que sa fille est non seulement vivante, mais aussi en danger. Sa plus grande mission commence alors : sauver Aurora.

- Le visage de la nuit. Cécile Coulon. Disponible à la médiathèque

Depuis qu'il a survécu à une fièvre mortelle, personne n'a vu son visage. Chaque nuit, l'enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s'enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres. Alors qu'il entre dans l'adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales. Mais elle aussi porte un secret et rêve d'échapper à l'avenir qui lui est promis.

- Dans les brumes de Capelans. Olivier Norek. Disponible à la médiathèque

Le grand retour du capitaine Coste. Une île de l'Atlantique battue par les vents, le brouillard et la neige. Un flic qui a disparu depuis six ans et dont les nouvelles missions sont classées secret défense. Sa résidence surveillée, forteresse imprenable protégée par des vitres pare-balles. Une jeune femme qu'il y garde enfermée. Et le monstre qui les traque.

 

Compte-rendu du comité de sélection jeunes (11 mars 2026)

Comité de sélection jeunes “Les DesPenseurs”

La première séance du comité de sélection jeunes s’est tenue dans une ambiance à la fois studieuse et conviviale. Le groupe était composé de dix participants dont les âges allaient de 9 à 12 ans. La rencontre a débuté par un temps d’échange durant lequel chacun a pu présenter son livre préféré emprunté à la médiathèque. Ce moment a permis de découvrir des goûts de lecture variés et d’encourager la prise de parole de tous. Les discussions se sont ensuite orientées vers les critères de choix des lectures : recommandations, couvertures, résumés, séries connues ou encore conseils des proches. L’objectif du comité a ensuite été présenté : participer activement aux acquisitions du secteur jeunesse, avec un budget de 250 € tous les deux mois. Les jeunes ont ainsi travaillé à la sélection de documents dans plusieurs catégories : mangas, romans pour préadolescents et adolescents, bandes dessinées jeunesse et documentaires. Ils ont dû réfléchir à une répartition équilibrée du budget entre ces différents genres. Après quelques hésitations au démarrage, une véritable dynamique de groupe s’est installée, avec une belle émulation et des échanges riches. Les participants se sont investis avec sérieux et enthousiasme dans leurs choix. La commande a été finalisée et envoyée dès le lendemain, le jeudi 12 mars. Bonne nouvelle : aucun ouvrage n’est indisponible, la commande est donc complète. Les livres seront récupérés à la librairie le mardi 24 mars.

À leur arrivée à la médiathèque, les documents nécessiteront environ une semaine de traitement (catalogage, équipement et couverture) par l’équipe des bibliothécaires. Ils seront ensuite mis de côté en priorité pour les membres du comité, qui pourront les emprunter et partager leurs retours de lecture.

Lors de cette première séance, une “boîte à outils” a également été remise aux participants, afin de les guider dans leurs futures recherches de livres adaptés à leur âge et à leurs centres d’intérêt.

La prochaine réunion du comité “Les DesPenseurs” se tiendra le mercredi 6 mai à 16 heures. Elle permettra notamment de faire un retour sur les lectures et de poursuivre cette belle aventure collective autour du livre.

Vous trouverez ci-dessous les coups de coeur des jeunes (venant de la médiathèque). Nous vous tiendront informés de leurs commandes effectuées et de leurs avis !

- Bande dessinée :Les légendaires. Patrick Sobral (+ 9 ans)

- Manga : Yu - Gi- Oh. Kazuki Takahashi (+ 9 ans)

- Manga : Naruto. Masashi Kishimoto (+ 9 ans)

- Roman : La guerre des clans. erin Hunter (+ 10 ans)

- Manga : Romio Vs Juliet. Yousuke Kaneda  (+ 12 ans)

- Manga : Les carnets de l'apothicaire. Natsu Hyuuga (+ 12 ans)

- Manga : Valkyrie Apocalypse. Keita Izuka (+ 13 ans)

- Manga : Spy x Family. Tatsuya Endo (+ 12 ans)

- Manga : Fire force. Atsushi Ohkubo (+ 9 ans)

- Bande dessinée : Coeur collège. Beka. (+ 10 ans)

 

Comithé lecture du vendredi 6 mars 2026

Le comithé lectures du mois de mars a eu lieu hier, vendredi 6 mars, toujours dans une ambiance simple et conviviale. Voici les romans qui ont été présentés par nos participant(e)s:

- Notre Occitan. Jean-Pierre Reydy

À la fois étude phonétique, exploration du vocabulaire et de la grammaire, regard rétrospectif sur la vie des paysans du Périgord-Limousin, Notre Occitan fourmille d’observations originales, drôles et pénétrantes.
L’aridité apparente du sujet n’efface jamais l’humour et l’émotion qui percent à travers les phrases exemples et l’évocation du passé.
Une visite libre, informelle, du dialecte limousin parlé dans le Nontronnais. Bonne promenade !

- Rose Valland : l'espionne à l'oeuvre. Jennifer LESIEUR

Discrète employée au musée du Jeu de Paume, Rose Valland devient une espionne insoupçonnable pendant l’Occupation. Au péril de sa vie, elle observe le passage de milliers d’œuvres d’art spoliées aux Juifs par les nazis, entreposées dans son musée avant d’être expédiées en Allemagne. Les artistes, les propriétaires, les destinations : elle voit tout, note tout. Pour tout retrouver après la guerre… Dès 1945, devenue « capitaine Beaux-Arts » puis conservatrice, Rose Valland consacre sa vie à récupérer et restituer les biens volés aux victimes du nazisme. Sur 100 000 œuvres d’art, elle en sauvera 60 000. Un destin héroïque vécu dans l’ombre, enfin remis en lumière.

- Désertion. François Bégaudeau

Comment Steve passe-t-il d'une petite ville côtière de France à Raqqa, au coeur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d'enquête amicale trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L'envie non consommée de plastiquer le collège. L'envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque.

- La honte. Artuu Tuominem

Dans les rues de la petite ville finlandaise de Pori, Laura, treize ans, disparaît sans laisser de traces. Pour Linda Toivonen, inspectrice à la brigade criminelle et mère célibataire, l'enquête ravive de douloureux souvenirs. Très vite, elle découvre que l'adolescente échangeait avec des hommes plus âgés sur un réseau en ligne aussi opaque qu'inquiétant. Quand Linda s'aperçoit que d'autres jeunes filles ont disparu dans des circonstances similaires, toutes les pistes convergent vers une figure sinistre : Peter Pan, un prédateur qui refuse de grandir. À mesure que l'enquête progresse, une angoisse obsédante s'empare de Linda : et si sa fille était la prochaine sur la liste ?

- Nos héritages. Anna Hope

Le richissime Philip Brooke vient de mourir, laissant derrière lui un patrimoine grandiose : le plus beau manoir du Sussex, datant du XVIIIᵉ siècle et comprenant pas moins d'une vingtaine de chambres, entouré d'un domaine luxuriant de centaines d'hectares. Mari volage et père absent, il n'est regretté ni de sa femme ni de ses trois enfants. En revanche, sa vaste fortune déclenche des conflits galopants dans la famille car chacun veut mettre la main sur cette succession hors norme. Le clan Brooke réussira-t-il à ne pas voler en éclats avant le jour de l'enterrement ? Drame familial haut en couleur et en tensions, Nos héritages nous plonge dans les arcanes fascinants d'une famille d'aristocrates britanniques tiraillée par l'argent et les secrets du passé. Anna Hope signe ici son grand retour au roman, qui comblera les lecteurs de Nos espérances.

- La cabane dans les arbres. véra Buck

C’est l’heure des vacances. Henrik et Nora ont décidé de partir en Suède avec Fynn, leur fils de cinq ans. Mais à peine arrivés dans leur jolie maison isolée au cœur de la forêt, une sensation d’oppression les étreint. Très vite, ce qui devait être un été idyllique se transforme en cauchemar : le squelette d’un enfant est déterré dans les environs et, peu après, Fynn disparaît. Alors que ses parents remuent ciel et terre pour le retrouver, Rosa, une troublante jeune femme passionnée de botanique, découvre un terrible secret dissimulé au fond des bois. Y a-t-il un lien entre la disparition de Fynn et le petit squelette ? Et qu’en est-il de la cabane perchée dans le vieux frêne, un endroit sinistre qui semble encore habité ?

- La nuit au coeur. natacha Appanah

"De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi." La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.

Comithé lecture du vendredi 6 février 2026

Voici, ci-desous les livres évoqués par les participant(e)s du Comithé lecture qui a eu lieu hier vendredi 6 février, toujours dans une bonne ambiance, simple et bienveillante.

- La librairie Morisaki. Satoshi Yagisawa

Takako a le coeur brisé lorsque Hideaki, l'homme qu'elle aime, lui annonce ses fiançailles. Dévastée, la jeune femme ne supporte plus de le croiser au travail et démissionne. Takako a bien du mal à remonter la pente... jusqu'au jour où elle reçoit un coup de téléphone de son oncle Satoru, qu'elle n'a pas revu depuis de nombreuses années. L'homme, un peu excentrique, est à la tête d'une vieille librairie d'occasion, implantée à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes à Tokyo. Il lui propose de venir l'aider, et même de s'installer au premier étage de la boutique. Voyant enfin l'avenir lui sourire, Takako accepte et découvre parmi tous ces livres un nouveau langage qui lui était jusque-là inconnu...

- Le chant d'Haïganouch (suite de "L'oiseau bleu d'Erzerum"). Ian Manook.

Ils en rêvaient : reconstruire leur pays et leur histoire. Comme des milliers d’Arméniens, Agop, répondant à l’appel de Staline, du Parti Communiste français et des principales organisations arméniennes de France, quitte sa famille et embarque en 1947 à bord du Rossia dans le port de Marseille. Mais, au bout du voyage, c’est l’enfer soviétique qu’il découvre. Sur les bords du lac Baïkal, Haïganouch, une poétesse aveugle, séparée de sa sœurlors du génocide de 1915, aujourd’hui traquée par la police politique, affronte, elle aussi, les tourments de l’Histoire. Des camps de travail d’Erevan aux goulags de Iakoutsk, leurs routes se croisent plus d’une fois, au fil d’une odyssée où la peur rencontre l’espoir, le courage et l’entraide.

- Nourrices. Séverine Cressan

Dans ce village, c'est du corps des femmes qu'on tire l'argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d'autres une "petite de la ville". Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n'hésite pas à échanger les bébés. L'enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée...
Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l'enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.

- Les dames de Kimoto. Sawako Ariyoshi (n'est pas dans le fond de la médiathèque)

Le mont Kudo était encore voilé par les brumes matinales de ce début de printemps. La main serrée dans celle de sa grand-mère, Hana franchissait les dernières marches de pierre menant au temple Jison. L'étreinte de la main autour de la sienne lui rappelait que, maintenant qu'elle allait être admise comme bru dans une nouvelle famille, elle cesserait d'appartenir à celle où elle avait vécu les vingt années de son existence". A travers le récit des amours, des passions et des drames vécus par trois femmes de générations différentes, Les dames de Kimoto dresse un tableau subtil et saisissant de la condition féminine au Japon depuis la fin du XIX  siècle.

- La cabane dans les arbres. Vera Buck

C’est l’heure des vacances. Henrik et Nora ont décidé de partir en Suède avec Fynn, leur fils de cinq ans. Mais à peine arrivés dans leur jolie maison isolée au cœur de la forêt, une sensation d’oppression les étreint. Très vite, ce qui devait être un été idyllique se transforme en cauchemar : le squelette d’un enfant est déterré dans les environs et, peu après, Fynn disparaît. Alors que ses parents remuent ciel et terre pour le retrouver, Rosa, une troublante jeune femme passionnée de botanique, découvre un terrible secret dissimulé au fond des bois. Y a-t-il un lien entre la disparition de Fynn et le petit squelette ? Et qu’en est-il de la cabane perchée dans le vieux frêne, un endroit sinistre qui semble encore habité ?

- Sept jours. Fabrice Colin

Un soir de neige, un couple se dispute dans sa voiture.
Les enfants dorment sur la banquette arrière. Après vingt ans de complicité, Marie a trompé Julien. Le ton monte.
Marie descend, claque la portière. Julien feint de poursuivre sa route, mais il fait nuit, c’est la tempête, alors il rebrousse chemin.
La forêt s’étend, impénétrable. Julien ratisse les environs pendant des heures : aucune trace de Marie. Une enquête est lancée ; elle ne donnera rien.
Sept ans s’écoulent, sept ans pendant lesquels Julien et les enfants doivent apprendre à vivre avec le mystère absolu de cette disparition.

- Le diplôme. Amaury Barthet

Jeune, intelligente, Nadia a toutes les compétences pour réussir. Il ne lui manque qu'un diplôme pour en attester et lui ouvrir les portes d'un avenir meilleur. Conquête pour certains, droit inné pour d'autres, ce sésame agit ici comme le révélateur d'un vaste mensonge érigé en système. Guillaume, prof de banlieue désabusé, va lui en offrir les clés. Mais si le mérite se monnaie au même titre que le sexe, le pouvoir et les idéaux, quel est le prix à payer?

- La passagère du silence. Fabienne Verdier

Tout quitter pour partir seule au n fond de la Chine communiste, à la recherche des secrets oubliés de la peinture traditionnelle chinoise, était-ce bien raisonnable ? C'est en tout cas ce qu'a décidé Fabienne Verdier : en ce début des années 1980, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts se retrouve dans une école d'art de la province du Sichuan et y affronte tous les obstacles, des difficultés de la vie quotidienne aux interdictions d'ordre politique. Oubliant l'Occident, elle devient l'élève de grands artistes méprisés et marginalisés par la Révolution culturelle, qui l'initient aux codes d'un art millénaire.

- La part du démon. Mathieu Lecerf

​Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'aurait jamais dû arriver. Qui voudrait tuer un ange?

Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'arrive jamais. Pourtant, c'est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion. Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange.
Qui voudrait tuer un ange ?
Mais un mystère plane autour d'elle. À l'orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés... Certains prétendent même subir d'horrifiantes expériences. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ?
Bientôt, Esperanza sse retrouve seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait...

- Cheptel. Céline Denjean

Un adolescent surdoué tombe dans un torrent. Blessé, il est secouru par une étrange communauté auto vivrière dont la survie repose sur la peur de l'extérieur... Un vieux notaire résolu à percer le secret de sa naissance.
Un ado piégé en montagne, un jour de rando. Une jeune femme soumise aux ordres d'une mystérieuse Grande Prêtresse. Entre ces trois êtres si dissemblables en tout, il n'est qu'un seul point commun. Le Cheptel. Intégrée à la cellule TEH d'Interpol – pour Trafic d'Êtres Humains –, l'équipe du capitaine Eloïse Bousquet remonte une piste rouge de sang. Celle d'un monde clandestin où l'homme n'est que bétail – une marchandise, un jouet – à la merci des vices des puissants...

- Ame brisée. Akira Mizubayashi

Rei éprouva comme une brûlure d'estomac, une chaleur acide, à la fois intense et diffuse, qui vous monte à la gorge. Un énorme bloc d'émotions glacées se mettait à fondre peu à peu sous l'effet de cette chaleur intérieure dormante. Le temps se défossilisait, recommençait à trembler."Tokyo, 1938. En pleine guerre entre le Japon et la Chine, quatre violonistes amateurs se réunissent régulièrement pour répéter. Un jour, ils sont interrompus par des soldats, soupçonnés de comploter contre le pays. Caché dans une armoire, Rei assiste à l'arrestation de son père. Cet événement constitue pour lui la blessure première qui déterminera son destin... Mais le passé peut-il être réparé ?

- Toutes les époques sont dégueulasses. Laure Murat (réservé à la BDP)

Depuis quelques années, un malaise s’est installé dans la culture contemporaine. Ici on récrit les classiques pour les purger du racisme et du sexisme, ailleurs on en appelle à une surenchère de contextualisations et on s’appuie sur des sensitivity readers (démineurs éditoriaux). Et si la question qui sous-tend ce vaste débat était mal posée ? S’il s’agissait, dans bien des cas, d’argent et non d’éthique ? Si la censure n’était pas du côté qu’on croit ? Si les précautions prises à tout contextualiser produisaient à terme un effet pervers ? À l’aide d’exemples concrets et finement analysés, notamment des œuvres de Ian Fleming, Agatha Christie, Roald Dahl, Hergé, Claire de Duras ou encore Mark Twain, Laure Murat tente de rebattre les cartes d’une polémique qui, à force d’amplifier, brouille les vrais enjeux de la création et de sa dimension politique.

 

 

Le 1er comithé lecture de l'année a réuni ses participants et habituels et continue de recevoir de nouvelles personnes. Dans une ambiance toujours conviviale et autour d'un bon thé, voici donc la liste des coups de coeur littéraires des participants et participantes du comithé lecture:

- Tant que le café est encore chaud. Toshikazu KAWAGUCHI

Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.

- Les vivants au prix des morts. René FREGNI

Chaque midi, sur les quais du Vieux-Port, les poissonnières se mettent à crier : "Les vivants au prix des morts !" Et l'on se demande s'il s'agit du poisson ou de tous ces hommes abattus sur un trottoir, sous l'aveuglante lumière de Marseille... René préfère à l'agitation de la ville la quiétude de l'arrière-pays et la douceur d'Isabelle. Mais Kader, un détenu qu'il a rencontré lorsqu'il animait des ateliers d'écriture à la prison des Baumettes, s'est évadé. Kader, un encombrant revenant, belle gueule de voyou, braqueur multirécidiviste, spécialiste de l'évasion, traqué par toutes les polices, est en quête d'une planque.

- Les aiguilles d'or. Michael MacDowell

Dans le New York de la fin du XIXe siècle coexistent deux mondes que tout oppose. D’un côté, l’opulence et le faste. De l’autre, le vice monnayé et l’alcool frelaté. C’est à leur frontière, au coeur de l’infâme Triangle Noir, qu’une famille fortunée va chercher à asseoir sa notoriété en faisant mine de débarrasser la ville de sa corruption. Les Stallworth, dirigés d’une main de fer par leur patriarche, l’influent et implacable juge James Stallworth, assisté de son fils Edward, pasteur aux sermons incendiaires, et de son gendre Duncan Phair, jeune avocat à la carrière prometteuse, ont un plan impeccable : déraciner le mal en éradiquant une lignée corrompue de criminelles : les Shanks.

- L'amulette. Michael MacDowell

Alabama, 1960. Alors que Dean Howell fait ses classes avant d'être envoyé au Vietnam, un accident le laisse dans un état végétatif. Sa femme Sarah voit alors sa morne vie devenir un enfer : après de longues journées à l'usine, elle doit s'occuper de son mari léthargique, tout en supportant son odieuse belle-mère, Jo, qui accuse la ville entière du sort de son fils. Lorsque celle-ci offre une étrange amulette à l'homme qu'elle tient pour responsable, se met en branle une implacable danse macabre. Et tandis que meurtres inexplicables et morts accidentelles s'enchainent, Sarah doit faire face à l'impossible réalité : cette amulette joue peut-être un rôle dans cette hécatombe et elle doit a tout prix mettre la main dessus.

- Je suis ma liberté. Nasser Abu SRUR

Incarcéré à perpétuité dans les geôles israéliennes, Nasser a dit adieu au monde. Au fil des années, un lien particulier s'est noué entre ce Palestinien et le mur qui lui fait face : celui-ci s'anime, répond et change d'apparence selon que l'espoir ou le renoncement domine. Surtout, il lui inspire ce texte. Depuis sa cellule, Nasser raconte son histoire et celle de son peuple comme s'il les extirpait du mur, faisant surgir par ses mots le monde qu'il a quitté. Lorsque Nanna, une jeune avocate qui rend visite aux prisonniers, s'éprend de cette âme libre, le monologue du condamné devient dialogue ardent. Mais l'amour peut-il patienter ? Tels les Bédouins puisant dans un lexique infini pour décrire le désert, Nasser Abu Srour fait de sa prison un univers en expansion. Entre réalité et onirisme, Je suis ma liberté est un hommage visionnaire au pouvoir émancipateur de la littérature.

- James. Percival EVERETT

« Ces gamins blancs, Huck et Tom, m’observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j’étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [...] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu’ils veulent. » Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable. James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.

- Les deux morts de Charity Quinn. Katerina AUTET

Bienvenue à Georgetown, quartier huppé de Washington. C'est ici que réside Charity Quinn, une avocate de renom. À l'approche de Noël, Charity est victime d'un accident qui la laisse défigurée. Ou serait-ce une tentative de meurtre ? Celle qui a passé sa vie à parler pour les autres se mure dans le silence. À croire qu'elle espère que le coupable s'en sorte...
Dans cette enquête menée par deux détectives débutants, une seule certitude : le bien comme le mal sont une question de point de vue.

- Le lac de nulle part. pete Fromm

Un huis clos à ciel ouvert, qui mêle drame familial et amour des grands espaces. Un succès porté par les libraires. Trig et Al, frère et soeur jumeaux, n'ont plus de contact avec leur père depuis des années. Et voilà qu'il réapparaît en réclamant « une dernière aventure » ensemble : un mois à sillonner en canoë un dédale de lacs du Canada. À la fois excités de retrouver la complicité de leur enfance et intrigués par ces retrouvailles soudaines, les jumeaux acceptent le défi. Mais dès le départ, un malaise s'installe : leur père a étrangement mal préparé l'expédition, qui s'annonce pourtant périlleuse. Alors qu'ils s'enfoncent dans la nature sauvage, le comportement de leur père les étonne de plus en plus.

- Les lionnes persanes. Marjane KAMALI

Téhéran, 1950. L'année de ses sept ans, Ellie a tout perdu : son père, son confort, et l'insouciance de son enfance dorée. Dans les ruelles modestes de son nouveau quartier, elle trouve refuge dans l'amitié lumineuse de Homa, une fillette courageuse et indomptable. Ensemble, elles apprennent à cuisiner, explorent les allées bigarrées du grand bazar et rêvent de devenir aussi fortes et libres que des lionnes. Mais lorsqu'Ellie retrouve le luxe et l'élitisme d'une vie bourgeoise, leurs chemins se séparent. Leurs retrouvailles, des années plus tard, viennent de nouveau bouleverser leur existence et réveiller leurs ambitions communes. Jusqu'à ce qu'un jour, la politique instable d'un Iran en pleine tourmente les pousse à une trahison lourde de conséquences.

- L'immeuble Yacoubian. Alaa AL-ASWANY

Construit en plein cœur du Caire dans les an nées 1930, vestige d’une splendeur révolue, l’immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l’Égypte du XXIe siècle. Dans son escalier se croisent ou s’ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l’affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d’un patron…
Témoin d’une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous dans le même piège, celui d’une société dominée par la corruption politique, la montée de l’islamisme, les inégalités sociales, l’absence de liberté sexuelle et la nostalgie du passé.

Comithé lectures du vendredi 5 décembre

Le comithé lecture de vendredi dernier s'est réuni dans une ambiance chaleureuse et conviviale autour d'un bon thé et de chocolats, de pain d'épices et bien entendu de coups de coeur littéraires. Voici les titres évoqués durant ce dernier thé lectures:

- Kolkhoze. Emmanuel Carrère.

Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de notre mère, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze.

- Je suis ma liberté. Nasser Abu Srour

Incarcéré à perpétuité dans les geôles israéliennes, Nasser a dit adieu au monde. Au fil des années, un lien particulier s'est noué entre ce Palestinien et le mur qui lui fait face : celui-ci s'anime, répond et change d'apparence selon que l'espoir ou le renoncement domine. Surtout, il lui inspire ce texte. Depuis sa cellule, Nasser raconte son histoire et celle de son peuple comme s'il les extirpait du mur, faisant surgir par ses mots le monde qu'il a quitté. Lorsque Nanna, une jeune avocate qui rend visite aux prisonniers, s'éprend de cette âme libre, le monologue du condamné devient dialogue ardent. Mais l'amour peut-il patienter ? Tels les Bédouins puisant dans un lexique infini pour décrire le désert, Nasser Abu Srour fait de sa prison un univers en expansion. Entre réalité et onirisme, Je suis ma liberté est un hommage visionnaire au pouvoir émancipateur de la littérature.

- Entre toutes. Franck Bouysse.

Franck Bouysse, une fois n'est pas coutume, livre avec une pudeur saisissante l'histoire de sa famille et prouve ici qu'il est aussi talentueux dans le récit de l'intime que dans la fresque romanesque. C'est beau et déchirant, c'est plein d'allégresse et de tragique : c'est la vie comme elle va.

- Nourrices. Séverine Cressan.

Dans ce village, c'est du corps des femmes qu'on tire l'argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d'autres une "petite de la ville". Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n'hésite pas à échanger les bébés. L'enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée...
Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l'enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.

Le Christ s'est arrêté à Eboli. Carlos Lévi

"Le Christ s'est arrêté à Éboli", disent les paysans de Gabliano, petit village de Lucanie, tellement ils se sentent abandonnés, misérables. L'auteur, antifasciste, a vécu là, en résidence surveillée, de 1935 à 1936. L'histoire de son séjour forcé parmi ces gens frustes et douloureux a été un des grands événements de la littérature italienne.

- Confiteor. Jaume Cabré.

Avant que la lucidité ne le quitte à jamais, un homme écrit à la femme de sa vie, dans le chaos absolu d’une mémoire vacillante, de longs feuillets recto/verso. D’un côté : l’itinéraire d’un enfant sans amour et l’affliction d’un adulte sans dieu ; de l’autre : l’histoire du Mal souverain. «Confiteor» (en latin : «je confesse») est une véritable cathédrale profane.

- L'ombre du vent. Carlos Ruiz Zafon

Daniele Sempere a presque onze ans lorsqu’il pénètre pour la première fois dans un lieu secret nommé “Le Cimetière des Livres oubliés”. Il doit, dans cette bibliothèque labyrinthique, aller à la rencontre du texte qui l’accompagnera tout au long de sa vie. Mais il va apprendre qu’on ne choisit pas un livre, c’est lui qui nous adopte. Élevé au rang de classique contemporain, “L’Ombre du vent” est une quête, celle de la littérature, intimement liée à la vie, mais toujours plus forte que celle-ci.

- Transylvania. Nicolas Beuglet.

Encore aujourd'hui, on prétend que le château de Bran, en Transylvanie, était la propriété du comte Dracula. Rares sont ceux qui s'arrêtent dans cet hôtel reculé, cerné par la neige et la glace. L'endroit paraît habité par des fantômes depuis la nuit des temps. C'est là que la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée pour enquêter sur un meurtre étrange. Un cadavre gît dans une chambre. Celui de l'unique client de l'établissement. À ses côtés traîne une vieille malle verrouillée. Avant de disparaître, l'assassin a inscrit un tatouage énigmatique sur la main de sa victime. Mina Dragan ne le sait pas mais c'est pour elle le début d'un jeu de piste terrifiant qui lui fera découvrir la face cachée et peut-être pas si imaginaire des contes de fées de notre enfance. Et si la clé de tous ces mystères se trouvait dans un seul livre ? Un livre fondateur. Il était une fois Transylvania...

 

Bonne lecture à tous !

Compte rendu du comithé lectures du 7 novembre 2025

Ce vendredi 7 novembre, le comithé lectures s'est réuni dans une bonne ambiance autour d'un bon thé. Voici ci-dessous, les titres évoqués par les participant(e)s: 

Chien 51. Laurent Gaudé

Un matin, dans un quartier miséreux de la zone 3 de Magnapole, un corps est retrouvé ouvert le long du sternum. Zem Sparak, “chien” de son état, est appelé sur les lieux rongés par les pluies acides. Placé sous la tutelle de Salia Malberg, une ambitieuse inspectrice de la zone 2, il se lance dans une investigation qui va rompre le renoncement dans lequel il s’est depuis longtemps retranché. Pourtant, bien avant que la Grèce ne meure, avant qu’elle ne soit rachetée par le consortium GoldTex, Sparak y a connu l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi. Sous les ciels en furie d’une mégalopole privatisée, “Chien 51” se fait l’écho de notre monde inquiétant. Mais ce roman abrite aussi le souvenir ardent de ce qui fut, à transmettre pour demain, comme un dernier rempart à notre postmodernité.

Salina. Laurent Gaudé

Trois fois exilée, Salina incarne le rejet de l'étrangère comme l’humiliation faite aux femmes trop libres. Enfant-malheur abandonnée par les siens dès sa naissance, elle n’est sauvée des hyènes que pour être livrée à la méchanceté du monde. Au lendemain de sa mort, son fils Malaka raconte sa vie. Peu à peu, ses mots transforment une existence de larmes en destinée légendaire, et la marginalité en signe d’élection. De cette tragédie hors du temps et des lieux, Laurent Gaudé a d’abord fait une pièce de théâtre avant de livrer cette épopée contemporaine captivante, qui est aussi une célébration de la puissance du verbe.

Le cercle des jours. Ken Follett

Seft est tailleur de silex. Sous la chaleur estivale, il traverse la Grande Plaine pour participer aux célébrations du solstice d'été qui marquent une nouvelle année. Il espère y vendre le fruit de son travail... et revoir Neen dont il est épris. Issue d'une famille puissante d'éleveurs, la jeune fille pourrait lui offrir une nouvelle vie, loin de la violence de son clan. Mais c'est Joia, la soeur de Neen, qui va changer le destin de tous. Visionnaire et déterminée, elle rêve de bâtir un immense cercle de pierres pour rassembler les communautés ennemies de la plaine. À ses côtés, Seft va s'engager dans un projet fou : ériger un monument sacré, malgré la sécheresse, les mauvaises récoltes et les conflits qui s'intensifient. Mais quand un acte d'une cruauté insoutenable déclenche la guerre, le rêve de paix et d'unité menace de s'effondrer... Dans son nouveau roman, Ken Follett, le maître incontesté du roman épique, explore les origines de l'un des plus grands mystères de l'humanité : les pierres géantes circulaires de Stonehenge.

Les éléments. John Boyne

D’une mère en fuite sur une île à un jeune prodige des terrains de football en passant par une chirurgienne des grands brûlés hantée par des traumatismes, et enfin, un père qui monte dans un avion pour un voyage initiatique avec son fils, John Boyne crée un kaléidoscope de quatre récits entrelacés pour former une fresque magistrale. Grâce à une prose envoûtante, John Boyne sonde les éléments et les êtres avec une empathie extraordinaire et une honnêteté implacable, nous mettant sans cesse au défi de confronter nos propres définitions de la culpabilité et de l’innocence. 

Comme en amour. Alice Ferney

Comment naît l’amitié ? Par quelles étapes passe-t-elle pour croître et s’affermir ? Qu’est-ce qui peut la détruire ? Que tolère-t- on de ses amis ? Peut-on rester indifférent à leurs goûts, à leurs idées politiques, à la manière dont ils traitent les autres ? Comment l’amitié s’accommode-t-elle des élans amoureux ? Et une femme peut-elle être l’amie d’un séducteur ? Pour le savoir, Alice Ferney livre un homme et une femme à une rencontre. Marianne, vive et franche, styliste renommée, ancrée dans sa famille. Cyril, secret, caustique, célibataire et séduisant, chroniqueur de la vie artistique. À la faveur d’une interview, leur complicité est immédiate. Bientôt ils se parlent tous les jours. Leur conversation devient libre et intime. Dans le “tourbillon de la vie”, chacun tour à tour écoute, réconforte, propose son aide, mais quand viennent les grandes décisions, chacun n’a-t-il pas aussi son domaine réservé ? En quarante chapitres enlevés, aussi dialogués que le lien qu’ils explorent, Alice Ferney souligne les formes, la valeur et la fragilité de l’amitié entre homme et femme. Vingt-cinq ans après "La Conversation amoureuse", elle écrit une conversation amicale, comme le second volet d’un diptyque dans lequel la parole crée la relation. Parce qu’en amitié "comme en amour", on se parle, d’abord et toujours.

Les vivants. Ambre Chalumeau

Comment naît l’amitié ? Par quelles étapes passe-t-elle pour croître et s’affermir ? Qu’est-ce qui peut la détruire ? Que tolère-t- on de ses amis ? Peut-on rester indifférent à leurs goûts, à leurs idées politiques, à la manière dont ils traitent les autres ? Comment l’amitié s’accommode-t-elle des élans amoureux ? Et une femme peut-elle être l’amie d’un séducteur ? Pour le savoir, Alice Ferney livre un homme et une femme à une rencontre. Marianne, vive et franche, styliste renommée, ancrée dans sa famille. Cyril, secret, caustique, célibataire et séduisant, chroniqueur de la vie artistique. À la faveur d’une interview, leur complicité est immédiate. Bientôt ils se parlent tous les jours. Leur conversation devient libre et intime. Dans le “tourbillon de la vie”, chacun tour à tour écoute, réconforte, propose son aide, mais quand viennent les grandes décisions, chacun n’a-t-il pas aussi son domaine réservé ? En quarante chapitres enlevés, aussi dialogués que le lien qu’ils explorent, Alice Ferney souligne les formes, la valeur et la fragilité de l’amitié entre homme et femme. Vingt-cinq ans après "La Conversation amoureuse", elle écrit une conversation amicale, comme le second volet d’un diptyque dans lequel la parole crée la relation. Parce qu’en amitié "comme en amour", on se parle, d’abord et toujours.

Trois fois la colère. Laurine Roux

Dans les Alpes, à l'époque médiévale, une histoire qui s'empare de questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, le hiatus entre la justice et la vengeance, la tension entre l'empire du passé et les identités à inventer. À quoi s'ajoute ce personnage central de l'œuvre de Laurine Roux : la nature, promesse de refuge, symbole de l'espoir et de la révolte. " Avant toi, il y a eu des fautes. Avec toi, il y en aura. Il faudra réparer. " Le temps des croisades. D'un coup d'épée, une jeune fille tue son grand-père, dit Hugon le Terrible. Ce geste prend racine plusieurs générations en arrière, aux confins des Alpes, où jadis sont nés des triplés affublés d'une mystérieuse tache au cou. Aucun des enfants – séparés au berceau – ne saura rien des deux autres, jusqu'à ce que le destin les entraîne tous dans une formidable épopée mêlant rébellion, vengeance et soif de justice. Dans Trois fois la colère, Laurine Roux s'empare des grandes questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, l'emprise du passé, les identités à inventer, la réparation des victimes. Le tout campé dans une nature souveraine, symbole de l'amour et de l'espoir.

Un pont sur la Seine. Pauline Dreyfus.

D’un côté de la Seine, le village de Champagne. De l’autre, celui de Saint-Amand. Un pont est construit à la fin du XIXe siècle pour les relier. A Saint-Amand, chez les Vernet, on est viticulteur de toute éternité. Le patriarche compte sur ses deux fils pour poursuivre l’exploitation de son fameux chasselas. Mais voilà qu’advient une nouveauté incroyable : le XXe siècle. Il ne sera pas comme le précédent, lequel avait été comme tous les autres, rural. En 1902, une usine ouvre à Champagne. En 1914, c’est la guerre et sa prodigieuse mécanisation. Georges Vernet prend un emploi à l’usine, son frère Lucien est tué au front. Et voici l’évolution dramatique des Vernet, à cause de ce pont qui a rattaché deux villages, deux temps, deux France. Les femmes s’en mêlent. Le jour où une fille de Saint-Amand tombe amoureuse d’un ingénieur de Champagne, l’indignation explose. Et puis l’autre guerre, et puis la mondialisation, et, à chaque fois, conflits et trahisons. Les ponts ne permettent pas toujours de relier, Champagne n’est pas toujours synonyme de fête. Dickens a écrit Un conte de deux villes pour montrer une partie de l’histoire de la révolution politique ; voici un conte de deux villages qui nous raconte l’histoire d’une révolution sociale à travers les inoubliables figures de la famille Vernet. Un roman familial de la France.

Bonne lecture à tous !

Comithé lecture du vendredi 3 octobre

Ce vendredi 3 octobre, les participants au comithé lecture ont pu découvrir en avant première les nouveaux romans adultes acquis par la médiathèque. Ils ont aussi évoqué leurs livres coup de coeur. les voici ci-dessous; n'hésitez pas à les réserver auprès de vos bibliothécaires!

La juive de Shangaï. Marek Halter

Un roman vrai sur un incroyable exode oublié; 

Berlin, 1937. Ruth, juive et talentueuse couturière de 22 ans, se lie d'amitié avec Clara, jeune résistante allemande. Pourchassées, elles décident de rejoindre une destination inattendue : Shanghai, où des milliers de juifs se sont réfugiés. Clara est la première à partir pour la Chine. Ruth, elle, doit traverser l'Europe entière... jusqu'en Sibérie. Grâce au consul japonais de Lituanie, elle obtient un visa pour Kōbe, le grand port du pays du soleil‑levant. Parvenue enfin à Shanghai – ville bouillonnante où se côtoie un monde interlope d'espions, de trafiquants d'opium et de résistants –, elle y retrouve miraculeusement Clara, devenue agente des communistes. La suite ? C'est Bo Xiao-Nao, la fille de Ruth, qui la raconte. orpheline, elle tombe sur un carnet tenu par sa mère. En le feuilletant, elle découvre, bouleversée, le destin fascinant de celle qu'on appellera à jamais la Juive de Shanghai...

Comme tous les après-midi. Zoya Pirzad

Alieh, Rowshanak ou Raheleh sont souvent à leur fenêtre. Entre riz pilaf aux lentilles et les pétunias, le voile et une paire de bas, le mari, les enfants, les aïeuls ou les voisines, elles guettent ce qui va venir conforter ou bousculer leurs habitudes. Au fil des saisons et des générations de femmes, flotte sur ce recueil de nouvelles un parfum de mystère étrange et pénétrant. Par touches légères, se dessine en filigrane, parfois à la lisière du fantastique, un portrait discret mais audacieux de la femme iranienne. Dans un style sobre, Zoyâ Pirzâd épingle comme un papillon rare la fuite du temps et déjoue d’un regard incisif les pièges de la vie quotidienne. 

Ecouter les eaux vives. Emmanuelle Favier

Adrian Ramsay est «oreille d’or» à bord d’un sous-marin nucléaire de la Royal Navy. Isolée du reste du monde, la jeune femme est chargée d’écouter et d’identifier les bruits des profondeurs. Jusqu’au jour où, par l’un de ces hasards que sait faire surgir l’existence, elle rencontre Abel Lorca. Il est aveugle et vit dans une maison loin de tout, au bord de la mer, en Bretagne. Une intense passion amoureuse, dévastatrice, naît entre eux, une passion qui les mènera des rivages de l’Atlantique à ceux de la Méditerranée, là où tout a commencé. Emmanuelle Favier renoue, de sa plume magnifiquement ciselée, avec la veine romanesque du Courage qu’il faut aux rivières.

Glaise. Franck Bouysse

Au cœur du Cantal, dans la chaleur de l’été 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d'à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d'une main atrophiée, ressasse ses rancunes et sa rage. Et voilà qu'il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille, Anna, venues se réfugier chez lui. L'arrivée des deux femmes va finir de bouleverser un ordre jusque-là immuable et réveiller les passions enfouies.

Le Monde d'hier: Souvenirs d'un Européen. Stefab Zweig

Rédigé en 1941 au Brésil où le triomphe du nazisme en Autriche a contraint Zweig à émigrer, Le Monde d'hier raconte une perte : celle d'un monde de sécurité et de stabilité apparentes, où chaque chose avait sa place dans un ordre culturel, politique et social qui nourrissait l'illusion de l'éternité. Un monde austro-hongrois et une ville sans égale, Vienne, qu'engloutira le cataclysme de 1914. Dans ce qui est l'un des plus grands livres-témoignages sur l'évolution de l'Europe de 1895 à 1941, Zweig retrace dans un va-et-vient constant la vie de la bourgeoisie juive éclairée, moderne, intégrée, et le destin de l'Europe jusqu'à son suicide, sous les coups du nationalisme, de l'antisémitisme, de la catastrophe de la Première Guerre mondiale et de l'effondrement de l'Empire austro-hongrois, sans oublier le rattachement de Vienne au Reich national-socialiste. Ce tableau d'un demi-siècle de l'histoire de l'Europe résume le sens d'une vie, d'un engagement d'écrivain, d'un idéal d'une République de l'intelligence par-dessus les frontières. Chemin faisant, le lecteur croise les amis de l'auteur : Schnitzler, Rilke, Rolland, Freud, Verhaeren ou Valéry.

Vert paradis: Livres I et II. Max Rouquette

«Vert paradis» trouve sa source dans l’austérité lumineuse des arrière-pays languedociens, ce “pays au reflet de légende”. En puisant dans les réminiscences d’une enfance profondément marquée par le contact avec la nature sauvage et en se réappropriant le matériau bruissant des contes issus de la tradition orale occitane, Max Rouquette chante la beauté universelle et tragique du monde et élève au rang du mythe les personnages les plus humbles de la vie quotidienne. 

Ainsi, sous sa plume, le chasseur blessé qui agonise, la très jeune prostituée d’Arles qui va s’offrir aux gardians dans un mas de Camargue, le musicien prodige qui fait danser le diable, le vagabond sans autre attache que “la bonté de la nuit” ou encore le renard qui meurt de soif dans un bassin asséché deviennent les symboles vivants de l’humaine condition. 
Portée par une langue charnelle et éblouie, l’oeuvre majeure de Max Rouquette s’impose par son rythme et sa puissance poétique.

Des enfants uniques. Gabrielle de Tournemire (Coup de ?des bibliothécaires)

Hector et Luz sont amoureux depuis l'adolescence. Aux yeux du monde, pourtant, ils sont incompatibles : du panel des amours possibles est exclu le leur. Redouté par leurs familles respectives, empêché par la société, il n'a nulle place où s'installer. Hector et Luz sont handicapés et, visiblement, leurs coeurs ont des raisons que les autres font mine d'ignorer. Malgré tout, par leur force et la grâce des rencontres, celle de Carlo notamment, leur éducateur, un couple se construit. Roméo et Juliette fragiles et entravés, ils vont chercher à abattre petit à petit les obstacles, dont celui, si tenace, de l'infantilisant regard de l'autre. Avec une écriture aussi incarnée que précise, Gabrielle de Tournemire livre un roman d'apprentissage, chemin de compréhension de soi et de l'autre, micro-fresque de la naissance possible d'une famille différente, unique.

Bonne lecture !

 

Comithé lectures du vendredi 5 septembre 2025

Bonjour à tous,

Voici, ci-dessous le compte rendu des titres de livres évoqués pendant le comithé lectures du vendredi 5 septembre dernier. Le "comithé" s'est retrouvé dans une ambiance simple et chaleureuse avec beaucoup d plaisir!

- Paroles pour cette terre. Marcelle Delpastre

Grande lectrice de la Bible, Marcela Delpastre a adopté la forme du psaume et son unité d’écriture le verset au début des années 1960, au moment d’ailleurs qu’elle commençait à écrire en limousin. La grande époque de cette forme poétique, tant en occitan qu’en français (le millier d’excellents qu’elle nous a laissés se partage équitablement entre ses deux langues), est un cycle de sept ans qu’elle déroule d’une plume féconde de 1965 à 1971. C’est alors son grand mode d’expression, et son œuvre, y tînt-elle tout entière, vaudrait qu’on lui en fît gloire, tant il y a là de petites merveilles et nombre de chefs-d’œuvre absolus.

 

 

- Haute pierre. Patrick Cauvin

Un homme, une femme et un enfant surdoué s'installent pour quatre saisons qui s'annoncent merveilleuses dans un vieux manoir, Haute-Pierre.Après un été splendide, l'automne se referme sur Haute-Pierre où d'étranges phénomènes se produisent soudain. Mais, aujourd'hui, qui peut encore croire aux maisons hantées ?Vous serez envoûté par ce roman de Patrick Cauvin, qui conjugue romantisme et humour avec un fantastique sens du suspense.De rebondissement en rebondissement, le lecteur n'a pas le temps de souffler.Jacques Duquesne, Le Point.Tendresse, imagination, coup de théâtre final - je ne le révélerai pas -, c'est savamment mené. Le genre de livre que l'on voudrait avoir écrit. Et qui donne envie d'écrire.Pierre Tchernia, Atouts.

 

 

 

 

- Le livre de Kells. Sorj Chalandon

À 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim.
Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l’existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l’accueillir, l’aimer, l’instruire et le réconcilier avec l’humanité.
Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d’espoirs mais aussi de dérapages et d’aveuglements. Jusqu’à ce que la mort brutale de l’un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienne à se dissoudre.

 

 

 

- La pommeraie. Peter Heller

Frith a six ans quand sa mère Hayley, professeure et traductrice de poésie chinoise, décide de plaquer sa carrière universitaire pour venir s’installer dans une cabane rustique au pied des montagnes du Vermont et s’inventer une vie libre et belle. Ce retour à la terre est rude, mais toutes deux subsistent grâce à la pommeraie qui flanque leur terrain et au sirop d’érable qu’elles produisent. Scolarisée à domicile, l’intrépide Frith s’imagine reine de leur paradis sauvage, ignorant tout des peines et des regrets qui ont poussé Hayley à se réfugier ici. Saison après saison, mère et fille vivent en autarcie, affrontant “le monde et ses déceptions main dans la main”, jusqu’au jour où Rose, une artiste locale, frappe à leur porte et bouleverse leur existence.

Comithé lectures du vendredi 6 juin

Comithé lecture

Le comithé lecture s'est déroulé dans une bonne ambiance de fin d'année scolaire ! Eh oui, c'est le dernier comithé lectures de "l'année"; nous reprenons en septembre. En attendant, voici la liste des livres partagés par nos lectrices en ce jour:

- Alice au pays des idées. Roger-Pol Droit

Alice s'inquiète du sort de la planète et de l'humanité. Elle se demande aussi ce que sera son existence. Son rêve : trouver la phrase décisive qui ne la quittera plus, la guidera toujours et partout... Basculant au pays merveilleux des idées, Alice va sillonner les siècles et les civilisations à la rencontre des sages et des philosophes qui, de l'Antiquité à nos jours, ont cherché à comprendre le monde. Un passionnant roman initiatique, drôle et accessible à tous, pour découvrir l'histoire des idées et le sens de nos vies.

- Le pouilleux massacreur. Ian Manook

« Je m’appelle Sorb, c’est le diminutif de Sorbonne. Ceux de la bande m’ont donné ce surnom parce qu’ils me trouvent plus instruit qu’eux. Ce ne sont pas vraiment des voyous, juste une bande. Des mecs de Meudon-la-Forêt, c’est tout. On zone, on fout la pagaille, on choure deux ou trois trucs, rien de méchant. »
Pourtant, un jour, une femme meurt à cause de l’un des leurs. Un accident, comme il dit, et il faut bien que les autres le couvrent quand la police arrive. Dans cette France de 1962, où la jeunesse s’ennuie dans des cités dortoirs, c’est pour eux le début d’une dégringolade vers le pire. Sorb sait que ceux de la bande finiront mal et que lui, peut-être, pourrait s’en sortir. Mais comment ?
Dans ce roman d’initiation aux accents autobiographiques, Ian Manook nous raconte une jeunesse qui promène sa désillusion des bars de banlieue aux rues chics de Paris et le destin d’un jeune gars aux rêves trop grands pour son HLM.

- Son odeur après la pluie. Cédric Sapin-Dufour

C’est une histoire d’amour, de vie et de mort entre un homme et son bouvier bernois, Ubac, qui, en même temps qu’il grandit, prend une place toujours plus centrale dans le quotidien du narrateur. Certaines pages, Ubac pue le chien, les suivantes, on oublie qu’il en est un, et l’on observe ces deux êtres s’aimant, tout simplement. Un lien mystérieux qui, se passant de mots, nous tient en haleine. Une existence inquiète et rieuse, intense, où tout va plus vite et qu’il s’agit de retenir. Et l’inéluctable séparation dont on ne voudrait pas mais qui lui donne toute sa substance. Reste ce fichu manque. Ces griffes que l’on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue. Nul besoin d’être converti pour partager ces treize années d’intimité. Cette histoire est universelle.

- Les aiguilles d'or. Michael McDowell

Dans le New York de la fin du XIXe siècle coexistent deux mondes que tout oppose. D’un côté, l’opulence et le faste. De l’autre, le vice monnayé et l’alcool frelaté. C’est à leur frontière, au coeur de l’infâme Triangle Noir, qu’une famille fortunée va chercher à asseoir sa notoriété en faisant mine de débarrasser la ville de sa corruption. Les Stallworth, dirigés d’une main de fer par leur patriarche, l’influent et implacable juge James Stallworth, assisté de son fils Edward, pasteur aux sermons incendiaires, et de son gendre Duncan Phair, jeune avocat à la carrière prometteuse, ont un plan impeccable : déraciner le mal en éradiquant une lignée corrompue de criminelles : les Shanks.

- Dans le silence du vent. Louise Erdrich

Récompensé par la plus prestigieuse distinction littéraire américaine, le National Book Award, élu meilleur livre de l'année par les libraires américains, le nouveau roman de Louise Erdrich explore avec une remarquable intelligence la notion de justice à travers la voix d'un adolescent indien de treize ans. Après le viol brutal de sa mère, Joe va devoir admettre que leur vie ne sera plus jamais comme avant. Il n'aura d'autre choix que de mener sa propre enquête. Elle marquera pour lui la fin de l'innocence.
 

La princesse de Zanzibar. Abdelaziz Baraka Sakin 

À Zanzibar, à l'angle du marché aux esclaves et des étals des joailliers indiens, la belle Uhuru chante et danse au rythme du tambour. Africaine libre, experte en magie noire, elle a toujours échappé aux négriers. Son insolence fascine la fille du Sultan qui vit entre deux mondes : celui de son père, le sultanat de Zanzibar convoité par les Européens, et celui de Sundus, l'esclave eunuque devenu son amant. Alors que sur l'île gronde la révolte, la côte Est de l'Afrique apparaît comme un horizon salvateur, terre des origines pour Sundus, rêve d'évasion pour la princesse....

Le manoir oublié. Anna Jacobs [Trilogie : 1: La villa aux étoffes / 2: Les années de tourmente/ 3: Un nouvel espoir]

Un manoir, une famille puissante, un sombre secret... À Augsburg, près de Munich, en 1913, la jeune Marie est embauchée en cuisine à la Villa aux étoffes, la résidence des Melzer, propriétaires d'une imposante usine de textile. Alors que la jeune orpheline tente de tailler sa place parmi les serviteurs, les maîtres anticipent le début de la saison des bals hivernaux qui permettra à la belle Katharina, la cadette de la famille, de briller de tous ses feux en société. Paul, l'héritier principal, se tient loin de ce genre de mondanités, car il préfère de loin sa vie d'étudiant à Munich. Du moins jusqu'à ce qu'il croise Marie... Lorsque la Première Guerre mondiale déchire l'Europe et le reste du monde, la Villa et ses habitants seront aux premières loges du conflit et subiront des bouleversements dont les effets feront trembler toute la maisonnée, l'usine ainsi que ses employés. De quoi l'avenir de Marie et de tous ces gens qui sont devenus sa famille sera-t-il fait ?

- Les vivants. Ambre Chalumeau

« Elle demande de répéter. On demande toujours de répéter, alors qu’en fait on a très bien entendu. Quelque part dans notre crâne, un globule blanc se lève et pète du coude la vitre à ne casser qu’en cas d’urgence, celle qu’on pensait ne jamais avoir à briser : on sait qu’on devrait déclencher un protocole spécial pour accueillir la nouvelle, sauf que personne n’a été briefé, les stagiaires sont incapables, en plus on est samedi soir les bureaux sont déserts, y’a bien les anciens qui sauraient quoi faire, les vieux neurones du fond là, paniqués en permanence, ils nous ont dit qu’un jour ça pouvait arriver mais on les écoute plus ils radotent tellement, et maintenant qu’on a besoin d’eux putain ils sont où ? Et aussi simplement que ça, une nuit comme les autres devient un Début. »

-J'emporterai le feu. Leïla Slimani

"Mehdi se sécha, enfila un tee-shirt propre et un pantalon de toile, et il chercha au fond de sa sacoche le livre qu’il avait acheté pour sa fille. Il poserait sa main sur son épaule, il lui sourirait et lui ordonnerait de ne jamais se retourner. "Mia, va-t’en et ne rentre pas. Ces histoires de racines, ce n’est rien d’autre qu’une manière de te clouer au sol, alors peu importent le passé, la maison, les objets, les souvenirs. Allume un grand incendie et emporte le feu." Enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, Mia et Inès sont nées dans les années 1980. Comme leur grand-mère Mathilde, leur mère Aïcha ou leur tante Selma, elles cherchent à être libres chacune à sa façon, dans l’exil ou dans la solitude. Il leur faudra se faire une place, apprendre de nouveaux codes, affronter les préjugés, le racisme parfois. Leïla Slimani achève ici de façon splendide la trilogie du Pays des autres. Une fresque familiale portée avec une grande justesse par la voix chaude de Suliane Brahim, et emportée par une poésie vigoureuse et un souffle d’une grande puissance.

Comithé lectures du vendredi 2 mai 2025

Comithé lecture

Ce vendredi 2 mai, la médiathèque a reçu les participants du comithé lectures dans une ambiance toujours joyeuse et détendue. Autour d'un bon thé, les lecteurs ont évoqué leurs coups de coeur littéraires et donné envie aux autres lecteurs ! Voici donc ci-dessous la liste des livres.

- "Les lendemains qui chantent". Arnaldur Indridasson

Pourquoi Pétur, ce teinturier sans histoire et père célibataire, a-t-il disparu un soir en laissant son fils sans famille et sans protection ? Qui pourrait identifier ce cadavre retrouvé sur la rive du lac Hafravatn ? Qu'est-ce que c'est que ce trafic de Lada d'occasion avec les marins soviétiques ? Et quelle surprise de retrouver dans les fondations d'un chantier le corps de Skafti, disparu des années auparavant et que Natan a avoué avoir noyé dans une île. N'y a-t-il que Konrad pour trouver tout ça bizarre et vouloir demander des explications à Leo, son coéquipier de l'époque ? Konrad mène une enquête gênante pour tout le monde, même lui, car elle met au jour un passé qui aurait gagné à rester caché. Il nous révèle l'existence de réseaux d'espionnage soviétiques en Islande dans les années 70 et comment des militants de gauche naïfs se sont trouvés embrigadés au nom de la Révolution soviétique. Haletant et troublant, ce roman très noir marque une étape dans l'oeuvre d'un Indridason plus "simenonien" que jamais.

- "L'alphabet du silence". Delphine Minoui

Göktay est professeur à l'université du Bosphore à Istanbul. Idéaliste, adoré de ses étudiants, il a séduit Ayla, professeure de français, avec un poème. La vie est douce quand on est jeunes, amoureux et parents comblés d'une petite fille.
Mais Göktay refuse de vivre dans une bulle. Pour avoir signé une pétition de plus, une pétition de trop, il est arrêté et jeté en prison. La répression menée par le président Erdogan s'abat, féroce et violente. Des milliers d'activistes, de journalistes, de fonctionnaires et d'universitaires sont réduits au silence par un pouvoir cynique, habile à manipuler l'opinion. Ayla s'était toujours retenue de s'engager : le confort du quotidien et sa famille comptaient par-dessus tout. Bouleversée de voir Göktay sombrer dans le désespoir et révoltée par l'injustice, elle décide de reprendre le flambeau. Un roman de colère et d'amour, traversé par l'Histoire.

- "Badawi". Mohed Altrad

Alors que sa mère, naguère répudiée, vient de mourir, un jeune Badawi – un Bédouin – brave les traditions et tourne le dos au destin qu’on avait tracé pour lui. Il ira à l’école. Mieux, il y brillera. Il partira ensuite pour la France réaliser son rêve : devenir quelqu’un, quelqu’un d’autre. D’une écriture sobre et sincère, nourrie de sa propre histoire, Mohel Altrad raconte le pays des sables, les blessures de l’exil et les combats de l’âme.

- "Le chant d'Haïganouch". Ian Manook

Ils en rêvaient : reconstruire leur pays et leur histoire. Comme des milliers d’Arméniens, Agop, répondant à l’appel de Staline, du Parti Communiste français et des principales organisations arméniennes de France, quitte sa famille et embarque en 1947 à bord du Rossia dans le port de Marseille. Mais, au bout du voyage, c’est l’enfer soviétique qu’il découvre. Sur les bords du lac Baïkal, Haïganouch, une poétesse aveugle, séparée de sa sœurlors du génocide de 1915, aujourd’hui traquée par la police politique, affronte, elle aussi, les tourments de l’Histoire. Des camps de travail d’Erevan aux goulags de Iakoutsk, leurs routes se croisent plus d’une fois, au fil d’une odyssée où la peur rencontre l’espoir, le courage et l’entraide.

- "Histoire du silence". Alain Corbin

Le silence n'est pas la simple absence de bruit. Il réside en nous, dans cette citadelle intérieure que de grands écrivains, penseurs, savants, femmes et hommes de foi, ont cultivée durant des siècles. À l'heure où le bruit envahit tous les espaces, Alain Corbin revient sur l'histoire de cet âge où la parole était rare et précieuse. Condition du recueillement, de la rêverie, de l'oraison, le silence est le lieu intime d'où la parole émerge. Les moines ont imaginé mille techniques pour l'exalter, jusqu'aux chartreux qui vivent sans parler. Philosophes et romanciers ont dit combien la nature et le monde ne sont pas distraction vaine. Une rupture s'est produite, pourtant, aux confins des années 1950, et le silence a perdu sa valeur éducative. L'hypermédiatisation du XXIesiècle nous contraint à être partie du tout plutôt que de se tenir à l'écoute de soi, modifiant la structure même de l'individu.

- "La librairie des livres interdits". Marc Lévy

Mitch, libraire passionné, est arrêté un matin pour un crime impensable : il a transgressé la loi en vendant des livres interdits. Après cinq années de prison, il n'a qu'un désir, retrouver sa liberté et sa librairie. Mais le destin en décide autrement. Le même jour, Mitch croise le procureur qui l'a fait condamner et rencontre Anna, une jeune chef qui pourrait bien être la femme de sa vie. Que faire quand on est pris entre une irrépressible envie de vengeance et une irrésistible envie d'aimer ? Peut-on rêver d'un avenir sans s'être acquitté du passé ? Une comédie brillante et engagée qui donne le goût de lire et d'aimer.

- "La petite fasciste". Jérôme Leroy

Dans une France en plein chaos politique et social, qu’ont de commun une jeune militante flamande identitaire de vingt ans et un député socialiste qui va remettre son siège en jeu sans vraiment y croire ? Pas grand-chose apparemment. C’est compter sans l’amour qui frappe où il veut et quand il veut, même dans un pays en proie à une violence généralisée qui vient de loin…

- "Triangle noir". Niko Tackian

Alertée par un message anonyme, la police criminelle de Strasbourg retrouve deux adolescents morts dans la forêt des Vosges, le corps marqué au fer par un triangle noir. Le commandant Max Keller, discret et silencieux, est chargé de l’affaire. Enfant, il était l’ami sur qui l’on peut compter, adulte, il est devenu un enquêteur remarquable, connu pour son intégrité et sa persévérance. Pendant ce temps, au nord de la forêt, le brillant criminologue Pierre Martignas, lui aussi intrigué par cette sombre histoire, sort de son chalet perdu, où il s’était coupé du monde depuis que sa dernière expertise s’était terminée en tragédie. Face à un ou des tueurs indéchiffrables incarnant le pire de la nature humaine, les deux enquêteurs devront user de toute leur intelligence, leur instinct et leur détermination.

- "Ecouter les eaux vives". Emmanuelle Favier

Adrian Ramsay est «oreille d'or» à bord d'un sous-marin nucléaire de la Royal Navy. Isolée du reste du monde, la jeune femme est chargée d'écouter et d'identifier les bruits des profondeurs. Jusqu'au jour où, par l'un de ces hasards que sait faire surgir l'existence, elle rencontre Abel Lorca. Il est aveugle et vit dans une maison loin de tout, au bord de la mer, en Bretagne. Une intense passion amoureuse, dévastatrice, naît entre eux, une passion qui les mènera des rivages de l'Atlantique à ceux de la Méditerranée, là où tout a commencé. Emmanuelle Favier renoue, de sa plume magnifiquement ciselée, avec la veine romanesque du Courage qu'il faut aux rivières.

Bonnes lectures !

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