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Comithé lecture du vendredi 2 octobre 2026
Ce vendredi 3 octobre, le comithé lectures s'est de nouveau déroulé dans une ambiance simple et conviviale. Trois nouveaux participant(e)s nous ont rejoints; c'est un grand plaisir !
Marc a proposé : - "La borne 50". Charles Gay Belille. (dispo à la médiathèque car donné par Marc ! Merci 🙂)
Voici un roman policier datant de 1942, initialement paru chez Rivet, de très bonne tenue qui présente une histoire champêtre située dans une Corrèze de l’Entre-Deux-Guerres, envahie déjà par un sombre trafiquant de drogue parisien, ce qui n’est pas dénué de modernité ! L'auteur, enfin identifié n'est pas un inconnu mais Charles Gay-Bellile, directeur du quotidien le Courrier du Centre, un homme qui se plaît à dépeindre dans ses billets mordants les travers de la société de son époque... Une longue présentation nous le présente presque intimement grâce au concours de ces descendants. L’inspecteur Legrand croit partir pour la Côte d’Azur à la poursuite d’un grand criminel, mais c’est à Masseret que se situe l’intrigue de ce roman qui, comme La Mort étrange de Grégor Borovitch, permet à l’auteur de nous bercer de ses connaissances en musique... L’arrivée des automobiles et des premières routes goudronnées comme la Nationale 20 changeait la face de notre pays, c'est ce que nous découvrons dans ce polar... Une France rurale et archaïque, un village, Masseret qui devient un carrefour avec les nouvelles lumières du progrès automobile et une bande de faquins qui se dissimulent dans les ombres du passé !
Françoise a lu, mais n'a pas réellement apprécié l'énième livre de Freida Mc Fadden - qui a pourtant redonné le goût de lire à de nombreuses personnes... - et dont le genre est le thriller de ménage😉, enfin disons plutôt le thriller domestique ! : - "Le boyfriend". Freida Mc Fadden (dispo à la médiathèque)
Célibataire, Sydney n’a jamais eu vraiment de chance en amour. Jusqu’au jour où elle rencontre Tom. Il est charmant, séduisant, et médecin dans un hôpital. C’est l’homme idéal et Sydney est conquise. Et puis, un jour, le meurtre barbare d’une femme sème la terreur dans la ville. Ce n’est que le dernier crime d’une série déjà longue. Le profil du suspect ? Un homme mystérieux qui entretiendrait une relation avec ses victimes avant de les assassiner. Avec Tom à ses côtés, Sydney devrait se sentir en sécurité. Mais elle ne peut s’empêcher de trouver que quelque chose ne va pas, elle a le sentiment que cet homme parfait lui cache quelque chose... et puis, depuis quelque temps, elle se sent suivie et épiée. Sydney doit absolument découvrir au plus vite la vérité. Sinon...
Gisèle, notre nouvelle participante s'est plongée avec délice dans l'univers de Aki Shimazaki et son dernier livre : - "Mukudori". Aki Shimazaki (dispo à la médiathèque)
Matsuko et Atsushi sont mariés depuis bientôt quarante ans. Ils ont construit ensemble une existence complice, et un foyer paisible. Mais ils doivent désormais remédier à la faillite du grand magasin autrefois dirigé par Atsushi, d’autant plus que la santé de ce dernier se dégrade. Matsuko se retrouve alors, à soixante ans passés, contrainte de chercher un emploi. C’est ainsi que, par un heureux hasard, elle rencontre Matsuo, un homme passionné d’ornithologie, en qui elle et son mari se découvrent un compagnon des moments précieux ; un véritable ami.
Sylvie, notre autre nouvelle participante a été déçue par les deux derniers tomes de la série "Millénium", initialement écrite par Stieg Larsson, et reprise ensuite par David Lagercrantz (du tome 4 au tome 6), puis par Karine Smirnoff pour les tomes 7 et 8. Il s'agit donc des deux derniers livres : - "La fille dans les serres de l'aigle" et "La fille dans les griffes du lynx". Karin Smirnoff
- La fille dans les serres de l'aigle :
Nouvel eldorado de l’énergie verte, le Nord de la Suède, et en particulier Gasskas, attire des entreprises avides de gains et des bandes criminelles pressées de s’enrichir. C’est pour un autre motif que Lisbeth Salander y débarque : sa nièce Svala (la fille de son détestable demi-frère) vit là-haut, seule et désormais livrée à elle-même depuis que sa mère a disparu. Vers Gasskas se dirige aussi Mikael Blomkvist, afin de célébrer le mariage de sa fille. Mais il ignore que l’homme qu’elle épouse est un édile municipal à l’ambition démesurée, aux fréquentations dangereuses et aux pratiques des plus illégales. Quand les forces du mal se déchaînent, Blomkvist et Salander sont pris dans la tourmente, séparés mais unis comme aux premiers jours de "Millénium". En reprenant les rênes de la saga aux millions de lecteurs, Karin Smirnoff signe un thriller palpitant et d’une actualité brûlante avec en toile de fond les conflits mal assumés des pays nordiques à l’heure de la transition écologique.
- La fille dans les griffes du lynx :
Dans le Nord glacé de la Suède, une bombe explose, une journaliste meurt, une ado disparaît : mue par son désir de justice, Svala est sur le pied de guerre. Sa tante Lisbeth Salander n’a d’autre choix que de venir lui prêter mainforte, d’autant que Plague, son vieux copain hacker, ne donne plus signe de vie et que remonter sa piste la conduit à… Gasskas. Dans une région hantée par d’infâmes prédateurs de l’exploitation minière, Lisbeth retrouve son acolyte Blomkvist – devenu le nouveau rédacteur en chef du journal local – pour affronter, une fois de plus, les hommes qui se croient au-dessus de tout. Svala, en digne héritière de Lisbeth, caracole avec panache devant le duo mythique et ne mesure pas encore les conséquences irréversibles de son excursion dans le monde impitoyable des adultes. “La Fille dans les griffes du lynx” poursuit la série culte “Millénium” dans un souffle noir, urgent, implacable. Que la traque commence…
Sylvie a cependant été happée par l'univers de la bande dessinée " Les 5 terres " [Tome 1 au 17, bientôt 18 !] : - "Les 5 terres". Lewelyn / Jérôme Lereculey
Tome 1 "De toutes mes forces" : Ce n'est un secret pour personne : le vieux roi Cyrus, héros de la bataille de Drakhenor, est mourant. Son neveu Hirus, jeune tigre brutal et ambitieux, et successeur désigné du roi, rêve d'imposer sa loi au reste des 5 Terres. Mais comme toujours chez les félins, rien n'est simple, et le trône est l'objet de toutes les convoitises, tandis que dans les royaumes voisins, on observe la situation, prêt à fondre sur Angleon au moindre faux pas...
Nathan, notre dernier nouveau participant s'est passionné pour l'histoire de Carrie Buck et l'"histoire" de l'eugénisme, que l'on qualifie de scientifique, dans le livre : - "Mon corps donné pour vous". Marouane Essadek (bientôt disponible à la médiathèque!)
Quand, à dix-sept ans, Carrie tombe enceinte, les Dobbs, qui l’hébergent depuis son enfance et la traitent en domestique, veulent se débarrasser d’elle. Or, en 1923 à Charlottesville en Virginie, il est aisé d’écarter une jeune femme pauvre et isolée, et même d’abolir son avenir. En complément de l’histoire de Carrie Buck, devenue à son corps défendant un cas d’école, Marouane Essadek raconte comment, au début du XXe siècle, quelques hommes ont mené ou encouragé des recherches scientifiques ouvrant la voie à des lois eugénistes votées aux États-Unis. Maniant aussi bien l’empathie pour l’une que l’ironie pour les autres, il dénonce les indignités dont peut se rendre coupable une nation persuadée de sa valeur supérieure et éclaire la fascination de nos sociétés pour la performance et la puissance.
Véro, une habituée, s'est laissée happée par l'univers éclatant - ou sombre ? - d' : - "Une bonne épouse". Ingrid Desjours (dispo à la médiathèque)
Alice a trente ans, Paris pour décor et le cœur en morceaux depuis qu’on lui a enlevé la garde de sa fille. Jusqu’au jour où une publicité attire son regard : une retraite dans un lieu enchanteur en pleine montagne, présentée comme une promesse de renouveau. C’est cher, un peu fou… mais que pourrait-elle perdre de plus ? Au fil des jours, Alice se découvre, se reconstruit. Lors d’une soirée dans un bar local, elle rencontre Marcel : charmeur, mystérieux et convaincant. Il l’invite à s’installer dans un village coupé du monde à deux pas de là, un havre de paix où d’autres couples filent déjà le parfait amour : la Fosse aux anges. Séduite et pleine d’espoir, Alice accepte. Mais le vernis idyllique ne va pas mettre longtemps à se craqueler : les femmes qui vivent ici sont-elles aussi heureuses qu’elles le paraissent ? Car, après tout, un cauchemar n’est qu’un rêve qui a mal tourné, n’est-ce pas ?
Muriel a dévoré une dystopie - presque réaliste : - "Le livre de la disparition". Ibtisam Azem (bientôt dispo à la médiathèque)
À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L'un est un journaliste israélien, l'autre, un cameraman palestinien, hanté par le souvenir de sa grand-mère récemment décédée. Un matin, Israël se réveille abasourdi : tous les Palestiniens ont disparu. Plus d'ouvriers, de serveurs, de chauffeurs... Le pays est à l'arrêt. Alors que le gouvernement tente de déterminer si cette disparition représente un danger pour l'État, Ariel pénètre dans l'appartement d'Alaa pour enquêter et découvre son journal. En le lisant, il va peu à peu prendre conscience de la douleur et de la colère que son ami a toujours contenues. Empreint de réalisme magique, Le Livre de la disparition renverse habilement les perspectives sur la question israélo-palestinienne et met en lumière l'invisibilisation d'un peuple et d'une histoire. Sobre et évocateur, le roman fait résonner le drame de l'exode palestinien de 1948 et explore la persistance des souvenirs, qui blessent autant qu'ils consolent.
Brigitte a adoré le dernier livre de Bernard Minier, un polar réaliste dans l'Amérique de Trompe et Musk: - "Ruptures". Bernard Minier (dispo à la médiathèque)
Lundi 28 avril 2025. L'Espagne est paralysée par la plus grande panne électrique de son histoire. Directrice de la filiale espagnole de StarCo, Emma Bosch se précipite au chevet de son père, dont la vie dépend d'un respirateur artificiel. Elle n'arrivera jamais. Aux États-Unis, les corps sans vie de plusieurs collaboratrices du célèbre milliardaire Milton Gail, le fantasque et génial fondateur de StarCo, sont retrouvés. Toutes étaient enceintes. C'est le début de l'extraordinaire enquête que va mener Lucia Guerrero des deux côtés de l'Atlantique et dans les fabriques ultra-secrètes où s'inventent le présent et le futur de milliards d'individus. Jusqu'à un face-à-face inoubliable avec celui qui a fait main basse sur la terre et sur l'espace.
Pascale a été transportée entre les années 70 et aujourd'hui, dans un très bon polar : - "Les Trente glorieuses". Thomas Cantaloube (dispo à la médiathèque mais appartient à la BDP)
C'est le printemps aux Trente Glorieuses, immeuble-cité marseillais. Une bande d'enfants trompe l'ennui en jouant à cache-cache dans les caves et découvre deux cadavres momifiés. Leur présence pourrait bien remonter aux années 1970 et à la mise en service d'un système de chauffage urbain. Mais qui sont ces hommes ? Et comment sont-ils arrivés là ? La police n'a pas l'air pressée d'enquêter. Car ni les flics ni les édiles locaux n'ont vraiment intérêt à voir remonter à la surface de vieilles affaires mal enterrées qui pourraient déstabiliser certaines ambitions actuelles...
Françoise est plongée actuellement dans les univers de Gacometti et Ravenne : - "L'ultime porte". Giacometti / Ravenne (dispo à la médiathèque)
Paris 1810, Venise de nos jours, la conspiration n'a jamais cessé. À vous d'ouvrir la porte du paradis... ou de l'enfer. De Napoléon, fasciné par les mystères de l’Égypte antique, aux sociétés secrètes qui hantent Venise, suivez Antoine Marcas dans son enquête la plus initiatique.
Éric Giacometti et Jacques Ravenne, qui ont déjà fasciné plus de 3 millions de lecteurs, nous entraînent dans une nouvelle aventure de leur héros culte Marcas.
Nathan a franchi les portes de la mémoire de Fanny, femme qui a décidé de faire table rase de tout passé douloureux, avec le livre : - "Mordre l'orage". Isabelle Pandazopoulos. Nathan a prêté ce livre, qui lui appartient à d'autres participants; merci à lui 😊
Fanny est une femme enflammée et combative. Elle transmet son goût de la littérature dans un collège avec la ferveur des croyants. Tout ce qu’elle a construit, elle le doit à une volonté farouche de vivre malgré l’adversité. Car Fanny porte en elle le lourd secret d’une enfance saccagée. Mariée depuis vingt ans, mère de deux grands enfants, elle a gagné sa part de bonheur en choisissant d’enfermer les souvenirs douloureux dans la cave de sa mémoire. C’est ainsi qu’elle tient, debout et droite, armée de sa colère et de ses convictions… du moins jusqu’à cet appel lui annonçant la mort de sa “mère”, et qui va tout faire exploser. Roman du feu sous la peau, explorant les rouages du couple et de la maternité, Mordre l’orage est le portrait d’une femme à vif, qui vient sonder ce qui nous a été donné et ce que l’on transmet en retour.
Véro, fidèle aux romans à suspense insoutenable de Shari Lapena a apprécié la lecture de: - "Une jeune fille sans histoire". Shari Lapena (dispo à la médiathèque)
Fairhill est une petite ville calme du Vermont. Les parents savent que leurs enfants rentreront sains et saufs de l'école ou du vieux cimetière où les adolescents se réunissent pour se raconter des histoires de fantômes. Pourtant, ce soir-là, Diana Brewer ne dort pas paisiblement dans son lit. Elle repose dans un champ des alentours, sauvagement assassinée... Qui, à Fairhill, a pu s'en prendre à cette jeune fille aimée de tous ?
La paranoïa s'empare bientôt de la ville. On verrouille les portes à double tour et les habitants de la petite communauté rurale s'espionnent derrière leurs rideaux... Tous suspects, ils ne pourront échapper à une question implacable : le meurtrier se cache-t-il sous leur toit ?
Quant à moi, euh, Anne, j'ai bien ri en lisant le dernier Amélie Nothomb : - "L'adolescence du perroquet." amélie Nothomb (dispo à la médiathèque)
Alban est un homme solitaire, orphelin depuis l'âge de 17 ans et chroniqueur radio fou de Le Louvre. Sur un coup de tête après une petite annonce, il adopte Jo, un perroquet gris du Gabon (une espèce très intelligente). Au début, l'oiseau apprend à parler, charme Alban et prend une place immense dans sa vie. Lorsqu'il grandit, Jo change du tout au tout : il devient agressif, crie, détruit tout, rejette son maître et finit par se taire...
Tant et tant de questions après la lecture de ce roman 🤔
Muriel s'est plongée avec plaisir dans le nouveau Véra Buck : - "Un sombre été". Véra Buck (bientôt dispo à la médiathèque).
Une villa délabrée vendue un euro dans un village fantôme en Sardaigne : pour Tilda, architecte allemande, c’est une aubaine. À la recherche d’un nouveau départ, elle souhaite rénover l’endroit et tourner la page sur son douloureux passé. Mais l’apparence idyllique du lieu est trompeuse. Les cloches sonnent le dimanche comme par magie, et l’on murmure qu’une malédiction plane sur la maison. Avec l’aide d’Enzo, un journaliste qui enquête sur ce village, Tilda tente de percer les mystères qui l’entourent. Lorsque Nino, son jeune frère venu lui rendre visite, disparaît soudainement, elle est prête à tout pour le retrouver. Tilda découvre alors, dans l’arrière-pays de l’île, une vérité plus sombre que n’importe quelle légende – et qui semble étroitement liée à son passé. Car ceux qui s’installent à Botigalli n’achètent pas seulement des murs. Ils achètent aussi les secrets qu’ils renferment.
Muriel a eu un vrai gros coup de coeur ❤ littéraire pour le dernier roman de Jérôme Colin : - "Je suis né dans la tempête". Jérôme Colin (dispo à la médiathèque)
Valério est né le 9 janvier 2007, le même jour que l'iPhone. Il aimerait vivre sa vie d'adolescent mais autour de lui tout accélère. Sa mère court entre les petits boulots, son père tutoie la mort au volant de son Alfa, son meilleur ami et le quartier de son enfance se métamorphosent Valério est né le 9 janvier 2007, le même jour que l'iPhone.
Extrait: "Quand le soleil commence à décliner, nous allons derrière la maison étendre les draps sur la corde. En fin de journée, la lumière bascule et la campagne entière se couvre d'un voile d'or. Tout semble plus doux, plus lent. Presque pardonné. Je me dis : voilà ce qu'il faudrait. Recouvrir en permanence le monde de cette lumière qui berce le sud de l'Italie pendant quelques minutes sur le coup de dix-neuf heures. "
Comment habiter humainement un monde devenu trop rapide pour nous?
Et, pour finir, il y a une unanimité totale pour dire que ce romans sont à lire :
- "La cabane dans les arbres". Véra Buck (dispo à la médiathèque)
C’est l’heure des vacances. Henrik et Nora partent en Suède avec leur fils Fynn, cinq ans. À peine installés dans leur maison isolée au coeur de la forêt, un malaise s’installe. L’idyllique été vire au cauchemar : un squelette d’enfant est découvert, puis Fynn disparaît. Tandis que ses parents le cherchent désespérément, Rosa, une jeune et énigmatique botaniste, met au jour un terrible secret enfoui dans les bois. La disparition de Fynn est-elle liée au squelette et à la cabane perchée dans le vieux frêne, lieu inquiétant encore habité ?
- "Les dragons". Jérôme Colin. (dispo à la médiathèque)
Jérôme a quinze ans. Il est en colère contre ses parents qui sentent le vieux. Contre le monde qui le rejette. Contre les monstres qui l’empêchent de dormir. Contre lui surtout. Sur décision de justice, il est interné dans un centre de soins pour adolescents. Là, il rencontre les dragons, ces enfants détruits par leur famille, l’école ou l’époque. Parmi eux, il y a Colette. Crâne rasé, bras lacérés, noir sur les yeux. Elle veut mourir. Il veut l’embrasser. L’emmener loin d’ici. Les Dragons est l’histoire d’un coup de foudre entre deux gamins plus normaux qu’il n’y paraît. Un cri d’amour pour ceux que notre société cache, mais qui disent tant de nous.
Merci à tous d'avoir participé au comithé lectures, et rendez-vous donc le vendredi 6 novembre à 15 h 30 !
Comi-thé lecture du vendredi 4 septembre 2026
Ce vendredi 4 septembre, le premier comithé lectures de la rentrée a eu lieu dans une ambiance toujours conviviale et chaleureuse, autour d'un bon thé et de petits gâteaux divers et variés, apportés par les participants. Un vrai régal ! Voici donc ci-dessous la liste des livres présentés par les lecteurs, des coups de coeur de l'été:
- Une bonne épouse. (thriller domestique) Ingrid Desjours.
Alice a trente ans, Paris pour décor et le cœur en morceaux depuis qu’on lui a enlevé la garde de sa fille. Jusqu’au jour où une publicité attire son regard : une retraite dans un lieu enchanteur en pleine montagne, présentée comme une promesse de renouveau. C’est cher, un peu fou… mais que pourrait-elle perdre de plus ? Au fil des jours, Alice se découvre, se reconstruit. Lors d’une soirée dans un bar local, elle rencontre Marcel : charmeur, mystérieux et convaincant. Il l’invite à s’installer dans un village coupé du monde à deux pas de là, un havre de paix où d’autres couples filent déjà le parfait amour : la Fosse aux anges. Séduite et pleine d’espoir, Alice accepte. Mais le vernis idyllique ne va pas mettre longtemps à se craqueler : les femmes qui vivent ici sont-elles aussi heureuses qu’elles le paraissent ? Car, après tout, un cauchemar n’est qu’un rêve qui a mal tourné, n’est-ce pas ?
- Je suis Romane Monnier. Delphine De Vigan
"Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus." Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar....
- Le pendu (roman policier). Louise Penny
Dans les bois de Three Pines, ce hameau tranquille des Cantons-de-l’Est, un homme est retrouvé pendu à un arbre par un matin glacial de novembre. C’est un joggeur séjournant à l’auberge du village qui a découvert le corps et prévenu les forces de l’ordre. Suicide ou assassinat ? Armand Gamache enquête en compagnie de son fidèle second, Jean-Guy Beauvoir, et met au jour un secret déchirant : l’homme, venu ici chercher la tranquillité, paraissait brisé par une tristesse infinie, de celles que seul le sang de la vengeance peut apaiser. Il portait le nom d’Arthur Ellis, le dernier bourreau officiel du Canada.
Un cosy crime empreint de silence et de mystère, en guise d’introduction à l’univers de Three Pines, le village qui ne figure sur aucune carte.
- Vie et destin. Vassili Grossman.
1942. Une bataille décisive se tient à Stalingrad. L’Europe tout entière retient son souffle. Deuxième partie d’un diptyque magistral consacré, avec Pour une juste cause, à la Seconde Guerre mondiale, Vie et Destin est un roman épique qui dépeint la violence et l’espoir au cœur des ténèbres du conflit. Passant du front de l’Est aux goulags de Sibérie, des camps de la mort en Pologne aux villages ravagés d’Ukraine, Vassili Grossman inscrit les destinées individuelles de tout un peuple dans les grands bouleversements de son époque. Confisqué par le KGB, le manuscrit a été introduit clandestinement en Occident où sa publication en 1980, en pleine guerre froide, a été un événement majeur. Fresque vibrante de réalisme, c’est encore aujourd’hui un puissant plaidoyer contre le fascisme et une œuvre littéraire universelle et intemporelle.
- Le calamity club. Kathryn Stockett. (Par l'auteure de "La couleur des sentiments")
Meg, onze ans, a appris à ne compter sur personne. Depuis que sa mère l'a abandonnée, elle fait partie des grandes filles " inadoptables " de l'orphelinat, où elle se bat chaque jour pour garder espoir malgré le mépris et la cruauté de la présidente. Birdie, missionnée d'aller retrouver sa sœur récemment mariée à un riche banquier pour sauver sa famille ruinée, découvre un foyer parfait en apparence mais qui repose en réalité sur un tissu de mensonges. Charlie, internée de force dans un asile après avoir été jugée " faible d'esprit ", est prête à tout pour récupérer sa fille perdue et retrouver sa dignité. Trois destins qui vont se rencontrer par la force du hasard autour de l'orphelinat du comté de Lafayette, puis converger avec celui d'un groupe de femmes intrépides qui élaborent un plan audacieux : le " Calamity Club ". Mais dans une ville où règne l'hypocrisie, le moindre acte de défi vous expose à tous les dangers… Quel sera le prix à payer pour leur désobéissance ?
- La trilogie du démon (romans policiers) : " La part du démon " (tome 1) ; "Au royaume des cris" (tome 2); "La mort dans l'âme" (tome 3). Mathieu Lecerf
" La part du démon "- tome 1
Certaines pulsions sont irrépressibles. Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'arrive jamais. Pourtant, c'est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion. Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange. Et qui voudrait tuer un ange ? Mais un mystère plane autour d'elle. À l'orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés... Certains prétendent même subir de terrifiantes expériences médicales. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ? Esperanza se jette corps et âme dans cette enquête. Manuel, lui, est persuadé que seuls le sang-froid et la raison permettront de la résoudre. Se trompe-t-il ? Le grand patron de la brigade criminelle en est convaincu. Et bientôt Esperanza se retrouvera seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait...
" Au royaume des cris " - tome 2
Au Royaume des cris, nul ne peut sortir indemne... Diane est au sommet de sa gloire. Actrice à la beauté renversante, elle est la femme idéale, celle dont tout le monde rêve, mais que personne ne connaît vraiment. Promise à un brillant avenir au sein de la brigade criminelle, Esperanza voit quant à elle sa vie se briser quand sa fille est kidnappée. Deux destins aux antipodes. L’une vit sous les feux des projecteurs, l’autre est plongée dans les ténèbres. À chacune, des hommes ont arraché ce qu’elles avaient de plus cher. Où puiser encore de la force quand ce qui vous fait vivre vous a été enlevé ?
" La mort dans l'âme " - tome 3
Paris, automne 2019. Le corps d’une femme est découvert sur une péniche à proximité du pont d’Iéna. Le légiste est formel : la dépouille présente des blessures similaires à celles d’autres victimes, des cold cases qui remontent au début des années 1990. Meurtre sauvage et mise en scène macabre : Urizen, le tueur en série qui terrorise Paris depuis plusieurs décennies, semble signer son grand retour… Le capitaine Manuel de Almeida est chargé de l'enquête mais, seul, il sait qu'il ne parviendra à rien. Pourra-t-il convaincre sa partenaire de reprendre du service ? Et son frère, journaliste devenu romancier, de poursuivre l'enquête à ses côtés ?
- Appel manqué. Carole Fives
"Vous avez eu la pilule, l'IVG, on vous a tout apporté sur un plateau doré et vous venez encore vous plaindre ! On a fait notre part, c'était à vous de saisir le relais qu'on vous tendait à bout de bras. bandes d'ingrates ! Qu'est-ce que vous avez fichu pendant tout ce temps ? Travaillé, travaillé, mais enfin, ça ne vous empêchait pas de vous battre pour vos droits. Après le boulot, après avoir couché le gosse et terminé ton ménage, après avoir appelé ta vieille mère, il te restait encore un peu de temps pour militer, non ? Au lieu d'aller chez le psy ... Ah, t'en auras perdu du temps et de l'argent avec ça, mais c'est pas chez les psys qu'on fait la révolution ma fille." Après le succès d'Une femme au téléphone, Appel manqué signe le grand retour de Charlène, soixante-treize ans, plus déjantée que jamais. Quand la solitude lui pèse, elle bombarde sa fille de messages téléphoniques, qui sont autant de reproches, d'appels à l'aide et de révélations. Qu'ont à transmettre les "boomeuses" ? MeToo peut-il rapprocher les générations ? Portrait d'une mère qui appuie toujours là où ça fait mal, ce roman drôle et mordant interroge aussi le rapport au féminisme à tous les âges.
- Assault contre la frontière. Leïla Slimani
"Il me semble que tout roman est la tentative de répondre à une question. Et que celle qui fut à l'origine et au centre de ma trilogie est celle-ci : pourquoi est-ce que je ne parle pas ma langue ? Cette langue arabe, qu'est-elle pour moi ? Penser à ça, à la langue arabe, c'est ressentir un mélange de chagrin et de honte, de colère et de frustration. Comment pourrais-je vous raconter, vous faire comprendre que je parle comme une enfant la langue qui devrait être la mienne ? Que je vis avec une langue fantôme comme on parle d'un membre fantôme dont on sent encore la présence bien qu'il ait été amputé. Cette langue, je l'ai cherchée partout. Je l'ai désirée, je l'ai poursuivie, j'ai pu suivre des inconnus dans la rue simplement pour les entendre prononcer ces syllabes familières. Je pourrais aisément reprendre à mon compte les mots de l'écrivaine et peintre libanaise Etel Adnan : “Je me suis retrouvée à la porte de cette langue. Je l'ai érigée en mythe, en une sorte de paradis perdu.”"
- Le jour de guerre est arrivé. Laurent Seksik
Été 1914. À l'approche de la guerre, un élève officier de Saint-Cyr découvre que son grand-père, capitaine de l'armée française cinquante ans auparavant, n'était pas le héros qu'il croyait. Pressée de révéler la vérité d'un homme, sa grand-mère lui confie enfin leur histoire : la passion destructrice d'une servante et d'un haut gradé, unis sous les fastes du Second Empire puis ennemis, chacun d'un côté des barricades pendant la Commune de Paris. Cette tragédie à la Roméo et Juliette sur fond de guerre civile française va ébranler les certitudes du jeune homme, tandis qu'à Saint-Cyr gronde un autre drame où son propre sort se joue... Comme dans ses romans précédents, Laurent Seksik mêle la petite histoire à la grande et compose un récit enchâssé bouleversant, qui résonne avec notre temps. Le jour de guerre est arrivé donne vie à un personnage de femme inoubliable, impuissante face aux guerres des hommes et héroïque dans la tourmente.
- Le cheval d'orgueil. Pierre-Jakes Hélias
" Trop pauvre que je suis pour posséder un autre animal, du moins "le Cheval d'orgueil" aura-t-il toujours une stalle dans mon écurie. " Ainsi parlait le grand-père de l'auteur, l'humble paysan Alain Le Goff qui n'avait d'autre terre que celle qu'il emportait malgré lui aux semelles de ses sabots de bois. " Quand on est pauvre, mon fils, il faut avoir de l'honneur. Les riches n'en ont pas besoin. " Et l'honneur consiste à tenir et à faire respecter son rang, si humble soit-il. Au pays bigouden, on ne redoute rien tant que la honte qu'on appelle " arvez ". Tout le reste est supportable.
L'auteur a grandi dans ce sentiment. Avant d'apprendre le français, il a été élevé en milieu bretonnant, dans une société qui vivait selon un code strictement établi.
Il n'enseigne pas, il raconte minutieusement comment on vivait dans une " paroisse " bretonnante de l'extrême ouest armoricain dans la première moitié du XXe siècle. Il nous fait partager sa profonde conviction : ceux qui jugent les paysans comme des êtres grossiers sont eux-mêmes des esprits sommaires et naïfs. Il affirme que ce sont des siècles de mépris culturel qui ont fini par déclencher jacqueries et révoltes chez les paysans de notre pays.
Et puis, un jour, " le Cheval d'Orgueil " a secoué furieusement sa crinère !
- Le prophète. Khalil Gibran
Une langue limpide, des images évocatrices et fortes : à travers l’enseignement d’Al-Mustafa se dessinent quelques-uns des trésors
de l’expérience humaine. Rien n’échappe à la leçon du Sage : amour, joie, liberté, douleur, connaissance de soi, beauté, couple, passion, mort… La vie la plus intime, comme les problèmes les plus quotidiens.
Hymne à la vie et à l’épanouissement de soi, Le Prophète s’impose désormais comme l’un des textes cultes du xxe siècle.
N'hésitez pas à réserver auprès de vos bibliothécaires (ou via ce portail en vous connectant sur votre compte : identifiant: votre nom de famille en majuscules / mot de passe : le numéro à l'arrière de votre carte de lecteur à la médiathèque).
Bonne lecture à vous !
Compte rendu du Comithé Lectures du 5 juin 2026
Ce vendredi 5 juin, le dernier comithé lecture (de l'année scolaire) s'est déroulé dans une ambiance toujours sympathique, autour d'un bon thé, petits gâteaux et.... cerises du jardin de Michèle ! Un vrai régal. Sans oublier les participant(e)s qui ont discuté de leurs coups de coeurs littéraires du moment. En voici donc la liste:
- La maison vide. Laurent Mauviginer. Proposé par Isabelle (dispo à la médiathèque)
"En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux. Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles. Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre."
- Peau de chien. Fatos Kongoli. proposé par Marie (Dispo à la médiathèque - le livre appartient à la BDP)
Krist Tarapi a une passion, les femmes, toutes les femmes qu'il aima même s'il n'en épousa qu'une, et un ennemi, Hadès, le dieu des morts dont l'ombre plane sur sa vie et ses rêves. Marga, sa femme, vient de mourir. Irma, sa fille, fuit l'Albanie au bras d'un Italien et son fils, Tom, lui envoie de l'argent depuis les États-Unis. Krist est seul, songeur, désemparé, livré à lui-même, ne serait Lora, une amie de sa fille dont la rousseur le fait chavirer. À travers elle, toutes les femmes qu'il aima intensément sont convoquées : sa mère adorée, Liza l'institutrice admirée qui un beau jour disparut, Dolora la maîtresse bannie, Faïka qui illumina ses jours dans un village obscur, Soni, Delina, Marga enfin.... Krist revit leurs rencontres, leurs étreintes, dessine tendrement leurs beaux visages et campe à l'arrière le front tragique de la dictature. Fatos Kongoli organise ici la rencontre magistrale du désir et du désastre, de Tchekov et du théâtre de l'absurde.
- Le deuxième sexe. Simone de Beauvoir. Proposé par Marc (Dispo à la médiathèque)
"Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la "réalité féminine" s'est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l'Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu'il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s'évader de la sphère qui leur a été jusqu'à présent assignée, elles prétendent participer au mitsein humain." Simone de Beauvoir
- Nouvelles. Tchekhov. proposé par Marc (disponible en réservant à la BDP)
Après une enfance difficile, Tchekhov entreprend des études de médecine et publie, à partir de 1880, des nouvelles dans différents journaux humoristiques. Maître de la nouvelle brève (il en a écrit plus de cent), Tchekhov a également révolutionné le théâtre russe (Oncle Vania, La Mouette, Les Trois Soeurs, La Cerisaie...). Le présent recueil propose six nouvelles regroupées autour du thèmes " frissons et crimes ".
L'Allumette suédoise
Nuit d'angoisse
Fort de café
Vengeance
Imprudence
Drame
- Nous qui avons connu Solange. Marie Vareille. proposé par Pascale (dispo à la médiathèque)
"Le jour où je suis devenue une meurtrière, j'ai cessé d'aimer les mirabelles." Sarégnac, Corrèze. Célestine grandit dans la ferme familiale, bien décidée à réussir ses études pour échapper à la vie de labeur qui l'attend aux champs. Cadiran, Gironde. Solange est internée dans une école de préservation pour jeunes filles où sont envoyées des adolescentes jugées "déviantes". Quel secret lie ces deux jeunes femmes ? Pourquoi Solange déteste-t-elle tant Célestine ? Et comment cette dernière a-t-elle pu commettre l'irréparable ? De la France de nos grands-parents jusqu'à nos jours, cette intrigue poignante ménage autant de suspense que de rebondissements. À travers les destinées de quatre générations de femmes puissantes, Marie Vareille retrace l'extraordinaire évolution de notre monde depuis un siècle et nous rappelle ce que nous devons tous à la persévérance et au courage de nos aînées.
- Mukudori. Aki Shimazaki. proposé par Muriel (dispo à la médiathèque)
Matsuko et Atsushi sont mariés depuis bientôt quarante ans. Ils ont construit ensemble une existence complice, et un foyer paisible. Mais ils doivent désormais remédier à la faillite du grand magasin autrefois dirigé par Atsushi, d’autant plus que la santé de ce dernier se dégrade. Matsuko se retrouve alors, à soixante ans passés, contrainte de chercher un emploi. C’est ainsi que, par un heureux hasard, elle rencontre Matsuo, un homme passionné d’ornithologie, en qui elle et son mari se découvrent un compagnon des moments précieux ; un véritable ami.
- La vie de Bacha Posh. Nadia Hashimi. proposé par Michèle (dispo à la médiathèque. Livre appartenant à la BDP)
La famille d'Obayda a subi des déboires et dû s'installer dans la campagne afghane. Mais une tante a une idée pour leur attirer la chance : faire d'Obayda, la plus jeune des quatre filles, une bacha posh, c'est-à-dire l'habiller en garçon. D'abord désemparée de renoncer à ses cheveux longs et à la danse, Obayda - désormais appelée Obayd - devient amie avec Rahim, une bacha posh lui aussi. Et elle va ainsi découvrir la liberté...
- Je suis Romane Monnier. Delphine De Vigan. proposé par Françoise (dispo à la médiathèque)
"Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus." Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
- Somb. Max Monnehay. Proposé par Marie (Dispo à la médiathèque)
Victor Caranne est psychologue en milieu carcéral. Chaque jour, il emprunte à moto le pont qui relie le continent à l’île de Ré pour rejoindre la Citadelle, fortification reconvertie en prison. Chaque jour, il écoute des détenus lui confier des crimes atroces. Mais c’est la découverte d’un cadavre sur une plage proche de chez lui qui va provoquer une totale déflagration dans sa vie. Car il connaissait bien la victime, Julia, l’épouse de son meilleur ami, Jonas Somb.
- Minjung. Ian Manook. proposé par Muriel. (dispo à la médiathèque)
Cent quarante mille enfants coréens vendus dans le cadre d'un trafic humain géré et financé par l'État. Des dizaines de milliers de "minjungs" traités en parias par la dictature et raflés pour présenter au monde une Corée étincelante lors des J.O. de Séoul en 1988. Deux immenses scandales dont Gangnam va devoir affronter les séquelles, bien des années plus tard. Pas seulement comme ex-flic et ex-mafieux, mais surtout comme survivant. C'est dire s'il va ajouter à sa férocité d'enquêteur déjà ingérable toute la rage et la détermination d'une victime. Ceux qui ont été complices de ces atrocités inhumaines n'ont aucune clémence à attendre de lui. Encore une fois, dans un pays qu'il aime, Manook pointe sa plume là où ça fait mal...
- Consuelo. Georges Sand. Proposé par Michèle (réserver le livre à la BDP)
Reprise de ce roman, considéré par son auteur comme son chef-d'oeuvre. Récit d'aventure, hanté par la musique, qui raconte avec passion et fureur l'histoire d'une voix et d'un destin de femme, dans l'Europe cosmopolite du XVIIIe siècle. Cette héroïne incarne aux yeux de la romancière toutes les espérances d'un siècle épris de liberté et avide de changement.
- Accident de personne. Florence Mendez. proposé par Anne (Disponible à la médiathèque)
Le premier roman de Florence Mendez, comédienne et humoriste.
Daphné veut mourir mais est incapable de mettre elle-même fin à ses jours. Elle fait la rencontre de Martin, apprenti tueur en série qui ne tue que des gens dont c'est la volonté. Très vite les deux parviennent à un accord. Le hic ? Le jour J, Martin se trompe de cible et c'est une autre femme qui décède à la place de Daphné. Bouleversée, celle-ci n'est plus très sûre de vouloir se suicider. Mais un contrat est un contrat. Et si dans dix jours elle n'est pas morte, un autre tueur se chargera d'elle, ainsi que de Martin, qui aura échoué. Un peu plus d'une semaine, donc, c'est le temps dont dispose Daphné pour décider si oui ou non elle veut vivre...
Dans ce roman haletant et sombre mais à la fois drôle et touchant, retrouvez les thèmes chers à l'autrice, tels que la santé mentale ou la difficulté à trouver sa place lorsque l'on est différent.
Nous vous souhaitons de très bonnes lectures et rendez-vous en septembre (normalement le vendredi 4 septembre à 15h30), pour le premier comithé lecture de la rentrée !
Comithé lecture du vendredi 15 mai
Ce vendredi, de nombreux partcipants étaient réunis à la médiathèque autour d'un bon thé et petits gâteaux pour partager leurs coups de coeur littéraires, ou tout simplement pour venir écouter, et piocher ainsi des idées de lectures. Voici, ci-dessous le compte-rendu des livres évoqués:
- La sorcière à la jambe d'os. Zelmir Peris [Non disponible à la médiathèque / ni à la BDP]
Tant par sa forme que par les thèmes abordés, Jambe d'os est un livre hors normes : roman picaresque post-moderne, il dépeint une époque où le rationalisme s'impose peu à peu, où les idées d'identité et de justice sociale prennent leur essor. Fresque mosaïque et réflexion sur la condition féminine, la parentalité, la différence, La Sorcière à la jambe d'os est un magnifique portrait de femme. Alors que les lumières et la rationalité commencent progressivement à toucher la Croatie, la révolte couve chez les différents peuples, et l'empire austro-hongrois cherche à reprendre la main sur ses confins. La sorcière Gila se retrouve alors prise dans un jeu de pouvoir qui la dépasse : l'archiduc, soucieux de maintenir son emprise sur la cour et sur le roi faible d'esprit, veut faire avorter l'impératrice contre son gré. Il fait appel à la sorcière, elle aussi enceinte sans que personne ne le sache. Révoltée, celle-ci s'enfuit avec la malheureuse afin de sauver le bébé impérial. Mais l'impératrice, traumatisée, fait une fausse couche. Gila reprend alors sa cavale, et l'enfant qu'elle met au monde, nul n'ayant assisté à sa grossesse, sera par tous considéré comme l'héritier au trône des Habsbourg.
S'ensuivent de longues années d'errance pour échapper aux poursuites de la garde impériale, à la recherche de l'héritier susceptible de détrôner François-Joseph. Après moult péripéties, elle finit par être rattrapée et jugée pour sorcellerie. Elle échappe à la mort, mais son fils lui est arraché pour être élevé comme un Habsbourg. Amère mais toujours puissante, Gila refait surface, des années plus tard, sous les traits d'Alica, sorcière slave qui offre aux bourgeois de spectaculaires séances de spiritisme dans les faubourgs de Vienne. Le fil directeur de La Sorcière à la jambe d'os ne se dévoile que progressivement : dans une construction kaléidoscopique, l'auteur dispose petit à petit les pièces du puzzle. Cet aspect ludique se retrouve dans l'écriture : l'auteur, non sans ironie, joue avec gourmandise avec les formes et les styles littéraires. Les chapitres peuvent ainsi se présenter comme un rapport d'inquisition ou de police, une pastorale, des observations ethnologiques, une scène de pièce de théâtre, une recette de cuisine, une critique musicale, un livre dont vous êtes le héros...
- La colline. Mathilde Beaussault [disponible à la médiathèque]
Un roman choral et viscéral qui mêle brutalité et grâce, par la lauréate du Grand Prix de littérature policière 2025. Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang. Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé. Monroe s’affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s’interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d’une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu’il a perdu – ou sauvé – de son humanité.
- Précipices. Céline Denjean {disponible à la médiathèque}
Une enquête sur la face sombre de l'adolescence. 2022, Sarrouilles, petit village des Pyrénées. Valériane Ducuing reprend connaissance chez elle. Bâillonnée, immobilisée par un savant entrelacs de sangles, elle repose au fond de sa baignoire. Un instant plus tard, elle réalise que le robinet coule et que l'eau monte lentement. À son oreille, une voix murmure : " Tu vas mourir, Valériane. " Alors que, terrorisée et impuissante, elle assiste à sa noyade imminente, la jeune femme est sauvée in extremis par l'irruption inespérée d'un tiers. Avant de prendre la fuite, son agresseur tague trois lettres sur le carrelage : MPC. Louise Caumont, major à la brigade de recherche de Tarbes, est dépêchée sur les lieux. Au regard de la mise en scène retorse, du mode opératoire ayant nécessité une grande préparation et du graffiti qui a tout d'une signature, Louise redoute le début d'une série de crimes. Ses craintes se confirment quand le tueur récidive. Alors que les meurtres s'enchaînent, un point commun apparaît : les victimes ont fréquenté le même lycée d'élite, durant l'année 2001-2002. Sont-elles liées par un évènement caché ? Les meurtres du présent ont-ils quelque chose à voir avec des éléments vieux de vingt ans ? Que signifie le sigle MPC et, surtout, qui se cache derrière ? Pressée par le temps, accompagnée de collègues qui ne partagent pas son approche, Louise va devoir jouer des coudes pour faire la lumière sur une affaire enracinée dans le passé.
- Les chemins de Joseph. Guglielmetti, Anne [non disponible à la médiathèque / ni à la BDP]
2019. Département de l'Orne. Un village comme bien d'autres. Trois voix. Celle de Constance, 25 ans, revenue chez sa mère, après des années de silence. Constance qui a autrefois quitté brusquement ce trou provincial pour la capitale où elle n'a pas réussi à faire sa place. La voix de Wassim, médecin venu d'ailleurs, recruté pour pallier un "désert médical". Il est, dans ce paysage, une figure de l'étranger. Sa solitude est celle de tout exilé qui a dû fuir son pays et vit le deuil d'une partie de son existence. Joseph, lui, est l'enfant d'une campagne dont il connaît et chérit le moindre recoin. S'il n'y avait qu'elle (faune, flore...), tout irait bien. Mais il y a les autres. Sa solitude est peuplée des rêves et appels secrets de l'enfance. Pour Anne Guglielmetti, l'écriture commence toujours par la rencontre avec un lieu. Les Chemins de Joseph ne fait pas exception à la règle. Avec, entre ciel et terre, des femmes et des hommes en quête de leur vérité.
- Les trois mousquetaires. Alexandre Dumas [disponible à la médiathèque]
"Les trois mousquetaires" est un roman d’aventures d’Alexandre Dumas paru en 1844. Il relate l’histoire de d'Artagnan, un jeune homme désargenté de 18 ans, venu à Paris pour faire fortune et intégrer le corps des mousquetaires. Dès son arrivée à la capitale, il rencontre trois gentilshommes et mousquetaires du roi Louis XIII : Athos, Porthos et Aramis. Un quatuor se forme. Ensemble, ils devront affronter le cardinal de Richelieu et déjouer les pièges tendus par ses agents afin de sauver l’honneur de la royale et belle Anne d'Autriche.
- Terrasses. Laurent Gaudé [Disponible à la médiathèque]
Vendredi 13 novembre 2015, il fait exceptionnellement doux à Paris – on rêve alors à cette soirée qui pourrait avoir des airs de fête. Deux amoureuses savourent l’impatience de se retrouver ; des jumelles s’apprêtent à célébrer leur anniversaire ; une mère s’autorise à sortir sans sa fille ni son mari pour quelques heures de musique. Partout on va bavarder, rire, boire, danser, laisser le temps au temps. Rien n’annonce encore l’horreur imminente.
Laurent Gaudé signe, avec “Terrasses”, un chant polyphonique qui réinvente les gestes, restitue les regards échangés, les quelques mots partagés, essentiels – écrit l’humanité qui éclot au cœur d’une nuit déchirée par l’impensable. Et offre à tous un refuge, face à un impossible oubli.
- La part du démon. Mathieu Lecerf
Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'aurait jamais dû arriver. Qui voudrait tuer un ange? Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'arrive jamais. Pourtant, c'est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion. Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange. Qui voudrait tuer un ange ? Mais un mystère plane autour d'elle. À l'orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés... Certains prétendent même subir d'horrifiantes expériences. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ? Bientôt, Esperanza sse retrouve seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait...
- Les morts ne chantent pas. Jussi Adler Olsen
Combien de temps peut-on être tenu pour responsable de ses actes ? Carl Mørck a depuis peu quitté le Département V pour prendre sa retraite que déjà le crime se rappelle à lui. Un enregistrement audio, la voix d'une femme agressée, un silence brutal. Une vieille affaire - un drame conjugal suivi d'un suicide - qui avait pourtant été classée. Or, la bande sonore ne laisse aucun doute : il s'agit d'un meurtre. À la demande de Carl, le Département V, en piètre état depuis son départ, reprend l'affaire, et lève le voile sur des faits qui se seraient déroulés à la fin des années 1980, dans une prestigieuse école réputée pour son choeur de jeunes garçons. Dans ce thriller intense qui nous parle de rêves brisés, d'innocence et de cruauté, le géant du polar danois Jussi Adler-Olsen s'allie aux journalistes et romancières Line Holm et Stine Bolther pour une nouvelle enquête du Département V. Trois plumes pour un même frisson.
- Garcia Lorca et le poète birman. Nour Malowé [Disponible à la médiathèque]
– Apportez-moi un livre interdit.
– Un livre interdit ?
– García Lorca, "Noces de sang". Ce livre détient la réponse à l'énigme de ma vie.
Depuis des décennies, la Birmanie vit sous le joug d'une junte militaire impitoyable. Là-bas, les mots sont plus redoutés que les armes : lire est un crime, et la littérature, un acte de résistance. C'est à Naypyidaw, capitale démesurée et presque vide, que se croisent Arun, fils d'un général, poète bâillonné par le totalitarisme, et Jack, écrivain français en exil, à bout de souffle. Ils ont la littérature en commun : l'un mourrait pour elle, l'autre n'attend qu'elle pour revivre.
Jack est celui qu'Arun espérait, celui qui le mènera au livre interdit. Au-delà du récit d'aventure et de la fable politique, García Lorca et le poète birman est une ode à la littérature comme ultime refuge contre la barbarie. À travers la destinée tragique d'Arun, Nour Malowé signe un roman incandescent sur le pouvoir des mots, la beauté, l'amour et la liberté – ces armes silencieuses qui défient l'obscurantisme.
- L'étrange odyssée de la famille Monsieur. Benoit Philippon. [Disponible à la médiathèque]
Monsieur Monsieur, pop star internationale, a émis un dernier souhait avant de mourir : que ses cendres soient disséminées au nord de l'Islande, sous une aurore boréale. Voici donc son excentrique famille réunie à bord d'un yacht pour une traversée aussi émouvante que déjantée. Mais l'ancre à peine levée, sonne l'heure des règlements de compte. Non-dits et reproches s'expriment soudain, au point de faire exploser la cocotte-minute familiale ! Cerise sur le gâteau : un jeu de piste en forme de chasse au trésor, mis au point par le feu monsieur Monsieur. À la clef : son héritage. Que le meilleur gagne !
- La passion selon Juette. Clara Dupont Monod [réservé à la BDP]
Juette naît en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. Mariée à treize ans, elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Elle n’a qu’un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre. À quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l’Église n’aime pas les âmes fortes... De ce Moyen Âge traversé de courants mystiques et d’anges guerriers, qui voit naître les premières hérésies cathares, Clara Dupont-Monoda gardé ici une figure singulière de sainte laïque.
- La proie. Yrsa Sigurdardottir [Disponible à la médiathèque]
Après une soirée arrosée à Reykjavík, un groupe d’amis part en randonnée dans la réserve naturelle de Lónsöræfi. En plein hiver, au cœur des vents glacials, ils s’évanouissent. Quand les secours atteignent enfin leur campement déserté, une seule certitude s’impose : quelque chose les a poussés à fuir dans la panique, presque nus, vers la blancheur hostile. Au même moment, la station radar isolée de Stokksnes devient le théâtre d’évènements troublants. Le technicien de garde croit devenir fou – l’interphone, qui n’est plus raccordé depuis des années, sonne subitement dans la nuit. À l’autre bout, une voix d’enfant. Mais en allant inspecter, il n’y a personne. Et la neige immaculée ne ment pas… Paysages qui dévorent, et présences que l’on ne sait nommer, "La Proie" est un thriller glaçant redoutable où l’Islande, magnifique et farouche, révèle ce que la nuit emporte… et ce qu’elle rend.
- Le prieur de Béthléem. Yasmina Khadra {disponible à la médiathèque}
Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un manuscrit qu'il a refusé. L'auteur, un moine palestinien éprouvé par la violence, tient à ce que son récit soit connu de tous et, à travers lui, la tragédie d'une terre en larmes et en sang. Avec un talent remarquable, Yasmina Khadra déploie un texte d'une force impressionnante et empreint d'une poésie très évocatrice sur le naufrage de l'humanité d'aujourd'hui.
- Dans la jungle. Adeline Dieudonné {disponible à la médiathèque }
Une jolie villa dans le Brabant wallon, l'été à la mer, l'hiver au ski, deux enfants : Aurélie et Arnaud se sont construit une vie qui leur ressemble. Pourtant, un soir d'été, Arnaud prend une arme et assassine les siens avant de se suicider.
Adeline Dieudonné rembobine le film de l'histoire de ce couple, du premier regard à la mise en place d'un quotidien bourgeois. À chaque étape, la mécanique prend forme sous nos yeux, insidieuse, inéluctable.
Chronique d'une mise à mort annoncée, ce roman haletant nous entraîne au cœur de la bourgeoisie belge, où il est courant de tutoyer son banquier et où la violence se dissimule derrière les façades de briques blanches.
- La honte. Arttu Tuominen {disponible à la médiathèque}
Sur Internet, personne n'est vraiment qui il prétend être... Dans les rues de la petite ville finlandaise de Pori, Laura, treize ans, disparaît sans laisser de traces. Pour Linda Toivonen, inspectrice à la brigade criminelle et mère célibataire, l'enquête ravive de douloureux souvenirs. Très vite, elle découvre que l'adolescente échangeait avec des hommes plus âgés sur un réseau en ligne aussi opaque qu'inquiétant. Quand Linda s'aperçoit que d'autres jeunes filles ont disparu dans des circonstances similaires, toutes les pistes convergent vers une figure sinistre : Peter Pan, un prédateur qui refuse de grandir. À mesure que l'enquête progresse, une angoisse obsédante s'empare de Linda : et si sa fille était la prochaine sur la liste ? Dans La Honte, Arttu Tuominen explore les zones d'ombres du monde numérique et tisse une toile complexe où se mêlent enquête policière et drame familial.
- Le blues du chat. Sophie Chabanel {disponible sur réservation à la BDP}
Un chat dépressif, des crevettes roses, une cérémonie qui tourne au drame, des fours solaires et un curé bien trop séduisant : autant d’ingrédients pour une enquête-cocktail menée par l’étonnante commissaire Romano et son fidèle adjoint Tellier. Duo aussi improbable qu’efficace. Qui a tué l’ancien banquier véreux en pleine remise de Légion d’honneur ? Ce ne sont pas les suspects qui manquent, mais il s’agira quand même de mettre la main sur le bon. Avec beaucoup de malice et d’humour, Sophie Chabanel tresse avec Le Blues du chat une affaire réjouissante qui vaut son pesant de croquettes !
Bonne lecture à tous !
Compte rendu du comithé lectures du vendredi 3 avril 2026
Ce vendredi 3 avril de 15h30 à 17h30, la médiathèque a accueilli son comithé lecture mensuel dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Lecteurs et lectrices habitués des lieux se sont réunis aux côtés de participants extérieurs, tous animés par une même envie : partager leurs découvertes littéraires et échanger autour de leurs coups de cœur. Au fil des discussions, romans, essais et récits en tout genre ont été présentés avec enthousiasme. Chaque intervention a donné lieu à des échanges riches, parfois passionnés, où les impressions se croisent et les points de vue s’enrichissent. Ce mélange de regards, entre habitués de la médiathèque et nouveaux venus, a contribué à créer une dynamique particulièrement vivante et ouverte. Installés confortablement autour d’un bon thé et accompagnés de petits gâteaux, les participants ont pu prendre le temps de discuter, de recommander des ouvrages et de noter de futures lectures. Ce cadre convivial a favorisé la spontanéité des échanges et renforcé le plaisir de partager. Ce comité de lecture s’inscrit pleinement dans la volonté de la médiathèque de faire du livre un vecteur de rencontre et de dialogue. Une belle réussite pour cette édition, qui donne sans aucun doute envie de renouveler l’expérience très prochainement ! Voici ci-dessous les livres évoqués lors de comithé lectures:
- Kolkhoze. Emmanuel Carrère. Disponible à la médiathèque
Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de notre mère, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze." Kolkhoze est le roman vrai d'une famille sur quatre générations, qui couvre plus d'un siècle d'histoire, russe et française, jusqu'à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s'en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Denis Podalydès nous emporte avec un talent immense dans cette saisissante fresque familiale, où l'intime se mêle brillamment à l'universel.
- On l'appelait Bennie Diamond. Michel Dichter. Disponible à la médiathèque [Appartient à la BDP]
Anvers, années 70. Le jeune Bennie Goodman sait que son père Moshé aimerait mieux le voir à la synagogue qu’à fureter dans les ruelles du quartier des diamantaires. Mais c’est plus fort que lui : la prière l’ennuie, le diamant le fascine. Après tout, c’est dans ce secteur que son grand-père Yéhuda a fait fortune, et quoique le patriarche ait coupé les ponts avec son fils et son petit-fils, ce dernier ne peut réprimer sa fascination.Des ateliers de taille aux vastes salles de négoce de la Bourse, Bennie ne renoncera devant rien pour se faire sa place et un nom. Son ascension, pourtant, n’est pas vue d’un bon œil par les puissants de la ville – pour qui se prend-il, ce gamin sans pedigree, qui vient leur voler ce qui leur revient de droit ? Michaël Dichter signe un ambitieux roman d’apprentissage au cœur de la communauté des diamantaires, porté par le plus flamboyant des héros.
- Sorcières : la puissance invaincue des femmes. Mona Chollet. Disponible à la médiathèque
Tremblez, les sorcières reviennent ! disait un slogan féministe des années 1970. Image repoussoir, représentation misogyne héritée des procès et des bûchers des grandes chasses de la Renaissance, la sorcière peut pourtant, affirme Mona Chollet, servir pour les femmes d'aujourd'hui de figure d'une puissance positive, affranchie de toutes les dominations. Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ? Ce livre en explore trois et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante –; puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant –; puisque l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d'horreur. Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.
- La collision. Paul Gasnier. Disponible à la médiathèque
En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain à 80km/h. Dix ans plus tard, son fils, qui n'a cessé d'être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il observe la façon dont ce genre de catastrophe est utilisé quotidiennement pour fracturer la société et dresser une partie de l'opinion contre l'autre. Il décide de se replonger dans la complexité de cet accident, et de se lancer sur les traces du motard pour comprendre d'où il vient, quel a été son parcours et comment un tel événement a été rendu possible. En décortiquant ce drame familial, Paul Gasnier révèle deux destins qui s'écrivent en parallèle, dans la même ville, et qui s'ignorent jusqu'au jour où ils entrent violemment en collision. C'est aussi l'histoire de deux familles qui racontent chacune l'évolution du pays. Un récit en forme d'enquête littéraire qui explore la force de nos convictions quand le réel les met à mal, et les manquements collectifs qui créent l'irrémédiable.
- Et la joie de vivre. Gisèle Pélicot. Disponible à la médiathèque
"Cette histoire ne m'appartient plus totalement. Elle a réveillé une douleur muette et profonde, montée de la nuit des temps. Elle a suscité la sidération. Comment comprendre ce qui m'est arrivé, ce que mon calvaire a ensuite déclenché ? Il m'a fallu marcher le long d'une faille, la mienne. Comme le funambule sur la corde raide, je dois avancer. Je voudrais par ce livre mettre des mots sur ce que j'ai traversé. Dire que je n'ai plus peur d'être seule, que j'ai retrouvé la joie de vivre. Dire que je suis vivante." Ce récit bouleversant, écrit avec la romancière Judith Perrignon, raconte l'histoire exceptionnelle de Gisèle Pelicot et celle de sa courageuse décision de rendre public le procès de ses agresseurs, encourageant par son geste toutes les victimes à ne plus jamais avoir honte.
- Je suis ma liberté. Nasser Abu Srour. Disponible à la médiathèque
Incarcéré à perpétuité dans les geôles israéliennes, Nasser a dit adieu au monde. Au fil des années, un lien particulier s'est noué entre ce Palestinien et le mur qui lui fait face : celui-ci s'anime, répond et change d'apparence selon que l'espoir ou le renoncement domine. Surtout, il lui inspire ce texte. Depuis sa cellule, Nasser raconte son histoire et celle de son peuple comme s'il les extirpait du mur, faisant surgir par ses mots le monde qu'il a quitté. Lorsque Nanna, une jeune avocate qui rend visite aux prisonniers, s'éprend de cette âme libre, le monologue du condamné devient dialogue ardent. Mais l'amour peut-il patienter ? Tels les Bédouins puisant dans un lexique infini pour décrire le désert, Nasser Abu Srour fait de sa prison un univers en expansion. Entre réalité et onirisme, Je suis ma liberté est un hommage visionnaire au pouvoir émancipateur de la littérature.
- La tresse. Laetitia Colombani. Disponible à la médiathèque
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
- La maison des silences. Donato Carrisi. Disponible à la médiathèque
ON PEUT FUIR LA RÉALITÉ. PAS NOS CAUCHEMARS. Toutes les nuits, Matias, neuf ans, affirme que ses rêves sont hantés par une dame silencieuse vêtue de noir, au point que le petit développe une phobie du sommeil. Désespérés, ses parents se tournent alors vers Pietro Gerber, l’illustre hypnotiseur d’enfants, afin de le soigner. Au fil des séances, Gerber comprend que l’histoire racontée par Matias révèle des indices sur un crime irrésolu depuis des années. Et que le sort d’une inconnue pourrait bien dépendre de cette enquête où le réel et le surnaturel se confondent. Afin de sauver les innocents d’une menace hors norme, Pietro Gerber devra défier les lois de la raison et affronter les démons de son passé.
- L'éducation des papillons. Donato Carrisi. Disponible à la médiathèque
Serena est une redoutable femme d’affaires, qui vit de manière opulente à Milan. Mais, lorsqu’elle tombe accidentellement enceinte d’Aurora, elle doit endosser la toute nouvelle responsabilité de mère. Six ans plus tard, dans une colonie de vacances nichée au cœur des montagnes suisses, un incendie ravageur menace la vie des douze jeunes pensionnaires. Les équipes de secours croient les avoir toutes retrouvées, or il manque Aurora. Aucune trace de son corps n’est repérée dans les décombres. Cependant, le deuil de Serena n’est que de courte durée : une personne anonyme la contacte, affirmant que sa fille est non seulement vivante, mais aussi en danger. Sa plus grande mission commence alors : sauver Aurora.
- Le visage de la nuit. Cécile Coulon. Disponible à la médiathèque
Depuis qu'il a survécu à une fièvre mortelle, personne n'a vu son visage. Chaque nuit, l'enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s'enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres. Alors qu'il entre dans l'adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales. Mais elle aussi porte un secret et rêve d'échapper à l'avenir qui lui est promis.
- Dans les brumes de Capelans. Olivier Norek. Disponible à la médiathèque
Le grand retour du capitaine Coste. Une île de l'Atlantique battue par les vents, le brouillard et la neige. Un flic qui a disparu depuis six ans et dont les nouvelles missions sont classées secret défense. Sa résidence surveillée, forteresse imprenable protégée par des vitres pare-balles. Une jeune femme qu'il y garde enfermée. Et le monstre qui les traque.
Compte-rendu du comité de sélection jeunes (11 mars 2026)
Comité de sélection jeunes “Les DesPenseurs”
La première séance du comité de sélection jeunes s’est tenue dans une ambiance à la fois studieuse et conviviale. Le groupe était composé de dix participants dont les âges allaient de 9 à 12 ans. La rencontre a débuté par un temps d’échange durant lequel chacun a pu présenter son livre préféré emprunté à la médiathèque. Ce moment a permis de découvrir des goûts de lecture variés et d’encourager la prise de parole de tous. Les discussions se sont ensuite orientées vers les critères de choix des lectures : recommandations, couvertures, résumés, séries connues ou encore conseils des proches. L’objectif du comité a ensuite été présenté : participer activement aux acquisitions du secteur jeunesse, avec un budget de 250 € tous les deux mois. Les jeunes ont ainsi travaillé à la sélection de documents dans plusieurs catégories : mangas, romans pour préadolescents et adolescents, bandes dessinées jeunesse et documentaires. Ils ont dû réfléchir à une répartition équilibrée du budget entre ces différents genres. Après quelques hésitations au démarrage, une véritable dynamique de groupe s’est installée, avec une belle émulation et des échanges riches. Les participants se sont investis avec sérieux et enthousiasme dans leurs choix. La commande a été finalisée et envoyée dès le lendemain, le jeudi 12 mars. Bonne nouvelle : aucun ouvrage n’est indisponible, la commande est donc complète. Les livres seront récupérés à la librairie le mardi 24 mars.
À leur arrivée à la médiathèque, les documents nécessiteront environ une semaine de traitement (catalogage, équipement et couverture) par l’équipe des bibliothécaires. Ils seront ensuite mis de côté en priorité pour les membres du comité, qui pourront les emprunter et partager leurs retours de lecture.
Lors de cette première séance, une “boîte à outils” a également été remise aux participants, afin de les guider dans leurs futures recherches de livres adaptés à leur âge et à leurs centres d’intérêt.
La prochaine réunion du comité “Les DesPenseurs” se tiendra le mercredi 6 mai à 16 heures. Elle permettra notamment de faire un retour sur les lectures et de poursuivre cette belle aventure collective autour du livre.
Vous trouverez ci-dessous les coups de coeur des jeunes (venant de la médiathèque). Nous vous tiendront informés de leurs commandes effectuées et de leurs avis !
- Bande dessinée :Les légendaires. Patrick Sobral (+ 9 ans)
- Manga : Yu - Gi- Oh. Kazuki Takahashi (+ 9 ans)
- Manga : Naruto. Masashi Kishimoto (+ 9 ans)
- Roman : La guerre des clans. erin Hunter (+ 10 ans)
- Manga : Romio Vs Juliet. Yousuke Kaneda (+ 12 ans)
- Manga : Les carnets de l'apothicaire. Natsu Hyuuga (+ 12 ans)
- Manga : Valkyrie Apocalypse. Keita Izuka (+ 13 ans)
- Manga : Spy x Family. Tatsuya Endo (+ 12 ans)
- Manga : Fire force. Atsushi Ohkubo (+ 9 ans)
- Bande dessinée : Coeur collège. Beka. (+ 10 ans)
Comithé lecture du vendredi 6 mars 2026
Le comithé lectures du mois de mars a eu lieu hier, vendredi 6 mars, toujours dans une ambiance simple et conviviale. Voici les romans qui ont été présentés par nos participant(e)s:
- Notre Occitan. Jean-Pierre Reydy
À la fois étude phonétique, exploration du vocabulaire et de la grammaire, regard rétrospectif sur la vie des paysans du Périgord-Limousin, Notre Occitan fourmille d’observations originales, drôles et pénétrantes.
L’aridité apparente du sujet n’efface jamais l’humour et l’émotion qui percent à travers les phrases exemples et l’évocation du passé.
Une visite libre, informelle, du dialecte limousin parlé dans le Nontronnais. Bonne promenade !
- Rose Valland : l'espionne à l'oeuvre. Jennifer LESIEUR
Discrète employée au musée du Jeu de Paume, Rose Valland devient une espionne insoupçonnable pendant l’Occupation. Au péril de sa vie, elle observe le passage de milliers d’œuvres d’art spoliées aux Juifs par les nazis, entreposées dans son musée avant d’être expédiées en Allemagne. Les artistes, les propriétaires, les destinations : elle voit tout, note tout. Pour tout retrouver après la guerre… Dès 1945, devenue « capitaine Beaux-Arts » puis conservatrice, Rose Valland consacre sa vie à récupérer et restituer les biens volés aux victimes du nazisme. Sur 100 000 œuvres d’art, elle en sauvera 60 000. Un destin héroïque vécu dans l’ombre, enfin remis en lumière.
- Désertion. François Bégaudeau
Comment Steve passe-t-il d'une petite ville côtière de France à Raqqa, au coeur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d'enquête amicale trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L'envie non consommée de plastiquer le collège. L'envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque.
- La honte. Artuu Tuominem
Dans les rues de la petite ville finlandaise de Pori, Laura, treize ans, disparaît sans laisser de traces. Pour Linda Toivonen, inspectrice à la brigade criminelle et mère célibataire, l'enquête ravive de douloureux souvenirs. Très vite, elle découvre que l'adolescente échangeait avec des hommes plus âgés sur un réseau en ligne aussi opaque qu'inquiétant. Quand Linda s'aperçoit que d'autres jeunes filles ont disparu dans des circonstances similaires, toutes les pistes convergent vers une figure sinistre : Peter Pan, un prédateur qui refuse de grandir. À mesure que l'enquête progresse, une angoisse obsédante s'empare de Linda : et si sa fille était la prochaine sur la liste ?
- Nos héritages. Anna Hope
Le richissime Philip Brooke vient de mourir, laissant derrière lui un patrimoine grandiose : le plus beau manoir du Sussex, datant du XVIIIᵉ siècle et comprenant pas moins d'une vingtaine de chambres, entouré d'un domaine luxuriant de centaines d'hectares. Mari volage et père absent, il n'est regretté ni de sa femme ni de ses trois enfants. En revanche, sa vaste fortune déclenche des conflits galopants dans la famille car chacun veut mettre la main sur cette succession hors norme. Le clan Brooke réussira-t-il à ne pas voler en éclats avant le jour de l'enterrement ? Drame familial haut en couleur et en tensions, Nos héritages nous plonge dans les arcanes fascinants d'une famille d'aristocrates britanniques tiraillée par l'argent et les secrets du passé. Anna Hope signe ici son grand retour au roman, qui comblera les lecteurs de Nos espérances.
- La cabane dans les arbres. véra Buck
C’est l’heure des vacances. Henrik et Nora ont décidé de partir en Suède avec Fynn, leur fils de cinq ans. Mais à peine arrivés dans leur jolie maison isolée au cœur de la forêt, une sensation d’oppression les étreint. Très vite, ce qui devait être un été idyllique se transforme en cauchemar : le squelette d’un enfant est déterré dans les environs et, peu après, Fynn disparaît. Alors que ses parents remuent ciel et terre pour le retrouver, Rosa, une troublante jeune femme passionnée de botanique, découvre un terrible secret dissimulé au fond des bois. Y a-t-il un lien entre la disparition de Fynn et le petit squelette ? Et qu’en est-il de la cabane perchée dans le vieux frêne, un endroit sinistre qui semble encore habité ?
- La nuit au coeur. natacha Appanah
"De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi." La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Comithé lecture du vendredi 6 février 2026
Voici, ci-desous les livres évoqués par les participant(e)s du Comithé lecture qui a eu lieu hier vendredi 6 février, toujours dans une bonne ambiance, simple et bienveillante.
- La librairie Morisaki. Satoshi Yagisawa
Takako a le coeur brisé lorsque Hideaki, l'homme qu'elle aime, lui annonce ses fiançailles. Dévastée, la jeune femme ne supporte plus de le croiser au travail et démissionne. Takako a bien du mal à remonter la pente... jusqu'au jour où elle reçoit un coup de téléphone de son oncle Satoru, qu'elle n'a pas revu depuis de nombreuses années. L'homme, un peu excentrique, est à la tête d'une vieille librairie d'occasion, implantée à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes à Tokyo. Il lui propose de venir l'aider, et même de s'installer au premier étage de la boutique. Voyant enfin l'avenir lui sourire, Takako accepte et découvre parmi tous ces livres un nouveau langage qui lui était jusque-là inconnu...
- Le chant d'Haïganouch (suite de "L'oiseau bleu d'Erzerum"). Ian Manook.
Ils en rêvaient : reconstruire leur pays et leur histoire. Comme des milliers d’Arméniens, Agop, répondant à l’appel de Staline, du Parti Communiste français et des principales organisations arméniennes de France, quitte sa famille et embarque en 1947 à bord du Rossia dans le port de Marseille. Mais, au bout du voyage, c’est l’enfer soviétique qu’il découvre. Sur les bords du lac Baïkal, Haïganouch, une poétesse aveugle, séparée de sa sœurlors du génocide de 1915, aujourd’hui traquée par la police politique, affronte, elle aussi, les tourments de l’Histoire. Des camps de travail d’Erevan aux goulags de Iakoutsk, leurs routes se croisent plus d’une fois, au fil d’une odyssée où la peur rencontre l’espoir, le courage et l’entraide.
- Nourrices. Séverine Cressan
Dans ce village, c'est du corps des femmes qu'on tire l'argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d'autres une "petite de la ville". Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n'hésite pas à échanger les bébés. L'enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée...
Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l'enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.
- Les dames de Kimoto. Sawako Ariyoshi (n'est pas dans le fond de la médiathèque)
Le mont Kudo était encore voilé par les brumes matinales de ce début de printemps. La main serrée dans celle de sa grand-mère, Hana franchissait les dernières marches de pierre menant au temple Jison. L'étreinte de la main autour de la sienne lui rappelait que, maintenant qu'elle allait être admise comme bru dans une nouvelle famille, elle cesserait d'appartenir à celle où elle avait vécu les vingt années de son existence". A travers le récit des amours, des passions et des drames vécus par trois femmes de générations différentes, Les dames de Kimoto dresse un tableau subtil et saisissant de la condition féminine au Japon depuis la fin du XIX siècle.
- La cabane dans les arbres. Vera Buck
C’est l’heure des vacances. Henrik et Nora ont décidé de partir en Suède avec Fynn, leur fils de cinq ans. Mais à peine arrivés dans leur jolie maison isolée au cœur de la forêt, une sensation d’oppression les étreint. Très vite, ce qui devait être un été idyllique se transforme en cauchemar : le squelette d’un enfant est déterré dans les environs et, peu après, Fynn disparaît. Alors que ses parents remuent ciel et terre pour le retrouver, Rosa, une troublante jeune femme passionnée de botanique, découvre un terrible secret dissimulé au fond des bois. Y a-t-il un lien entre la disparition de Fynn et le petit squelette ? Et qu’en est-il de la cabane perchée dans le vieux frêne, un endroit sinistre qui semble encore habité ?
- Sept jours. Fabrice Colin
Un soir de neige, un couple se dispute dans sa voiture.
Les enfants dorment sur la banquette arrière. Après vingt ans de complicité, Marie a trompé Julien. Le ton monte.
Marie descend, claque la portière. Julien feint de poursuivre sa route, mais il fait nuit, c’est la tempête, alors il rebrousse chemin.
La forêt s’étend, impénétrable. Julien ratisse les environs pendant des heures : aucune trace de Marie. Une enquête est lancée ; elle ne donnera rien.
Sept ans s’écoulent, sept ans pendant lesquels Julien et les enfants doivent apprendre à vivre avec le mystère absolu de cette disparition.
- Le diplôme. Amaury Barthet
Jeune, intelligente, Nadia a toutes les compétences pour réussir. Il ne lui manque qu'un diplôme pour en attester et lui ouvrir les portes d'un avenir meilleur. Conquête pour certains, droit inné pour d'autres, ce sésame agit ici comme le révélateur d'un vaste mensonge érigé en système. Guillaume, prof de banlieue désabusé, va lui en offrir les clés. Mais si le mérite se monnaie au même titre que le sexe, le pouvoir et les idéaux, quel est le prix à payer?
- La passagère du silence. Fabienne Verdier
Tout quitter pour partir seule au n fond de la Chine communiste, à la recherche des secrets oubliés de la peinture traditionnelle chinoise, était-ce bien raisonnable ? C'est en tout cas ce qu'a décidé Fabienne Verdier : en ce début des années 1980, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts se retrouve dans une école d'art de la province du Sichuan et y affronte tous les obstacles, des difficultés de la vie quotidienne aux interdictions d'ordre politique. Oubliant l'Occident, elle devient l'élève de grands artistes méprisés et marginalisés par la Révolution culturelle, qui l'initient aux codes d'un art millénaire.
- La part du démon. Mathieu Lecerf
Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'aurait jamais dû arriver. Qui voudrait tuer un ange?
Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n'arrive jamais. Pourtant, c'est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion. Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange.
Qui voudrait tuer un ange ?
Mais un mystère plane autour d'elle. À l'orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés... Certains prétendent même subir d'horrifiantes expériences. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ?
Bientôt, Esperanza sse retrouve seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait...
- Cheptel. Céline Denjean
Un adolescent surdoué tombe dans un torrent. Blessé, il est secouru par une étrange communauté auto vivrière dont la survie repose sur la peur de l'extérieur... Un vieux notaire résolu à percer le secret de sa naissance.
Un ado piégé en montagne, un jour de rando. Une jeune femme soumise aux ordres d'une mystérieuse Grande Prêtresse. Entre ces trois êtres si dissemblables en tout, il n'est qu'un seul point commun. Le Cheptel. Intégrée à la cellule TEH d'Interpol – pour Trafic d'Êtres Humains –, l'équipe du capitaine Eloïse Bousquet remonte une piste rouge de sang. Celle d'un monde clandestin où l'homme n'est que bétail – une marchandise, un jouet – à la merci des vices des puissants...
- Ame brisée. Akira Mizubayashi
Rei éprouva comme une brûlure d'estomac, une chaleur acide, à la fois intense et diffuse, qui vous monte à la gorge. Un énorme bloc d'émotions glacées se mettait à fondre peu à peu sous l'effet de cette chaleur intérieure dormante. Le temps se défossilisait, recommençait à trembler."Tokyo, 1938. En pleine guerre entre le Japon et la Chine, quatre violonistes amateurs se réunissent régulièrement pour répéter. Un jour, ils sont interrompus par des soldats, soupçonnés de comploter contre le pays. Caché dans une armoire, Rei assiste à l'arrestation de son père. Cet événement constitue pour lui la blessure première qui déterminera son destin... Mais le passé peut-il être réparé ?
- Toutes les époques sont dégueulasses. Laure Murat (réservé à la BDP)
Depuis quelques années, un malaise s’est installé dans la culture contemporaine. Ici on récrit les classiques pour les purger du racisme et du sexisme, ailleurs on en appelle à une surenchère de contextualisations et on s’appuie sur des sensitivity readers (démineurs éditoriaux). Et si la question qui sous-tend ce vaste débat était mal posée ? S’il s’agissait, dans bien des cas, d’argent et non d’éthique ? Si la censure n’était pas du côté qu’on croit ? Si les précautions prises à tout contextualiser produisaient à terme un effet pervers ? À l’aide d’exemples concrets et finement analysés, notamment des œuvres de Ian Fleming, Agatha Christie, Roald Dahl, Hergé, Claire de Duras ou encore Mark Twain, Laure Murat tente de rebattre les cartes d’une polémique qui, à force d’amplifier, brouille les vrais enjeux de la création et de sa dimension politique.
Le 1er comithé lecture de l'année a réuni ses participants et habituels et continue de recevoir de nouvelles personnes. Dans une ambiance toujours conviviale et autour d'un bon thé, voici donc la liste des coups de coeur littéraires des participants et participantes du comithé lecture:
- Tant que le café est encore chaud. Toshikazu KAWAGUCHI
Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.
- Les vivants au prix des morts. René FREGNI
Chaque midi, sur les quais du Vieux-Port, les poissonnières se mettent à crier : "Les vivants au prix des morts !" Et l'on se demande s'il s'agit du poisson ou de tous ces hommes abattus sur un trottoir, sous l'aveuglante lumière de Marseille... René préfère à l'agitation de la ville la quiétude de l'arrière-pays et la douceur d'Isabelle. Mais Kader, un détenu qu'il a rencontré lorsqu'il animait des ateliers d'écriture à la prison des Baumettes, s'est évadé. Kader, un encombrant revenant, belle gueule de voyou, braqueur multirécidiviste, spécialiste de l'évasion, traqué par toutes les polices, est en quête d'une planque.
- Les aiguilles d'or. Michael MacDowell
Dans le New York de la fin du XIXe siècle coexistent deux mondes que tout oppose. D’un côté, l’opulence et le faste. De l’autre, le vice monnayé et l’alcool frelaté. C’est à leur frontière, au coeur de l’infâme Triangle Noir, qu’une famille fortunée va chercher à asseoir sa notoriété en faisant mine de débarrasser la ville de sa corruption. Les Stallworth, dirigés d’une main de fer par leur patriarche, l’influent et implacable juge James Stallworth, assisté de son fils Edward, pasteur aux sermons incendiaires, et de son gendre Duncan Phair, jeune avocat à la carrière prometteuse, ont un plan impeccable : déraciner le mal en éradiquant une lignée corrompue de criminelles : les Shanks.
- L'amulette. Michael MacDowell
Alabama, 1960. Alors que Dean Howell fait ses classes avant d'être envoyé au Vietnam, un accident le laisse dans un état végétatif. Sa femme Sarah voit alors sa morne vie devenir un enfer : après de longues journées à l'usine, elle doit s'occuper de son mari léthargique, tout en supportant son odieuse belle-mère, Jo, qui accuse la ville entière du sort de son fils. Lorsque celle-ci offre une étrange amulette à l'homme qu'elle tient pour responsable, se met en branle une implacable danse macabre. Et tandis que meurtres inexplicables et morts accidentelles s'enchainent, Sarah doit faire face à l'impossible réalité : cette amulette joue peut-être un rôle dans cette hécatombe et elle doit a tout prix mettre la main dessus.
- Je suis ma liberté. Nasser Abu SRUR
Incarcéré à perpétuité dans les geôles israéliennes, Nasser a dit adieu au monde. Au fil des années, un lien particulier s'est noué entre ce Palestinien et le mur qui lui fait face : celui-ci s'anime, répond et change d'apparence selon que l'espoir ou le renoncement domine. Surtout, il lui inspire ce texte. Depuis sa cellule, Nasser raconte son histoire et celle de son peuple comme s'il les extirpait du mur, faisant surgir par ses mots le monde qu'il a quitté. Lorsque Nanna, une jeune avocate qui rend visite aux prisonniers, s'éprend de cette âme libre, le monologue du condamné devient dialogue ardent. Mais l'amour peut-il patienter ? Tels les Bédouins puisant dans un lexique infini pour décrire le désert, Nasser Abu Srour fait de sa prison un univers en expansion. Entre réalité et onirisme, Je suis ma liberté est un hommage visionnaire au pouvoir émancipateur de la littérature.
- James. Percival EVERETT
« Ces gamins blancs, Huck et Tom, m’observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j’étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [...] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu’ils veulent. » Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable. James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.
- Les deux morts de Charity Quinn. Katerina AUTET
Bienvenue à Georgetown, quartier huppé de Washington. C'est ici que réside Charity Quinn, une avocate de renom. À l'approche de Noël, Charity est victime d'un accident qui la laisse défigurée. Ou serait-ce une tentative de meurtre ? Celle qui a passé sa vie à parler pour les autres se mure dans le silence. À croire qu'elle espère que le coupable s'en sorte...
Dans cette enquête menée par deux détectives débutants, une seule certitude : le bien comme le mal sont une question de point de vue.
- Le lac de nulle part. pete Fromm
Un huis clos à ciel ouvert, qui mêle drame familial et amour des grands espaces. Un succès porté par les libraires. Trig et Al, frère et soeur jumeaux, n'ont plus de contact avec leur père depuis des années. Et voilà qu'il réapparaît en réclamant « une dernière aventure » ensemble : un mois à sillonner en canoë un dédale de lacs du Canada. À la fois excités de retrouver la complicité de leur enfance et intrigués par ces retrouvailles soudaines, les jumeaux acceptent le défi. Mais dès le départ, un malaise s'installe : leur père a étrangement mal préparé l'expédition, qui s'annonce pourtant périlleuse. Alors qu'ils s'enfoncent dans la nature sauvage, le comportement de leur père les étonne de plus en plus.
- Les lionnes persanes. Marjane KAMALI
Téhéran, 1950. L'année de ses sept ans, Ellie a tout perdu : son père, son confort, et l'insouciance de son enfance dorée. Dans les ruelles modestes de son nouveau quartier, elle trouve refuge dans l'amitié lumineuse de Homa, une fillette courageuse et indomptable. Ensemble, elles apprennent à cuisiner, explorent les allées bigarrées du grand bazar et rêvent de devenir aussi fortes et libres que des lionnes. Mais lorsqu'Ellie retrouve le luxe et l'élitisme d'une vie bourgeoise, leurs chemins se séparent. Leurs retrouvailles, des années plus tard, viennent de nouveau bouleverser leur existence et réveiller leurs ambitions communes. Jusqu'à ce qu'un jour, la politique instable d'un Iran en pleine tourmente les pousse à une trahison lourde de conséquences.
- L'immeuble Yacoubian. Alaa AL-ASWANY
Construit en plein cœur du Caire dans les an nées 1930, vestige d’une splendeur révolue, l’immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l’Égypte du XXIe siècle. Dans son escalier se croisent ou s’ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l’affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d’un patron…
Témoin d’une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous dans le même piège, celui d’une société dominée par la corruption politique, la montée de l’islamisme, les inégalités sociales, l’absence de liberté sexuelle et la nostalgie du passé.
Comithé lectures du vendredi 5 décembre
Le comithé lecture de vendredi dernier s'est réuni dans une ambiance chaleureuse et conviviale autour d'un bon thé et de chocolats, de pain d'épices et bien entendu de coups de coeur littéraires. Voici les titres évoqués durant ce dernier thé lectures:
- Kolkhoze. Emmanuel Carrère.
Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de notre mère, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze.
- Je suis ma liberté. Nasser Abu Srour
Incarcéré à perpétuité dans les geôles israéliennes, Nasser a dit adieu au monde. Au fil des années, un lien particulier s'est noué entre ce Palestinien et le mur qui lui fait face : celui-ci s'anime, répond et change d'apparence selon que l'espoir ou le renoncement domine. Surtout, il lui inspire ce texte. Depuis sa cellule, Nasser raconte son histoire et celle de son peuple comme s'il les extirpait du mur, faisant surgir par ses mots le monde qu'il a quitté. Lorsque Nanna, une jeune avocate qui rend visite aux prisonniers, s'éprend de cette âme libre, le monologue du condamné devient dialogue ardent. Mais l'amour peut-il patienter ? Tels les Bédouins puisant dans un lexique infini pour décrire le désert, Nasser Abu Srour fait de sa prison un univers en expansion. Entre réalité et onirisme, Je suis ma liberté est un hommage visionnaire au pouvoir émancipateur de la littérature.
- Entre toutes. Franck Bouysse.
Franck Bouysse, une fois n'est pas coutume, livre avec une pudeur saisissante l'histoire de sa famille et prouve ici qu'il est aussi talentueux dans le récit de l'intime que dans la fresque romanesque. C'est beau et déchirant, c'est plein d'allégresse et de tragique : c'est la vie comme elle va.
- Nourrices. Séverine Cressan.
Dans ce village, c'est du corps des femmes qu'on tire l'argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d'autres une "petite de la ville". Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n'hésite pas à échanger les bébés. L'enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée...
Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l'enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.
- Le Christ s'est arrêté à Eboli. Carlos Lévi
"Le Christ s'est arrêté à Éboli", disent les paysans de Gabliano, petit village de Lucanie, tellement ils se sentent abandonnés, misérables. L'auteur, antifasciste, a vécu là, en résidence surveillée, de 1935 à 1936. L'histoire de son séjour forcé parmi ces gens frustes et douloureux a été un des grands événements de la littérature italienne.
- Confiteor. Jaume Cabré.
Avant que la lucidité ne le quitte à jamais, un homme écrit à la femme de sa vie, dans le chaos absolu d’une mémoire vacillante, de longs feuillets recto/verso. D’un côté : l’itinéraire d’un enfant sans amour et l’affliction d’un adulte sans dieu ; de l’autre : l’histoire du Mal souverain. «Confiteor» (en latin : «je confesse») est une véritable cathédrale profane.
- L'ombre du vent. Carlos Ruiz Zafon
Daniele Sempere a presque onze ans lorsqu’il pénètre pour la première fois dans un lieu secret nommé “Le Cimetière des Livres oubliés”. Il doit, dans cette bibliothèque labyrinthique, aller à la rencontre du texte qui l’accompagnera tout au long de sa vie. Mais il va apprendre qu’on ne choisit pas un livre, c’est lui qui nous adopte. Élevé au rang de classique contemporain, “L’Ombre du vent” est une quête, celle de la littérature, intimement liée à la vie, mais toujours plus forte que celle-ci.
- Transylvania. Nicolas Beuglet.
Encore aujourd'hui, on prétend que le château de Bran, en Transylvanie, était la propriété du comte Dracula. Rares sont ceux qui s'arrêtent dans cet hôtel reculé, cerné par la neige et la glace. L'endroit paraît habité par des fantômes depuis la nuit des temps. C'est là que la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée pour enquêter sur un meurtre étrange. Un cadavre gît dans une chambre. Celui de l'unique client de l'établissement. À ses côtés traîne une vieille malle verrouillée. Avant de disparaître, l'assassin a inscrit un tatouage énigmatique sur la main de sa victime. Mina Dragan ne le sait pas mais c'est pour elle le début d'un jeu de piste terrifiant qui lui fera découvrir la face cachée et peut-être pas si imaginaire des contes de fées de notre enfance. Et si la clé de tous ces mystères se trouvait dans un seul livre ? Un livre fondateur. Il était une fois Transylvania...
Bonne lecture à tous !
Compte rendu du comithé lectures du 7 novembre 2025
Ce vendredi 7 novembre, le comithé lectures s'est réuni dans une bonne ambiance autour d'un bon thé. Voici ci-dessous, les titres évoqués par les participant(e)s:
Chien 51. Laurent Gaudé
Un matin, dans un quartier miséreux de la zone 3 de Magnapole, un corps est retrouvé ouvert le long du sternum. Zem Sparak, “chien” de son état, est appelé sur les lieux rongés par les pluies acides. Placé sous la tutelle de Salia Malberg, une ambitieuse inspectrice de la zone 2, il se lance dans une investigation qui va rompre le renoncement dans lequel il s’est depuis longtemps retranché. Pourtant, bien avant que la Grèce ne meure, avant qu’elle ne soit rachetée par le consortium GoldTex, Sparak y a connu l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi. Sous les ciels en furie d’une mégalopole privatisée, “Chien 51” se fait l’écho de notre monde inquiétant. Mais ce roman abrite aussi le souvenir ardent de ce qui fut, à transmettre pour demain, comme un dernier rempart à notre postmodernité.
Salina. Laurent Gaudé
Trois fois exilée, Salina incarne le rejet de l'étrangère comme l’humiliation faite aux femmes trop libres. Enfant-malheur abandonnée par les siens dès sa naissance, elle n’est sauvée des hyènes que pour être livrée à la méchanceté du monde. Au lendemain de sa mort, son fils Malaka raconte sa vie. Peu à peu, ses mots transforment une existence de larmes en destinée légendaire, et la marginalité en signe d’élection. De cette tragédie hors du temps et des lieux, Laurent Gaudé a d’abord fait une pièce de théâtre avant de livrer cette épopée contemporaine captivante, qui est aussi une célébration de la puissance du verbe.
Le cercle des jours. Ken Follett
Seft est tailleur de silex. Sous la chaleur estivale, il traverse la Grande Plaine pour participer aux célébrations du solstice d'été qui marquent une nouvelle année. Il espère y vendre le fruit de son travail... et revoir Neen dont il est épris. Issue d'une famille puissante d'éleveurs, la jeune fille pourrait lui offrir une nouvelle vie, loin de la violence de son clan. Mais c'est Joia, la soeur de Neen, qui va changer le destin de tous. Visionnaire et déterminée, elle rêve de bâtir un immense cercle de pierres pour rassembler les communautés ennemies de la plaine. À ses côtés, Seft va s'engager dans un projet fou : ériger un monument sacré, malgré la sécheresse, les mauvaises récoltes et les conflits qui s'intensifient. Mais quand un acte d'une cruauté insoutenable déclenche la guerre, le rêve de paix et d'unité menace de s'effondrer... Dans son nouveau roman, Ken Follett, le maître incontesté du roman épique, explore les origines de l'un des plus grands mystères de l'humanité : les pierres géantes circulaires de Stonehenge.
Les éléments. John Boyne
D’une mère en fuite sur une île à un jeune prodige des terrains de football en passant par une chirurgienne des grands brûlés hantée par des traumatismes, et enfin, un père qui monte dans un avion pour un voyage initiatique avec son fils, John Boyne crée un kaléidoscope de quatre récits entrelacés pour former une fresque magistrale. Grâce à une prose envoûtante, John Boyne sonde les éléments et les êtres avec une empathie extraordinaire et une honnêteté implacable, nous mettant sans cesse au défi de confronter nos propres définitions de la culpabilité et de l’innocence.
Comme en amour. Alice Ferney
Comment naît l’amitié ? Par quelles étapes passe-t-elle pour croître et s’affermir ? Qu’est-ce qui peut la détruire ? Que tolère-t- on de ses amis ? Peut-on rester indifférent à leurs goûts, à leurs idées politiques, à la manière dont ils traitent les autres ? Comment l’amitié s’accommode-t-elle des élans amoureux ? Et une femme peut-elle être l’amie d’un séducteur ? Pour le savoir, Alice Ferney livre un homme et une femme à une rencontre. Marianne, vive et franche, styliste renommée, ancrée dans sa famille. Cyril, secret, caustique, célibataire et séduisant, chroniqueur de la vie artistique. À la faveur d’une interview, leur complicité est immédiate. Bientôt ils se parlent tous les jours. Leur conversation devient libre et intime. Dans le “tourbillon de la vie”, chacun tour à tour écoute, réconforte, propose son aide, mais quand viennent les grandes décisions, chacun n’a-t-il pas aussi son domaine réservé ? En quarante chapitres enlevés, aussi dialogués que le lien qu’ils explorent, Alice Ferney souligne les formes, la valeur et la fragilité de l’amitié entre homme et femme. Vingt-cinq ans après "La Conversation amoureuse", elle écrit une conversation amicale, comme le second volet d’un diptyque dans lequel la parole crée la relation. Parce qu’en amitié "comme en amour", on se parle, d’abord et toujours.
Les vivants. Ambre Chalumeau
Comment naît l’amitié ? Par quelles étapes passe-t-elle pour croître et s’affermir ? Qu’est-ce qui peut la détruire ? Que tolère-t- on de ses amis ? Peut-on rester indifférent à leurs goûts, à leurs idées politiques, à la manière dont ils traitent les autres ? Comment l’amitié s’accommode-t-elle des élans amoureux ? Et une femme peut-elle être l’amie d’un séducteur ? Pour le savoir, Alice Ferney livre un homme et une femme à une rencontre. Marianne, vive et franche, styliste renommée, ancrée dans sa famille. Cyril, secret, caustique, célibataire et séduisant, chroniqueur de la vie artistique. À la faveur d’une interview, leur complicité est immédiate. Bientôt ils se parlent tous les jours. Leur conversation devient libre et intime. Dans le “tourbillon de la vie”, chacun tour à tour écoute, réconforte, propose son aide, mais quand viennent les grandes décisions, chacun n’a-t-il pas aussi son domaine réservé ? En quarante chapitres enlevés, aussi dialogués que le lien qu’ils explorent, Alice Ferney souligne les formes, la valeur et la fragilité de l’amitié entre homme et femme. Vingt-cinq ans après "La Conversation amoureuse", elle écrit une conversation amicale, comme le second volet d’un diptyque dans lequel la parole crée la relation. Parce qu’en amitié "comme en amour", on se parle, d’abord et toujours.
Trois fois la colère. Laurine Roux
Dans les Alpes, à l'époque médiévale, une histoire qui s'empare de questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, le hiatus entre la justice et la vengeance, la tension entre l'empire du passé et les identités à inventer. À quoi s'ajoute ce personnage central de l'œuvre de Laurine Roux : la nature, promesse de refuge, symbole de l'espoir et de la révolte. " Avant toi, il y a eu des fautes. Avec toi, il y en aura. Il faudra réparer. " Le temps des croisades. D'un coup d'épée, une jeune fille tue son grand-père, dit Hugon le Terrible. Ce geste prend racine plusieurs générations en arrière, aux confins des Alpes, où jadis sont nés des triplés affublés d'une mystérieuse tache au cou. Aucun des enfants – séparés au berceau – ne saura rien des deux autres, jusqu'à ce que le destin les entraîne tous dans une formidable épopée mêlant rébellion, vengeance et soif de justice. Dans Trois fois la colère, Laurine Roux s'empare des grandes questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, l'emprise du passé, les identités à inventer, la réparation des victimes. Le tout campé dans une nature souveraine, symbole de l'amour et de l'espoir.
Un pont sur la Seine. Pauline Dreyfus.
D’un côté de la Seine, le village de Champagne. De l’autre, celui de Saint-Amand. Un pont est construit à la fin du XIXe siècle pour les relier. A Saint-Amand, chez les Vernet, on est viticulteur de toute éternité. Le patriarche compte sur ses deux fils pour poursuivre l’exploitation de son fameux chasselas. Mais voilà qu’advient une nouveauté incroyable : le XXe siècle. Il ne sera pas comme le précédent, lequel avait été comme tous les autres, rural. En 1902, une usine ouvre à Champagne. En 1914, c’est la guerre et sa prodigieuse mécanisation. Georges Vernet prend un emploi à l’usine, son frère Lucien est tué au front. Et voici l’évolution dramatique des Vernet, à cause de ce pont qui a rattaché deux villages, deux temps, deux France. Les femmes s’en mêlent. Le jour où une fille de Saint-Amand tombe amoureuse d’un ingénieur de Champagne, l’indignation explose. Et puis l’autre guerre, et puis la mondialisation, et, à chaque fois, conflits et trahisons. Les ponts ne permettent pas toujours de relier, Champagne n’est pas toujours synonyme de fête. Dickens a écrit Un conte de deux villes pour montrer une partie de l’histoire de la révolution politique ; voici un conte de deux villages qui nous raconte l’histoire d’une révolution sociale à travers les inoubliables figures de la famille Vernet. Un roman familial de la France.
Bonne lecture à tous !
Comithé lecture du vendredi 3 octobre
Ce vendredi 3 octobre, les participants au comithé lecture ont pu découvrir en avant première les nouveaux romans adultes acquis par la médiathèque. Ils ont aussi évoqué leurs livres coup de coeur. les voici ci-dessous; n'hésitez pas à les réserver auprès de vos bibliothécaires!
La juive de Shangaï. Marek Halter
Un roman vrai sur un incroyable exode oublié;
Berlin, 1937. Ruth, juive et talentueuse couturière de 22 ans, se lie d'amitié avec Clara, jeune résistante allemande. Pourchassées, elles décident de rejoindre une destination inattendue : Shanghai, où des milliers de juifs se sont réfugiés. Clara est la première à partir pour la Chine. Ruth, elle, doit traverser l'Europe entière... jusqu'en Sibérie. Grâce au consul japonais de Lituanie, elle obtient un visa pour Kōbe, le grand port du pays du soleil‑levant. Parvenue enfin à Shanghai – ville bouillonnante où se côtoie un monde interlope d'espions, de trafiquants d'opium et de résistants –, elle y retrouve miraculeusement Clara, devenue agente des communistes. La suite ? C'est Bo Xiao-Nao, la fille de Ruth, qui la raconte. orpheline, elle tombe sur un carnet tenu par sa mère. En le feuilletant, elle découvre, bouleversée, le destin fascinant de celle qu'on appellera à jamais la Juive de Shanghai...
Comme tous les après-midi. Zoya Pirzad
Alieh, Rowshanak ou Raheleh sont souvent à leur fenêtre. Entre riz pilaf aux lentilles et les pétunias, le voile et une paire de bas, le mari, les enfants, les aïeuls ou les voisines, elles guettent ce qui va venir conforter ou bousculer leurs habitudes. Au fil des saisons et des générations de femmes, flotte sur ce recueil de nouvelles un parfum de mystère étrange et pénétrant. Par touches légères, se dessine en filigrane, parfois à la lisière du fantastique, un portrait discret mais audacieux de la femme iranienne. Dans un style sobre, Zoyâ Pirzâd épingle comme un papillon rare la fuite du temps et déjoue d’un regard incisif les pièges de la vie quotidienne.
Ecouter les eaux vives. Emmanuelle Favier
Adrian Ramsay est «oreille d’or» à bord d’un sous-marin nucléaire de la Royal Navy. Isolée du reste du monde, la jeune femme est chargée d’écouter et d’identifier les bruits des profondeurs. Jusqu’au jour où, par l’un de ces hasards que sait faire surgir l’existence, elle rencontre Abel Lorca. Il est aveugle et vit dans une maison loin de tout, au bord de la mer, en Bretagne. Une intense passion amoureuse, dévastatrice, naît entre eux, une passion qui les mènera des rivages de l’Atlantique à ceux de la Méditerranée, là où tout a commencé. Emmanuelle Favier renoue, de sa plume magnifiquement ciselée, avec la veine romanesque du Courage qu’il faut aux rivières.
Glaise. Franck Bouysse
Au cœur du Cantal, dans la chaleur de l’été 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d'à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d'une main atrophiée, ressasse ses rancunes et sa rage. Et voilà qu'il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille, Anna, venues se réfugier chez lui. L'arrivée des deux femmes va finir de bouleverser un ordre jusque-là immuable et réveiller les passions enfouies.
Le Monde d'hier: Souvenirs d'un Européen. Stefab Zweig
Rédigé en 1941 au Brésil où le triomphe du nazisme en Autriche a contraint Zweig à émigrer, Le Monde d'hier raconte une perte : celle d'un monde de sécurité et de stabilité apparentes, où chaque chose avait sa place dans un ordre culturel, politique et social qui nourrissait l'illusion de l'éternité. Un monde austro-hongrois et une ville sans égale, Vienne, qu'engloutira le cataclysme de 1914. Dans ce qui est l'un des plus grands livres-témoignages sur l'évolution de l'Europe de 1895 à 1941, Zweig retrace dans un va-et-vient constant la vie de la bourgeoisie juive éclairée, moderne, intégrée, et le destin de l'Europe jusqu'à son suicide, sous les coups du nationalisme, de l'antisémitisme, de la catastrophe de la Première Guerre mondiale et de l'effondrement de l'Empire austro-hongrois, sans oublier le rattachement de Vienne au Reich national-socialiste. Ce tableau d'un demi-siècle de l'histoire de l'Europe résume le sens d'une vie, d'un engagement d'écrivain, d'un idéal d'une République de l'intelligence par-dessus les frontières. Chemin faisant, le lecteur croise les amis de l'auteur : Schnitzler, Rilke, Rolland, Freud, Verhaeren ou Valéry.
Vert paradis: Livres I et II. Max Rouquette
«Vert paradis» trouve sa source dans l’austérité lumineuse des arrière-pays languedociens, ce “pays au reflet de légende”. En puisant dans les réminiscences d’une enfance profondément marquée par le contact avec la nature sauvage et en se réappropriant le matériau bruissant des contes issus de la tradition orale occitane, Max Rouquette chante la beauté universelle et tragique du monde et élève au rang du mythe les personnages les plus humbles de la vie quotidienne.
Ainsi, sous sa plume, le chasseur blessé qui agonise, la très jeune prostituée d’Arles qui va s’offrir aux gardians dans un mas de Camargue, le musicien prodige qui fait danser le diable, le vagabond sans autre attache que “la bonté de la nuit” ou encore le renard qui meurt de soif dans un bassin asséché deviennent les symboles vivants de l’humaine condition.
Portée par une langue charnelle et éblouie, l’oeuvre majeure de Max Rouquette s’impose par son rythme et sa puissance poétique.
Des enfants uniques. Gabrielle de Tournemire (Coup de ?des bibliothécaires)
Hector et Luz sont amoureux depuis l'adolescence. Aux yeux du monde, pourtant, ils sont incompatibles : du panel des amours possibles est exclu le leur. Redouté par leurs familles respectives, empêché par la société, il n'a nulle place où s'installer. Hector et Luz sont handicapés et, visiblement, leurs coeurs ont des raisons que les autres font mine d'ignorer. Malgré tout, par leur force et la grâce des rencontres, celle de Carlo notamment, leur éducateur, un couple se construit. Roméo et Juliette fragiles et entravés, ils vont chercher à abattre petit à petit les obstacles, dont celui, si tenace, de l'infantilisant regard de l'autre. Avec une écriture aussi incarnée que précise, Gabrielle de Tournemire livre un roman d'apprentissage, chemin de compréhension de soi et de l'autre, micro-fresque de la naissance possible d'une famille différente, unique.
Bonne lecture !